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Entheca Finance favorable aux marchés actions

22/11/2010 - 19:23 - Sicavonline



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Dans son commentaire marché, Christophe Brulé, président de la société de gestion Entheca Finance, remarque que les indicateurs macroéconomiques du mois d'octobre ont été plutôt rassurants. Une situation qui plaide, selon lui, en faveur des actions, notamment les valeurs de croissance. Christophe Brulé se positionne également sur les obligations émergentes, qui offrent des rendements élevés.

Christophe Brulé, président de la société de gestion Entheca, analyse l'environnement macroéconomique d'octobre. Selon lui, les indicateurs parus le mois dernier signalent une poursuite de la reprise qui devrait notamment profiter aux actions.

Des indicateurs macroéconomiques relativement positifs en octobre

Les annonces macroéconomiques venues des Etats-Unis sont plutôt de nature à rassurer les marchés : la croissance, non loin d'être totalement satisfaisante, se montre résistante. Au troisième trimestre 2010, elle ressort à 2 %, après +1,7 % au deuxième trimestre et +3.7 % au premier trimestre. De même, les créations d'emploi ont progressé dans le bon sens en octobre. Mais pour un pays habitué à un rythme annuel de croissance structurel de 3 % à 3,5 %, la situation ne peut rester en l'état.

C'est ainsi que la Fed dont l'objectif principal est de réduire le chômage et d'éviter la déflation, a confirmé l'ampleur de son nouveau programme d'achats d'actifs, le fameux « QE2 »: c'est donc 600 milliards de dollars sur 8 mois, essentiellement en titres publics (Bons du Trésor Américain), qui seront achetés par la Banque Centrale aux banques commerciales. Rappelons que cette nouvelle manne s'ajoute aux plans mis en place depuis le printemps 2009. A fin juin 2011, c'est donc 2 650 milliards de dollars que le Fed aura injecté dans le circuit, pour dynamiser l'investissement des entreprises et procurer aux ménages un effet richesse avec la hausse de la Bourse escomptée. But affiché : redessiner le chemin de la consommation pour les ménages. L'Oncle Sam met donc le paquet pour sortir du marasme et le résultat des élections de mi-mandat avec la défaite de Barack Obama montre à quel point les Américains ne se satisfont plus de leur quotidien.

En Europe, les indicateurs d'activité sont globalement en hausse. L'indice PMI de la zone Euro progresse de 54,1 à 54,6 en octobre et ceux de l'Irlande et de l'Espagne repassent le cap des 50. En Asie, la Chine et l'Inde continuent d'être les locomotives. A noter également la bonne surprise du Japon dont le PIB est estimé à +1,06 %.

Faire fonctionner la planche à billets, gage de succès ?

Deux interrogations majeures persistent toutefois : d'une part on ne peut estimer à l'avance les effets du « Quantitative Easing ». L'abondance de liquidité qui va se déverser sur les marchés financiers n'est pas un gage de réussite et nombreuses sont les voix qui évoquent les risques potentiels. Très critiqué aussi bien aux USA que sur la scène internationale, le geste de la Fed n'est pas celui d'une réforme de fond de l'économie américaine, mais plutôt le recours à un dispositif artificiel qui peut être source d'inflation excessive, à défaut d'enrayer une spirale déflationniste. Le premier effet du QE est l'affaiblissement du dollar US à long terme et la hausse du prix des matières premières tant convoitées par les pays émergents. Le risque de bulle peut à nouveau refaire surface, accompagné du pincement des marges des entreprises qui sont confrontées à une gestion des devises de plus en plus erratique. Le résultat pourrait-il être l'inverse de ce que l'on attend ?

D'autre part, le spectre de la crise des dettes publique réapparaît avec virulence sur la zone Euro. Après une décennie d'euphorie à 7 % de croissance par an, l'Irlande est profondément plongée dans la récession depuis 2008. Après la bulle immobilière, c'est une bulle bancaire qui aggrave la dégradation de l'économie nationale : créances douteuses, difficultés pour les banques à se refinancer, entretenant par conséquent le surendettement des ménages. L'Etat a réagi en apportant son soutien de 50 milliards au secteur bancaire. Conséquence : les finances publiques sont plombées davantage, avec un déficit à plus de 30 % du PIB (le coût d'emprunt à 10 ans s'élève à 8,3 %). L'Irlande n'a pas eu d'autre solution que de recourir au Fonds Européen de Stabilisation Financière et au FMI pour un montant de l'ordre de 80 milliards d'euros sur trois ans.

Capter le rendement par les valeurs de croissance et l'exposition aux dettes émergentes

Dans un premier temps, le positionnement de la Fed annoncé depuis début octobre, a été accueilli positivement par les marchés actions: entre le 1er octobre et le 9 novembre, le Cac 40 a progressé de 6,8 %, l'Eurostoxx 50 de 5,8 %, le S&P 500 et le MSCI World de 6,5 %... avant de laisser place à un reflux engagé il y a quelques jours : -1, 8 % pour le Cac 40, 1,2 % pour l'Eurostoxx 50, -2,1 % pour le S&P 500, -2,4 pour le MSCI World entre le 10 et le 18 novembre.

La volatilité dont témoignent encore ces récents soubresauts, explique l'aversion au risque d'investisseurs toujours peu présents sur les marchés actions. Pourtant, selon nous, les arguments en faveur de cette classe d'actifs ne manquent pas : valorisation attractive, résultats solides, opérations de Fusions / Acquisitions, rendement élevé, globalisation des business model, innovations et adaptations... Les liquidités abondantes sont en quête de rendement attractif que l'on ne trouve ni dans les placements monétaires, ni dans les obligations d'Etat des pays développés (sauf à jouer les pays périphériques de la zone Euro, en premier lieu la Grèce mais le pari n'est pas dénué de risques), ni dans les obligations d'entreprises qui ont globalement perdu de leur intérêt.
Ainsi, tant qu'aucun signe excessif d'inflation n'apparait et que l'amélioration progressive de la croissance mondiale se maintient, nous nous positionnons sur :

- Les obligations des pays émergents qui offrent une forte croissance et un faible niveau d'endettement.

- Certaines obligations d'entreprises pour le portage par rapport au monétaire, certaines signatures étant en cours de rehaussement (RCI Banque 2011, Wendel,...)

- Les actions qui offrent une bonne visibilité sur la croissance de leur chiffre d'affaires et un rendement attractif et pérenne. Nous avons d'ailleurs renforcé récemment une poche « Biens de consommation », dans laquelle figurent les meilleurs acteurs répondant à la croissance démographique (L'Oreal, Richemont, Casino, Fidelity Global Consumers Industries).

- Les actifs en dollar ne sont que partiellement couverts car la zone Euro n'est pas encore sortie d'affaire (les taux de rendement des emprunts des pays périphériques baissent décidément peu!).

© Sicavonline



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