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L'Amérique latine vue par quatre gérants

06/09/2010 - 10:03 - Sicavonline - Vincent Bezault



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En sa qualité de zone émergente et avec une croissance attendue de l'ordre de 5 %, l'Amérique latine suscite légitimement l'intérêt des investisseurs. Mais à bien des égards, elle n'est pas l'Asie. Retour sur les particularités et les singularités de cet univers d'investissement prometteur mais non sans risque avec Patrice Lemonnier (Amundi), Guillaume de Corbiac (Axa IM), Patricia Urbano (Edmond de Rostchild AM) et José Cuervo (HSBC Global AM).

Une Amérique latine, riche en matières premières
Aux yeux des investisseurs, la richesse en matières premières compte parmi les principaux atouts de l'Amérique latine. Patrice Lemonnier, gérant du fonds Amundi Funds Latin American Equities (ex-CAAM Funds Latin American Equities), le dit sans ambages : « Investir en Amérique latine équivaut souvent à investir dans le thème des ressources naturelles dont tout la zone regorge. Ces dernières années, cela fut plutôt profitable : la demande en matières premières, notamment en provenance de Chine, étant particulièrement vive, les prix des ressources naturelles ont été orientés à la hausse. »

La dette ? Pas un problème !
Mais si l'Amérique latine est prodigue en pétrole (Brésil, Venezuela, Colombie) ainsi qu'en minerais en tous genres, et si elle dispose d'une agriculture féconde, elle possède également l'avantage d'être l'une des zones les moins endettées du monde. « Si vous prenez le taux d'endettement privé/PIB du Mexique ou du Pérou, indique Patrice Lemonnier, ils comptent parmi les plus faibles au monde. Et le Brésil qui est l'un des pays d'Amérique latine les plus endettés avec une dette publique à 70 %, est loin de souffrir la comparaison avec les Etats-Unis ou la France (NDLR : la dette publique de la France s'élevait fin 2009 à 77,6 % du PIB), qui en revanche ne peuvent pas se vanter de perspectives de croissance aussi solides que lui.» Et le gérant du fonds Amundi Funds Latin American Equities, de rappeler que le Brésil peut financer sa dette à des taux de 11 % sans pour autant risquer la faillite ! -ce à quoi ne peuvent pas prétendre bon nombre de pays dits développés.

Une zone qui reste sensible au cycle mondial des matières premières
Si l'Amérique latine ressemble à un havre de paix et de sérénité comparée à une Europe et des Etats-Unis affligés par une crise de la dette historique, elle n'en reste pas moins dépendante du cycle mondial. « Son exposition aux matières premières qui demeure un avantage tant que la demande mondiale est bien orientée s'avère à double tranchant. Si le cycle mondial se retourne, les prix des matières premières baisseront et cela affectera les marchés boursiers d'Amérique latine, davantage d'ailleurs que l'économie réelle de la zone», admet Patrice Lemonnier qui voit là le principal risque que court la zone. Un sentiment que partage Patricia Urbano. La gérante de Saint-Honoré Brésil estime que « pour ne parler que du marché brésilien, une grande part de sa volatilité découle de la forte représentation et pondération des valeurs énergétiques à la bourse de São Paulo. »

Une liberté d'entreprendre fluctuante
Guillaume de Corbiac, gérant de AXA WF Framlington Emerging Markets Talents émet pour sa part une autre réserve : « Comparé à l'Asie, la liberté d'entreprendre n'est pas toujours bien respectée en Amérique latine. En Asie, si la liberté politique peut être sujette à caution comme en Chine, la liberté économique est pleine et entière, ce qui encourage l'innovation ; de surcroît, les règles du jeu pour un entrepreneur sont clairement établies. En Amérique latine, elles ont tendance à changer en cours de route au gré des gouvernements successifs, et c'est ainsi que des sociétés se retrouvent du jour au lendemain déstabilisées. Sans faire mention du Venezuela d'Hugo Chavez où l'entrepreneuriat et l'investissement sont aujourd'hui trop risqués, certains Etats n'ont pas encore compris tout l'intérêt qu'il pouvait y avoir de laisser les entrepreneurs innover et se développer. Par ailleurs si dans des pays comme l'Argentine, vous avez toute latitude pour investir et revendre vos actifs, rapatrier les capitaux ne peut se faire que sur plusieurs années» en vertu d'une législation très contraignante qui ôte indéniablement de l'attrait au marché argentin.
Partant, beaucoup de gérants d'actifs se concentrent sur quelques pays de la zone, voire n'en traitent qu'un, le Brésil bien sûr, pays continent qui comme se plait à le rappeler José Cuervo, gérant de portefeuille (Actions, Brésil) chez HSBC AM, est le « B » de BRIC, l'acronyme désignant les quatre puissances émergentes que sont le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine.

Le Mexique (qui bénéficie de sa proximité et de ses liens avec les Etats-Unis) de même que le Chili, que Guillaume de Corbiac et Patrice Lemonnier définissent tous deux comme le meilleur élève de la classe « Amérique latine », ne sont toutefois pas dédaignés par les gestions.

Une valorisation raisonnable
« Depuis vingt ans, le Chili affiche une réelle stabilité politique et économique, note le gérant d'Axa IM. Ce petit pays s'est doté depuis longtemps de fonds de pension, désormais très puissants, qui offrent aux entreprises chiliennes la possibilité de trouver des financements afin de se développer à l'intérieur mais aussi à l'extérieur de leurs frontières. Nous considérons donc le Chili comme une vraie tête de pont pour investir, au travers des entreprises chiliennes, en Bolivie, en Colombie, en Argentine ou au Pérou, pays qui comme le Chili a l'avantage de se trouver sur la côte Pacifique et d'être plus facilement lié à l'Asie.» Patrice Lemonnier abonde : « Le Chili est le pays qui gère le mieux sa politique économique. Très dépendant des exportations de cuivre, il accumule les excédents quand la conjoncture est favorable afin de mettre en place des politiques de relance dès que les prix du cuivre baissent et que les rentrées de devises sont moins importantes. »

Autant de bonnes raisons pour expliquer que le Chili soit avec l'Inde l'un des marchés actions les plus chers de la planète. « La bourse chilienne se paie 16 fois les bénéfices de 2011, confirme le gestionnaire d'actifs d'Amundi. » Et l'Amérique latine ? « La zone se monnaye 11 fois les profits de l'an prochain. Sa valorisation ne diffère pas de celle des marchés émergents pris dans leur globalité, et est un peu inférieure au prix des pays développés qui se paient 11,5 fois les bénéfices.»

Vincent Bezault

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