1. Bourse & Sicav
  2. Focus entreprises
  3. Cybergun : le pourquoi de l'emprunt obligataire à 8 %.

Cybergun : le pourquoi de l'emprunt obligataire à 8 %.

27/09/2010 - 09:13 - Sicavonline



Lettre d'info gratuite

 
Imprimer cet article

 
Augmenter la taille du texte

 
Réduire la taille du texte

 
Envoyer cet article

 
Fil RSS Sicavonline

 
Partager sur Facebook

 
Publier sur Twitter

 
Suivre @sicavonline




Cybergun : le pourquoi de l'emprunt obligataire à 8 %.

Cybergun émet une obligation à 8 %_ITW de Marsac

Jérôme Marsac, Président et fondateur de Cybergun, explique sur Sicavonline les motivations de cette opération qui pourrait en appeler d'autres du même type.

Jérôme Marsac, Cybergun vient d'émettre une émission obligataire à taux fixe de 8 % pendant six ans. Vous communiquez régulièrement sur la solidité de votre bilan et votre important niveau de trésorerie. Quel besoin avez-vous donc de faire appel au marché ?

Cybergun a toujours privilégié les emprunts à moyen terme tout en conservant une grosse trésorerie sous la main. Il y a déjà plus de six ans, que nous procédons de la sorte. Nous concilions emprunts bancaires et émissions obligataires. De cette façon, l'entreprise est complètement étanche au risque d'un financement uniquement via les banques. Les banquiers peuvent parfois éprouver des difficultés à prêter suffisamment de trésorerie aux entreprises qui, comme nous, sont en forte croissance.

J'ajouterai même que c'est parce que nous nous finançons en partie avec ce type d'emprunt obligataire à moyen terme que nous obtenons sans difficulté des emprunts bancaires sans aucun « covenant », à des niveaux de taux aujourd'hui très modestes, entre 2 et 3 %par an.

Vous dites qu'il existe un risque à ne se financer que via les banquiers. Craignez-vous donc une nouvelle crise de liquidités dans laquelle des banques ne seraient plus en mesure de prêter de l'argent à une entreprise rentable ?


Concernant ce sujet, les interrogations demeurent nombreuses. Si l'on comprend bien les implications de Bâle III, les banques, pour pouvoir accorder des prêts importants, devront s'adresser à des entreprises avec une solvabilité exceptionnelle. De plus, si des grands émetteurs tels que EDF, qui a priori n'ont pas de problème de rating, ni d'actionnaires, se financent par l'emprunt grand public, pourquoi pas Cybergun ?

Vous offrez du 8 %, n'aviez-vous pas d'autre choix que de payer aussi bien vos créanciers ?

L'obligation Cybergun propose effectivement une excellente prime qui rapporte quasiment 6 % de plus que l'OAT de durée équivalente. Le taux actuariel financier ressort même à 8,24 %, puisque notre obligation rémunère les souscripteurs 2 % par trimestre, c'est-à-dire 2 euros par coupure de 100 euros. Il s'agissait pour nous de permettre à l'investisseur, même si les taux d'intérêt augmentent ces prochaines années, de jouir en toute tranquillité d'un retour sur investissement intéressant. Ce n'est du reste pas la première fois que nous offrons un tel rendement. Notre précédente émission, qui était réservée aux institutionnels, offrait du 7,80 %. Offrir des taux d'intérêt relativement substantiels nous assurera aussi, nous l'espérons, une très grande fidélité de nos créanciers obligataires. Grâce à cette belle opération, nous espérons séduire sur le long terme nos investisseurs et être en mesure de revenir régulièrement, tous les deux ou trois ans, sur le marché obligataire pour compléter les sources de financement de notre forte croissance : je rappelle que Cybergun a enregistré lors de l'exercice 2009/2010 pour la quinzième année consécutive 20 % de progression de l'activité, et nous resterons sur la même tendance, cette année et l'année prochaine.

Cybergun cherche à lever 9 millions d'euros par cette opération. Cette somme servira-t-elle à des acquisitions ?

