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François Lombard, PDG de Turenne Capital : « la personnalité des dirigeants est essentielle »

09/03/2011 - 18:15 - Sicavonline



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François Lombard, PDG de Turenne Capital : « la personnalité des dirigeants est essentielle »

Aider les entrepreneurs à faire croître leur société, François Lombard, PDG de la société de capital développement Turenne Capital, en a fait son métier. Avec quelques beaux succès à la clef au premier rang desquels le spécialiste des centres d'appels Webhelp et le consultant en réduction des coûts Alma Consulting. Il revient pour Sicavonline sur les ingrédients de sa réussite entrepreneuriale.

François Lombard, en quoi consiste votre métier, exactement ?

Le capital investissement consiste à accompagner les dirigeants d'entreprises dans la réalisation de leur projet. Dans un premier temps, nous analysons leur dossier et nous les aidons à le structurer. Ensuite, nous leur apportons des fonds propres et tentons de favoriser leur réussite afin de pouvoir, au bout de quatre ou cinq ans, rentabiliser l'investissement de nos clients, qui nous confient leurs capitaux.

Vous pouvez donc être sollicité par tout type d'entreprise ?

La clef de notre politique d'investissement est le choix de notre spécialisation dans le capital développement. Cela signifie que nous nous adressons à des entreprises qui ont déjà franchi avec succès le cap de la création et nous soutenons leur croissance en facilitant leurs rachats d'entreprises, leur internationalisation et/ou la mise en œuvre d'une politique d'innovation.

Quels sont vos critères d'investissement ?

Nous nous intéressons aux entreprises qui répondent à un besoin du marché. Nous cherchons également à trouver une adéquation entre l'équipe dirigeante de l'entreprise et son marché. En outre, le business model de la société doit déjà avoir été mis à l'épreuve.

Webhelp, que nous accompagnons, réunit ces trois ingrédients. Cette société a été fondée par d'anciens collaborateurs de grands groupes de conseil qui ont voulu se lancer dans la relation client sur Internet. Au bout d'un moment, ces dirigeants se sont rendu compte que leurs clients étaient plutôt intéressés par les centres d'appels. Ils ont donc réadapté leur offre et en 2009, ils employaient près de 7.500 personnes et affichaient un chiffre d'affaires de 123 millions d'euros.

Un autre élément important est la capacité des dirigeants à mener à bien leur projet. Cette qualité peut être évaluée par l'observation de leur formation, de leur expérience et de leur personnalité.

La personnalité est une dimension difficile à évaluer.

En effet, mais il me semble que c'est une notion essentielle qui n'est pas suffisamment prise en compte par les fonds de capital-risque. A mon sens, un entrepreneur doit faire preuve d'une volonté farouche et doit être en mesure de penser 24h/24 à son entreprise.

Cependant, si le patron doit croire en son entreprise, il ne doit pas la survendre non plus. Il est donc primordial qu'un chef d'entreprise reste humble et qu'il se montre réaliste.

L'audace est une autre qualité indispensable au dirigeant d'entreprise. Malheureusement, on a tendance à manquer d'audace en France, pour des raisons culturelles, puisque, par le passé, la majorité des jeunes issus de l'Université souhaitait travailler dans la fonction publique. Aux Etats-Unis, au contraire, beaucoup de jeunes universitaires décident de créer leur propre entreprise.

Ne sentez-vous pas que la situation est en train d'évoluer en France ?

Oui, je pense qu'on est au début d'une révolution culturelle majeure chez les jeunes. On assiste actuellement à des changements structurels dans le monde, induits notamment par la nécessaire réduction des déficits publics, qui vont se traduire par des pertes d'emplois dans l'administration et les grands groupes. Fonder une entreprise est donc une alternative adéquate pour créer son propre emploi, recruter d'autres personnes, partager ses expériences et survivre dans une société devenue très concurrentielle.

Quels sont les parcours-types des entrepreneurs que vous accompagnez ?

La plupart des candidats sont issus d'une formation supérieure. Nous constatons d'ailleurs qu'un nombre croissant d'entrepreneurs bénéficie de formations spécifiques à l'entrepreneuriat.

Chez Turenne Capital, nous aimons recevoir des individus qui ont connu une première expérience professionnelle, car ils sont généralement plus pragmatiques dans leur approche : ils savent s'entourer, surveillent la trésorerie et connaissent l'enjeu de la communication.

Vous arrive-t-il de vous intéresser également à des projets menés par des autodidactes ?

Oui, nous donnons aussi leur chance aux autodidactes. Nous avons par exemple collaboré avec Marc Eisenberg, le fondateur d'Alma Consulting, une société de conseil opérationnel en réduction des coûts. Marc Eisenberg s'est principalement formé sur le terrain. Pourtant, il a remarquablement réussi parce que c'est un génie des affaires. Mais un tel profil est rare.

Vous avez eu l'occasion d'aider de nombreuses entreprises au cours de votre carrière. Il y eut des succès mais aussi des échecs. Pouvez-vous identifier des points communs entre ces échecs ?

De mon point de vue, les échecs entrepreneuriaux sont très souvent dus à un manque de réalisme. C'est-à-dire que les responsables d'entreprises engagent des dépenses alors qu'ils n'ont pas de recettes, ou que celles-ci arrivent trop tard.

C'est pour cette raison que j'estime que la première qualité d'un entrepreneur est d'être modeste et réaliste. Un chef d'entreprise doit savoir que la trésorerie et le résultat sont déterminants et qu'il doit limiter sa rémunération s'il veut être en mesure de financer la croissance de son affaire. Il ne faut pas être trop ambitieux, notamment en consommation de cash, parce que sinon, très souvent, ce sont les investisseurs qui paient le dépôt de bilan.

N'est-ce pas le travail des capital-investisseurs d'évaluer les recettes futures d'une entreprise ?

Tout à fait. Dès le départ, les investisseurs doivent consacrer beaucoup de temps à la validation du plan d'entreprise. Notre rôle est de faire « revenir sur terre » les entrepreneurs, notamment en ce qui concerne la valorisation de leur société. Il nous revient d'expliquer aux dirigeants qu'il ne suffit pas d'avoir une bonne technologie, mais qu'il faut parvenir à vendre cette innovation et à en tirer des bénéfices.

Le capital développement a été affecté par la crise économique. Comment parvenez-vous à soutenir les entreprises dans cet environnement difficile ?

Il est vrai que le capital développement souffre d'une baisse de la collecte, ce qui est logique dans le contexte actuel. Malgré tout, le besoin de financement des PME reste une priorité, car les banques sont toujours prudentes. Nous nous efforçons donc de diversifier nos dépôts afin de répondre à cette demande.

Nous disposons aujourd'hui d'un véhicule coté en bourse (NDLR : Turenne Investissement) et nous étudions plusieurs projets de fonds sectoriels, par le biais de partenariats avec des mutuelles. Nous explorons par ailleurs des pistes alternatives avec différents Conseils Régionaux.

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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