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Japon : deux scénarii, Kobe ou Tchernobyl

18/03/2011 - 12:32 - Sicavonline



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Japon : deux scénarii, Kobe ou Tchernobyl

Nul n'est en mesure de dire aujourd'hui si Fukushima dépassera dans l'histoire du nucléaire civil le désastre de Tchernobyl. Ce que l'on sait en revanche, c'est évaluer les implications économiques du séisme et du tsunami dont doit se relever le Japon. Didier Borowski (Amundi) évoque pour Sicavonline les deux scénarios possibles : celui, malgré la lourdeur du bilan humain, d'un « moindre mal » et celui d'une catastrophe nucléaire majeure, qui hélas à l'heure où nous écrivons ces lignes ne saurait être définitivement écarté.

Le séisme et le tsunami qui ont semé la désolation sur la côte nord du Japon ont beau avoir été d'une violence inédite, des analogies et des comparaisons peuvent être établies avec le tremblement de terre de Kobe en 1995.
« Celui-ci avait eu dans un premier temps un impact très négatif sur la production industrielle, » rappelle Didier Borowski, responsable de la stratégie taux et changes chez Amundi. « C'est également le cas cette fois-ci et même dans des proportions supérieures car le tremblement de terre s'est doublé d'un tsunami et, de surcroît, l'arrêt de la production d'électricité par les centrales nucléaires a rajouté à la désorganisation de l'appareil productif. Certaines usines automobiles japonaises ont ainsi déjà cessé de produire. »

Un choc surmontable si la menace nucléaire reste contenue

Cependant, dans l'hypothèse où Fukushima ne deviendrait pas un nouveau Tchernobyl et où les retombées radioactives resteraient très circonscrites, cette rupture dans la production industrielle du Japon pourrait s'avérer relativement brève. « En 1995, la production industrielle n'avait chuté que sur un mois, et le PIB s'était accru sur l'ensemble du premier trimestre. En faisant abstraction du danger nucléaire, mais au vu de dégâts encore plus significatifs, on peut considérer que le PIB japonais pourrait dans le cas présent se contracter au deuxième trimestre 2011 pour rebondir sensiblement lors du second semestre, l'effort de reconstruction devant aboutir à un redressement notable de l'activité, » estime l'expert d'Amundi.

Du coup, en dépit de la sévérité du bilan humain (le 18 mars, 6500 morts avaient été retrouvés, les disparus identifiés étaient au nombre de 10.300 mais ce bilan était supposé s'alourdir, la commune d'Ishinomaki redoutant la disparition d'environ 10.000 de ses résidents) et du chaos passager de l'appareil productif nippon, ce qui restera comme l'une des catastrophes naturelles les plus traumatisantes de l'histoire ne devrait pas avoir d'incidence significative pour les économies américaine et européenne. A condition que le danger atomique soit maîtrisé.

Un scénario du pire difficilement chiffrable

L'intensification de la menace nucléaire changerait en revanche la donne. Si elle se matérialisait, elle se traduirait, selon Didier Borowski, par une désorganisation extrême de l'appareil de production dans les zones contaminées. « Cependant, on ne peut prédire quelle serait la superficie des dites zones. Si un nuage radioactif survolait la ville de Tokyo qui représente 18 % du PIB japonais contre 9 % pour les régions dévastées par le tsunami, l'impact économique serait d'importance et bien supérieur à ce que l'on peut envisager aujourd'hui si les choses en restent là. En outre, une désorganisation accrue de l'appareil productif japonais pourrait, elle-même, perturber la production des pays qui importent des composants et des biens d'équipements du Japon, » de nombreuses chaînes d'assemblage dans le reste de l'Asie se retrouvant alors pendant quelques semaines réduites à l'inactivité.

Mais, si le pire advenait, une désorganisation directe de certains pays de la région que survolerait un nuage radioactif venu de Fukushima n'est pas non plus, selon le responsable de la stratégie taux et changes d'Amundi, une hypothèse qu'il faille exclure. D'ailleurs, c'est bien « l'intégration de ce scénario du pire par les marchés actions qui explique et justifie leur sur-réaction aux conséquences économiques du tsunami et du tremblement de terre. »

Reste que si le pire (nucléaire) ne saurait être chiffré, il n'en va pas de même des répercussions économiques du déchaînement des forces naturelles dont le Japon fut le théâtre 11 mars dernier. Didier Borowski estime qu'il faut envisager que la destruction de richesse qui avait été de 2,5 % lors du drame de Kobe soit cette fois-ci quelque peu supérieure.Parce que les régions touchées en 2011 pèsent d'un poids légèrement plus important que celle endeuillée en 1995. Parce que surtout une partie de leur territoire devra probablement être sécurisé au vu du niveau de radioactivité.

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