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Une croissance mondiale très inégale, selon le FMI

08/10/2010 - 19:10 - Sicavonline



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Le rapport publié mercredi par le FMI sur les perspectives de l'économie mondiale annonce une croissance mondiale de 4,8 % en 2010 et de 4,2 % en 2011. L'institution financière souligne cependant que cette croissance sera très hétérogène. L'activité devrait ainsi être très soutenue dans les pays émergents, tandis que les pays développés devront probablement se contenter d'une reprise molle.

Le Fonds Monétaire International a livré mercredi 6 octobre ses prévisions économiques pour les années 2010 et 2011. Sans surprise, il a confirmé que les pays émergents et en développement allaient tirer la croissance mondiale. Dans les pays avancés, en revanche, le FMI prédit une reprise lente. Mais, notamment par l'intermédiaire de son économiste en chef Olivier Blanchard, l'organisation dirigée par Dominique Strauss Kahn insiste sur l'interconnexion des économies mondiales. La croissance des pays émergents dépend de l'activité dans les pays développés et réciproquement. Olivier Blanchard juge donc plus nécessaire que jamais de « concevoir soigneusement les politiques économiques nationales et de les coordonner à l'échelle internationale » afin d'assurer la pérennité de la croissance mondiale. Le détail des perspectives de croissance par zone et par pays :

Etats-Unis : reprise lente
Europe : une croissance faible et fragile
Japon : pas d'accélération sensible
Pays émergents : les champions de la croissance
Chine : la vraie locomotive

Etats-Unis : reprise lente

Le Fonds monétaire international n'anticipe pas de rechute en récession de l'économie américaine, mais une reprise lente. Il prévoit ainsi 2,6 % de croissance en 2010 et 2,3 % en 2011. La première économie mondiale devrait être soutenue par une reprise de l'investissement privé, notamment dans les biens d'équipement et les logiciels, ainsi que par une poursuite de la politique monétaire expansionniste menée par la Réserve Fédérale des Etats-Unis. De nombreux signes de fragilité demeurent cependant.

Premièrement, la consommation, principal moteur de la croissance américaine, est atone. Les Américains, surendettés avant la crise, épargnent davantage et diminuent leur consommation. La déroute du marché immobilier outre-Atlantique amplifie le phénomène, car les ménages, qui voient la valeur de leurs biens immobiliers se déprécier, éprouvent les plus grandes difficultés à emprunter auprès de banques aujourd'hui particulièrement frileuses. Selon le FMI, le marché immobilier américain pourrait donc replonger, exacerbant ainsi les difficultés d'un système bancaire déjà fragile.

Pour pallier cette faiblesse de la demande, les Etats-Unis devraient, selon Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, développer davantage leurs exportations, afin d'être moins dépendants d'une demande interne qui aura du mal à rebondir.
Le deuxième handicap majeur de la première économie mondiale réside dans son marché du travail à la dérive. Le taux de chômage ressort aujourd'hui à 9,6 % voir «USA : mauvaise surprise du côté de l'emploi, 95.000 postes détruits en septembre
et devrait atteindre 9,7 % sur l'ensemble de 2010 selon les projections du FMI. Ce dernier attend un chômage toujours très élevé à 9,6 % en 2011.

L'institution financière mondiale met également l'accent sur le risque que représente l'augmentation de la dette publique. Selon ses calculs, celle-ci pourrait représenter 110 % du PIB en 2015. Le défi des Etats-Unis est donc d'assainir ses finances publiques sans compromettre la croissance.

Europe : une croissance faible et fragile

Le FMI considère que le PIB devrait continuer à augmenter en Europe, mais à un rythme faible et inégal. D'après lui, l'économie européenne devrait croître de 1,7 % en 2010 puis de 1,6 % en 2011.

L'Allemagne, qui a été le principal contributeur à la reprise en zone euro pourrait voir ses exportations pénalisées par le fléchissement de la croissance de ses partenaires européens. L'institution financière internationale prévoit donc un ralentissement de la croissance outre-Rhin, qui devrait ressortir à 1,7 % en 2010 puis à 1,5 % en 2011.

Le FMI prédit par ailleurs une baisse de la consommation en France à cause du chômage élevé et de la réduction des dépenses publiques. Le FMI attend donc une croissance de 1,6 % en 2010 et en 2011.

Tout comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni fait face à un désendettement des ménages qui pèsera sur la demande, selon le rapport. Par ailleurs, le FMI considère que la Grande Bretagne n'est pas à l'abri d'une rechute de son marché immobilier. L'institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn projette donc une croissance de 1,7 % en 2010 et de 2 % en 2011 outre-Manche, avec un taux de chômage au-dessus de 7 %.

Pour le Fonds Monétaire International, le principal risque pesant sur l'économie européenne est d'ordre financier. Une dégradation de la dette souveraine des pays périphériques pourrait en effet avoir un effet de contagion sur l'ensemble du système bancaire européen. Par ailleurs, les pays de la zone devraient réformer leur système bancaire afin de relancer le crédit. voir «Les régulateurs de Bâle 3 ont cédé à la pression des banques

Japon : pas d'accélération sensible

Le FMI constate une reprise de l'investissement au Japon. Cependant, les exportations nippones devraient être affectées par le recul de la croissance américaine ainsi que par l'appréciation du yen. De plus, le manque de dynamisme du marché du travail ainsi que le retrait des mesures budgéraires de relance devraient ralentir la croissance. Celle-ci devrait ressortir à 2,8 % en 2010 avant de baisser à 1,5 % en 2011.

Pays émergents : les champions de la croissance

Les pays émergents et en développement, qui devraient connaître une croissance de 7,1 % en 2010 puis de 6,4 % en 2011, seront les principaux soutiens à l'activité mondiale.

Le taux de croissance devrait être très élevé en Inde, avec des prévisions de croissance à 9,7 % en 2010 et 8,4 % en 2011, notamment grâce à une demande interne vigoureuse.

En Amérique latine, la forte croissance sera tirée par le Brésil, dont le PIB devrait bondir de 7,5 % en 2010 puis de 4,1 % en 2011. Le plus grands pays d'Amérique latine pourra compter sur une demande interne élevée. Le FMI signale toutefois que la banque centrale brésilienne a relevé récemment ses taux directeurs afin d'éviter un emballement de l'économie.

La croissance russe sera légèrement en retard par rapport au reste des BRIC. L'activité en Russie devrait cependant augmenter à un rythme relativement soutenue, grâce à une consommation confortée par la progression des salaires et la baisse du chômage. Le FMI prévoit donc une croissance de 4 % en 2010 puis de 4,3 % en 2011.

Chine : la vraie locomotive


La Chine, avec une croissance anticipée de respectivement 10,5 % et 9,6 % en 2010 et 2011, fait figure de leader parmi les pays émergents. La croissance chinoise sera essentiellement soutenue par la production industrielle et les ventes de détail, notamment à l'export. Elle devrait légèrement ralentir l'année prochaine à cause des mesures orchestrées par Pékin pour limiter le crédit et éviter la surchauffe du marché immobilier.

Selon Olivier Blanchard, le principal défi pour la Chine est de rééquilibrer sa croissance en réduisant ses exportations et en stimulant la demande intérieure, afin d'être moins exposée à l'évolution de la demande des pays développés.

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