EDF ENERGIES NOUVELLES a bouclé le financement de centrales solaires

28/04/2010 - 13:05 - Option Finance

(AOF) - EDF Energies Nouvelles a finalisé le contrat-cadre pour le financement d'un portefeuille français de centrales solaires. Un protocole d'accord a été signé le 17 décembre 2009 avec la BEI, allouant une enveloppe globale de 500 millions d'euros à EDF Energies Nouvelles, qui représente jusqu'à 50% du financement total du programme d'investissement, le solde étant apporté par des banques commerciales. Le groupe vient de signer le contrat-cadre pour la partie française du programme avec cinq établissements bancaires. Outre la BEI ces établissements sont Banco Bilbao Vizcaya Argentaria S.A., BNP Paribas, Dexia Crédit Local et la Société Générale. Simultanément, EDF EN a procédé au closing et au tirage des fonds pour le projet pilote français du programme, soit les deux premières tranches de 12 MWc chacune de la centrale photovoltaïque du Gabardan, actuellement en cours de construction, qui seront mises en service en 2010. Située dans le département des Landes, dans le sud-ouest de la France, cette centrale au sol pourra atteindre jusqu'à 76 MWc et forme à ce titre l'un des plus grands projets solaires photovoltaïques européens.

AOF - EN SAVOIR PLUS

LEXIQUE

MWc (Megawatt-crête)  : Le Watt-crête est l'unité de mesure de la puissance d'une installation photovoltaïque par unité de temps.

Les points forts de la valeur

- C'est la valeur emblématique du secteur de l'électricité éolienne. La filiale à 50% d'EDF est présente sur l'ensemble de la chaîne de valeur, du développement d'un projet à la construction du parc éolien en passant par l'exploitation et la maintenance. - L'environnement macroéconomique ainsi que réglementaire est favorable à l'essor des énergies renouvelables. Elles constituent d'ailleurs l'un des moteurs des plans de relance actuels. - Les tarifs de vente de l'électricité produite par ses centrales éoliennes sont, dans la plupart des pays où le groupe évolue, fixés pour plusieurs années, et de surcroît indexés sur l'inflation. - Bien que l'éolien terrestre constitue l'axe prioritaire d'expansion, EDF EN cherche des relais de croissance (parc éolien offshore, production de biocarburants, développement dans le solaire photovoltaïque). - L'adossement à EDF est un atout indéniable.

Les points faibles de la valeur

- Le durcissement des conditions d'accès au crédit a rendu plus difficile le financement des projets. - Il existe un risque sur l'évolution du prix des turbines utilisées par EDF EN ainsi que sur l'approbation des plannings et des contrats par les différentes autorités. - La compagnie IPL a annulé mi-mars un contrat de vente d'électricité (PPA) pour le projet du parc éolien de Lakefield actuellement en cours de développement. Cela pourrait générer des charges de provisions sur 2010. - Avec la baisse des prix de l'électricité sur le marché américain, les prix de vente de l'électricité à travers des contrats PPA apparaissent de moins en moins favorables aux partenaires d'EDF EN. D'autres annulations pourraient intervenir. - La valorisation actuelle du titre est dans l'ensemble jugée un peu élevée.

Comment suivre la valeur

- Investir aujourd'hui dans la filiale d'EDF consiste à parier sur la réussite de son plan ambitieux de développement à l'horizon 2012. - Le titre EDF EN a tendance à réagir positivement à l'annonce d'augmentations de la capacité de production du groupe alors que la demande en énergies renouvelables ne cesse de progresser. - Comme les autres groupes énergétiques, EDF EN bénéficie des hauts niveaux atteints par les prix du pétrole, qui favorisent le développement d'énergies alternatives. - Le secteur de l'énergie et des services aux collectivités est dans une phase de consolidation. EDF EN pourrait se lancer dans des acquisitions à l'étranger afin de renforcer sa présence en Europe et aux Etats-Unis.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Le traditionnel Observatoire européen des marchés de l'énergie, établi fin d'année 2009 par Capgemini et ses partenaires, souligne que les " utilities " sortent fragilisés de la crise économique et financière. Selon l'étude la crise a provoqué une baisse mondiale historique des consommations d'électricité et de gaz, estimées respectivement à 3,5% et 3% pour 2009. Si la baisse de la consommation d'énergie a une conséquence positive, avec une diminution des émissions de Co2, elle a des retombées préoccupantes pour les acteurs. Ces derniers ont mis en place des plans d'économies, qui prévoient notamment un recul de leurs investissements. Or, en 2008, l'Union européenne avait estimé que 1.600 milliards d'euros d'investissements étaient nécessaires pour rénover et accroître la capacité de production des réseaux d'électricité et de gaz de l'Union Européenne jusqu'en 2030. S'ils ne sont pas réalisés, cela ne fera qu'accroître la dépendance énergétique de l'Europe. L'Observatoire souligne la nécessité pour les utilities de revoir leur modèle économique, pour qu'ils maîtrisent davantage leur consommation d'énergie et réduisent ainsi leur dépendance.