SAFRAN porté par le projet de scission de son pôle télécoms

28/05/2007 - 10:48 - Option Finance

(AOF) - Safran progresse de 2,09% à 19,55 euros ce matin à la Bourse de Paris. Lors de son assemblée générale vendredi dernier, le groupe a annoncé son intention de séparer en deux filiales son pôle Télécommunications, Sagem Télécommunications afin de faciliter les partenariats. Une première filiale intégrerait le haut débit (modems, décodeurs, faxes-imprimantes). La seconde regrouperait la téléphonie mobile. (AOF)

EN SAVOIR PLUS

ACTIVITE DE LA SOCIETE

Safran est issu de la fusion de Sagem (deuxième groupe français de télécommunications, troisième groupe européen en électronique de défense et de sécurité) et de Snecma (groupe industriel aéronautique et spatial de premier plan, spécialisé dans la propulsion, les équipements et les services associés). Le groupe , qui emploie plus de 56 000 personnes, est organisé en quatre branches d'activité : Propulsion aérospatiale, Communication, Equipements aérospatiaux, Défense Sécurité. Il réalise 61% de son chiffre d'affaires en Europe, 20% aux Etats-Unis, 9% en Asie et 10% dans le reste du monde. L'actionnariat du groupe se répartissait, au 31 décembre 2006, entre le public (39,4%), l'Etat (30,8%), les salariés (20,7%), Areva (7,4%) et l'autocontrôle (1,7%).

FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR

Les forces de la valeur

- Safran dispose d'une solide base dans l'aéronautique et la défense au potentiel de développement substantiel. Safran est ainsi le 3ème acteur de l'industrie européenne de l'aéronautique/défense (derrière EADS et BAE). Par ailleurs, la biométrie devrait connaître un flux de nouvelles favorable avec une accélération des appels d'offres européens et internationaux. - Le groupe bénéficie d'une capacité d'innovation qui s'appuie sur 14000 personnes dédiées à la R&D. - Le groupe présente une solidité financière qui repose sur un endettement limité et des cash flows récurrents élevés. - La crise traversée par la direction du groupe et la découverte d'irrégularités comptables font partie du passé: le groupe peut, à présent, se concentrer sur le coeur de son activité. Un nouvel Etat Major va rendre les rênes du groupe avec Francis Mer à la tête du conseil de surveillance du groupe.

Les faiblesses de la valeur

- L'idée de fusionner Sagem et Snecma pour créer Safran a fortement surpris le marché d'autant plus que Snecma avait précédemment refusé une offre de rapprochement avec Thales, invoquant l'absence de logique industrielle de l'opération. La création de Safran résout un certain nombre de problèmes, mais la transaction apparaît, aux yeux de la plupart des analystes, dénuée de toute logique industrielle sachant que le recoupement entre les activités de Sagem et Snecma est très limité. - L'effet de change reste un risque important pour le groupe, la faiblesse du dollar affectant la rentabilité. - Les irrégularités comptable découvertes dans la branche Défense Sécurité ainsi que la guerre des clans menée à la tête du groupe ont lourdement pesé sur la valorisation du titre en 2006. D'autre part, les investisseurs restent en attente d'une décision stratégique sur la téléphonie mobile qui plombe les résultats du groupe.

COMMENT SUIVRE LA VALEUR

- Safran est sensible à l'évolution du secteur aéronautique civil et militaire. Il est aussi sensible à l'évolution de la concurrence, et donc des prix, dans le secteur des télécommunications. La téléphonie mobile est en première ligne. - Certains analystes estiment qu'une rationalisation du portefeuille d'activités du groupe s'impose autour de quelques axes forts où il dispose d'un potentiel de développement notable.