Le QE, une source de déflation et non de reflation

28/10/2019 - 12:27 - Sicavonline

Steve Eisman, l’un des authentiques héros du Big Short, a dit tout le bien qu’il pensait de la politique de Quantitative Easing menée par la BCE chez nos confrères de CNBC.

Très en verve sur le plateau de Fast Money(CNBC) où il était accueilli le 15 octobre dernier, la légende de Wall Street Steven Eisman, (l’un des protagonistes du Big Short sous les traits de Steve Carell) a lâché ses coups lorsqu’il fut interrogé sur les chances de succès de la reflation via QE et politique de taux négatifs en zone euro.

« Les taux zéro ou les taux négatifs, qu’est-ce que cela signifie [pour l’économie] ? Cela crée une surcapacité mondiale parce que chaque rachat d’action a pu être réalisé, tous les deals, toutes les opération de Private Equity ou de capital risque, toutes les start-up ont été financés, » estime Eisman, qui juge que cette surabondance de financement produit un effet contraire à la reflation recherchée : « Au bout du compte, on se retrouve avec une surcapacité à l’échelle mondiale et de la déflation. Pourquoi quiconque imaginerait dès lors que faire davantage la même chose amènerait de l’inflation ? Cela me dépasse. »

Et Eisman de conclure en paraphrasant Einstein : « Ce que fait la BCE est une parfaite illustration de gens qui essaient de faire la même chose, toujours et encore, et en espérant à chaque fois un résultat différent. C’est la meilleure définition de la folie. »


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