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Rien ne sert de lutter contre la marée dans un marché boursier dominé par les flux

23/03/2011 - 12:34 - Sicavonline



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Rien ne sert de lutter contre la marée dans un marché boursier dominé par les flux

Lors de sa conférence trimestrielle, Groupama AM a affiché un optimisme prudent quant aux perspectives des marchés actions, alors que ceux-ci sont soutenus par des flux d'investissement importants. La société de gestion table sur une progression à un an de 11 % du CAC 40. Groupama AM surpondère entre autres l'énergie, les matières premières ainsi que les semi-conducteurs.

La tragédie que connaît le Japon aura-t-elle une incidence sur l'économie mondiale ? A cette question, Philippe-Henri Burlisson, le directeur des gestions fondamentales de Groupama AM, répond par l'affirmative. « Le Japon est la troisième économie mondiale. Quand celle-ci cale, on ne peut pas prétendre que cela n'ait pas d'impact ailleurs, et on connaît le sens de l'impact, il est négatif mais son ampleur est difficile à calculer. » L'évaluation des ruptures de chaîne d'approvisionnement que la communauté financière a commencé à intégrer (en témoigne la correction d'Apple en bourse suite aux craintes de manques de composants japonais pour ses Ipad) est notamment compliquée.

Des bénéfices forcément impactés

Cependant Groupama AM considère d'ores et déjà que les bénéfices par action ne sortiront pas complètement indemnes de la dernière série d'événements. Alors que le consensus n'a pas encore revu à la baisse ses prévisions de croissance bénéficiaire, la société de gestion a déjà ajusté les siennes.

Groupama AM anticipe dans la zone euro une progression des résultats par action en moyenne de 8 % quand le consensus table encore sur une hausse de 15,5 %. Au sein du S&P 500, les bénéfices par action devraient, selon le gestionnaire d'actifs, croître de 13 % au lieu des 21,2 % attendus par le consensus, tandis qu'au Royaume-Uni et au Japon leur augmentation devrait se limiter à 10 % et 5 % (le consensus attend respectivement + 14,5 % et + 16,6 %).

Philippe-Henri Burlisson souligne toutefois que si les croissances des bénéfices ralentissent, les résultats ne basculent pas pour autant dans le rouge. Les progressions bénéficiaires restent toujours de l'eau apportée au moulin des marchés actions dont le comportement actuel a de quoi décontenancer. Leur résilience face au séisme et au tsunami qui ont endeuillé le Japon, leur relative équanimité devant le risque de catastrophe nucléaire à Fukushima de même que leur quasi indifférence à l'intervention des forces armées occidentales en Lybie ou aux troubles qui agitent les pays du Golfe ne laissent en effet pas d'étonner. Mais chez Groupama AM, on considère que le mystère n'en est pas un.

Les flux soutiennent les marchés actions

M. Burlisson relève tout d'abord que « [l'] on est toujours sur des niveaux de valorisation [des marchés actions] qui sont historiquement bas. » Mais l'explication principale à la résistance des marchés actions tient au fait que les flux de souscriptions nettes dans les fonds actions américains et européens croissent sensiblement. « Quand vous avez un tel flux qui arrive sur le marché, il est forcément acheteur, parce que quand vous avez des souscriptions, vous, [gérant], vous devez forcément acheter, » explique le directeur des gestions fondamentales de Groupama AM, et ce mouvement soutient « énormément » les cours de bourse.

Dans une telle configuration de marchés, il est évident pour le directeur des gestions fondamentales de Groupama AM, que « cela ne sert à rien de se mettre à revers du courant, il est beaucoup trop fort. »
Ce courant porteur pour les actions est en plus dopé par les fusions & acquisitions. Les équipes de la société de gestion constatent que la hausse des volumes mondiaux de fusions & acquisitions suit depuis le point bas de 2009 la même pente ascendante qu'entre 2003 et 2006 avant qu'en 2007 des records soient atteints.

Philippe-Henri Burlisson se garde bien de tabler sur un retour aux sommets de 2007 mais le directeur des gestions fondamentales de Groupama AM voit là un multiplicateur « du coefficient de marée. » D'ailleurs, les dernières opérations de fusions & acquisitions ont eu un effet dopant sur la bourse.

Au final, « les forces de rappel » des marchés actions sont plutôt nombreuses, si bien que chez Groupama AM, on ne souscrit « ni au scénario noir, qui consiste à oublier toutes [les dites] forces de rappel, ni aux lunettes roses qui masquent les conséquences forcément négatives [des situations actuelles (Japon, Lybie, Moyen-Orient)] mais dont l'ampleur est encore difficile à mesurer. »

Une hausse de 11 % du CAC 40

Pas de quoi céder à la panique pour la société de gestion qui s'en tient à « une vision prudente mais positive des bourses occidentales », notamment parce que les cours des actions sont étayés par les flux.
A partir de cours arrêtés au 16 mars, Philippe-Henri Burlisson évoque « hors dividendes, des croissances de + 4 à + 5 % des bourses européennes à court terme et de + 11 à + 12 % à horizon de douze mois. »
Groupama AM vise un gain de 11 % pour le CAC 40 sur un an et anticipe pour les marchés actions américains une hausse de 13 %. L'Asie hors Japon devrait parallèlement avancer de 8 % ; quant aux actions nippones (Topix), elles devraient s'inscrire en repli de 2 % au terme des douze prochains mois. La bourse de Londres, quant à elle, devrait enregistrer un gain de 9 %.

L'Energie, les matières premières et les semi-conducteurs ont du potentiel

Dans ses arbitrages sectoriels, Groupama AM a décidé de sous-pondérer le luxe au motif que « quand on voit ce qui se passe [au Japon], on peut faire difficilement autrement que sous-pondérer le luxe. »
En revanche, la vision de Philippe-Henri Burlisson est « très positive pour tout ce qui concerne les pétroliers et les parapétroliers », raison pour laquelle l'énergie est surpondérée. Les matières premières le sont aussi. Tout comme... les semi-conducteurs. « Cela peut surprendre, » reconnait le directeur des gestions fondamentales de Groupama AM mais, selon lui, les fabricants de semi-conducteurs en Europe disposent de stocks très importants et peuvent donc supporter les ruptures d'approvisionnement en provenance du Japon où, de plus, ils n'ont aucune usine.

Les opérateurs télécoms, les SSII et les Médias comptent également parmi les secteurs surpondérés.

En outre, « si en 2010, il fallait acheter la partie émergente des bourses occidentales », le thème de 2011 sera plutôt celui du recentrage sur les économies domestiques selon Groupama AM qui commence à revenir sur l'agroalimentaire et sur les utilities qui « devraient forcément bénéficier de la hausse des prix de l'énergie et du pétrole, même si la hausse du pétrole est aussi un frein. »

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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