JCDECAUX : l'activité progresse au deuxième trimestre

29/07/2013 - 08:54 - Option Finance

(AOF) - JCDecaux a réalisé un chiffre d'affaires semestriel de 1,2635 milliard d'euros, en hausse de 1,9%. A périmètre et taux de change constants, le chiffre d'affaires est quasi stable (-0,1%). Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires consolidé a par ailleurs augmenté de 4% à 697,8 millions, soit une croissance organique de 1,9%. Au premier semestre, la marge opérationnelle a, elle, diminué de 0,9% à 267,8 millions. La marge opérationnelle représente 21,2% du chiffre d'affaires consolidé, en baisse de 60 points de base. Le résultat d'exploitation a pour sa part crû de 3,3% au premier semestre, s'établissant à 139,2 millions, tandis que le ratio du résultat d'exploitation sur chiffre d'affaires a augmenté de 10 points de base pour ressortir à 11%, comparé à 10,9%. Au premier semestre, le résultat net part du Groupe a progressé de 5,5% et s'est élevé à 87,5 millions. Cette hausse est principalement liée à l'augmentation du résultat d'exploitation. JCDecaux anticipe une légère diminution de son chiffre d'affaires organique au troisième trimestre en raison d'une visibilité qui reste faible et d'un effet de base défavorable, avec les Jeux Olympiques de Londres de 2012 qui avaient eu un impact favorable sur son activité au Royaume-Uni l'an dernier.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Numéro un mondial de la communication externe présent dans une soixantaine de pays, inventeur du concept du Mobilier urbain (48 % du chiffre d'affaires) et diversifié dans la publicité dans les transports (33 %) et par affichage (18 %) ; - Implantation véritablement mondiale, la France pesant 23 % des revenus, le reste de l'Europe 29 %, l'Asie-Pacifique 23 %, le Royaume-Uni 12 % et l'Amérique du nord 7 % ; - Contrats de long terme (15 ans en moyenne) et revenus récurrents ; - Croissance structurelle de la communication extérieure : urbanisation et mobilité croissante de la population mondiale, montée en puissance du Digital notamment dans la branche Transport ; - Activité Transport plus résiliente, plus mondiale, moins capitalistique et plus flexible en termes de coûts que le Mobilier Urbain ; - Montée en puissance dans les aéroports et dans les gares/métros avec une stratégie de " premiumisation " des espaces publicitaires et de monétisation d'une audience captive (notamment dans les aéroports) ; - Structure de coûts majoritairement fixe : effet de levier important en période de reprise d'activité ; - Absence totale de dette à fin 2013 permettant de jouer le rôle de consolidateur dans le secteur.

Les points faibles de la valeur

- Faibles perspectives de croissance à court terme en raison d'une surexposition à l'Europe (encore plus de la moitié des ventes) ; - Manque de catalyseurs boursiers à court terme ; - Pression concurrentielle élevée pour la branche affichage ; - Rentabilité de l'activité transport nettement inférieure à la moyenne du groupe ; - Publicité extérieure davantage encadrée par la loi en France ;

Comment suivre la valeur

- Valeur traditionnellement défensive au sein du secteur publicitaire mais dont le chiffre d'affaires commence à être affecté par la déprime en Europe ; - Activité sensible au dynamisme du transport aérien ; - Valorisation boursière liée aux annonces d'attribution de contrats dans les grandes villes, aux opérations de croissance externe aux Etats-Unis (intérêt pour CBS Outdoor) ou dans les pays émergents (30 % dans le Russ Outdoor en début 2013) ; - Evolution du plan de croissance aux Etats-Unis (seulement 3 % des revenus), où le groupe, présent à Chicago, est candidat à Los Angeles et à New York ; - Groupe à caractère familial, la holding JCDecaux détenant 70,23 % du capital.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Communication - Publicité

En 2013, le marché publicitaire français devrait reculer de 4,1%, selon le géant américain Omnicom. Seule la publicité sur mobile et les bannières (display) sur Internet devraient croître (de respectivement 65% et 3%). Le marché publicitaire mobile ne décolle toujours pas en France. En revanche au Royaume-Uni, selon l'Internet Advertising Bureau, les annonceurs ont dépensé, pour la première fois en 2012, 526 millions de livres sur ce créneau, en croissance de 148% sur un an. Aux Etats-Unis, le cabinet eMarketer estime que le marché a bondi de 178% à 4,11 milliards de dollars. En France, du fait de la frilosité des annonceurs, ce marché ne représente que 48 millions d'euros, soit à peine 1,8% des investissements dans la communication publicitaire en ligne. FTB/ACT/