Pas nécessairement. L'argent levé n'est pas uniquement destiné à la croissance externe. Nous avons bien sûr toujours des projets à l'étude et des opportunités peuvent se présenter. Nous avons de fait pris l'habitude de réaliser en moyenne deux petites acquisitions par an. Mais, cette émission obligataire nous permettra surtout d'être très à l'aise dans le financement de la croissance organique. Récemment, nous avons procédé aux acquisitions de l'américain Spartan et du taïwanais Inokatsu. Nous allons au travers de ces deux entreprises, travailler au développement de Cybergun, dans le haut de gamme, sur les deux extrêmes géographiques que sont le « Far East » et le « Far West ». Cybergun a aussi ouvert, il y a peu, un bureau à Milan et un autre à Moscou. Et dans les pays de l'Est, sur les premiers mois de 2010, Cybergun signe une croissance à trois chiffres de son volume d'affaires. Notre internationalisation réclame des moyens. Nous utiliserons surtout nos fonds pour développer l'entreprise en embauchant des ressources nouvelles. Cette année nous avons encore augmenté le nombre de salariés. Il est indispensable pour une entreprise comme Cybergun, de poursuivre cet effort en embauchant des jeunes comme des seniors et de créer une cohésion entre les équipes. J'insiste d'ailleurs sur le fait que l'ensemble des managers pèsent aujourd'hui 13 % du capital de l'entreprise. Nous voulons une équipe d'associés afin que l'émulation n'en soit que plus vive.

Recrutez-vous en France ?

Absolument. Nous avons désormais 42 collaborateurs en France, et les effectifs y progresseront au même rythme qu'à l'étrangé, d'autant que Paris héberge notre bureau de R&D. Cybergun investit à peu près 1 million d'euros par an en Recherche & Développement. C'est sa force. Notre R&D nous a d'ailleurs permis de sortir cette année un succès exceptionnel, notre mitraillette à eau 200 coups/minute, le SATURATOR qui est déjà référencée dans la plupart des grandes chaînes, en Europe comme aux USA, et qui commencera à arriver dans les rayons entre mars et avril. Les premières livraisons en Australie ont eu un tel succès que l'entreprise a été citée comme meilleur fournisseur de l'année par certaines grandes chaînes dans le pays.

Vous avez enregistré un bon début d'exercice (+ 27 % au 1er trimestre). Votre activité demeure-t-elle pour le moment aussi soutenue ?

Le deuxième trimestre va s'achever fin septembre dans la même dynamique que le premier trimestre, en tout cas à peu de choses près, l'effet de change nous ayant été un peu moins favorable ces derniers temps. Nous sommes, en outre, très confiants pour la fin d'année puisque la plupart des grandes chaînes américaines qui distribuent les produits Cybergun n'ont plus depuis plusieurs mois assez de stocks pour faire face à la demande. Les commandes que nous avons reçues sont très importantes. Le 2nd semestre devrait donc être de grande qualité.

Propos recueillis par Vincent Bezault

© Sicavonline

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



A lire autour du sujet "Cybergun : le pourquoi de l'emprunt obligataire à 8 %." :




Lettre d'info gratuite

 
Imprimer cet article

 
Augmenter la taille du texte

 
Réduire la taille du texte

 
Envoyer cet article

 
Fil RSS Sicavonline

 
Partager sur Facebook

 
Publier sur Twitter

 
Suivre @sicavonline





Abonnez-vous à notre newsletter
Pour mieux comprendre les stratégies financières et patrimoniales gagnantes, abonnez-vous :
En savoir +

Articles les plus lus

Abonnez-vous à notre newsletter
Pour mieux comprendre les stratégies financières et patrimoniales gagnantes, abonnez-vous :
En savoir +

SICAV et FCP les plus vus
 
Perf.
5 ans
+12.7%

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La valeur de l'investissement peut varier à la hausse comme à la baisse.

Retrouvez sur Sicavonline

A court ou long terme, avec plus de 4 500 Sicav et FCP disponibles, le compte titres est le support idéal pour développer votre capital.
Jusqu'à
remboursés
A plus de 5 ans, le compte PEA, avec son cadre fiscal avantageux et ses 600 Sicav et FCP est le plus adapté pour épargner.
A plus de 5 ans, investissez dans des PME européennes au travers de 21 Sicav et FCP éligibles au compte PEA PME.
Grâce aux SCPI sélectionnées par Sicavonline, investissez dans l'immobilier à partir de 830 €, préparez vos revenus de demain et réduisez vos impôts. Nouveau : Découvrez les SCPI à crédit