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Petites et moyennes valeurs : un investissement trop risqué dans la conjoncture actuelle ?

24/03/2011 - 18:47 - Sicavonline



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Petites et moyennes valeurs : un investissement trop risqué dans la conjoncture actuelle ?

Séisme et crainte d'une catastrophe nucléaire au Japon, guerre en Lybie : la conjoncture ne semble pas propice aux actifs risqués, tels que les petites et moyennes valeurs, souvent qualifiées d'illiquides. Une vision des choses que ne partage pas Béryl Bouvier di Nota (Amundi) qui considère que le marché des petites et moyennes capitalisations européennes est bien plus dynamique qu'il n'y paraît. Elle note par ailleurs que ces sociétés qui ont surperformé les grands groupes ces dernières années sont idéalement placées pour profiter de la reprise mondiale et du retour des fusions-acquisitions.

Des petites et moyennes capitalisations plus liquides qu'il n'y paraît

Ces dernières semaines, les marchés boursiers ont été perturbés par l'enchainement d'événements préoccupants. Les tensions au Proche-Orient se sont envenimées, notamment depuis que le Conseil de Sécurité de l'ONU a autorisé ses membres à intervenir militairement contre Mouammar Kadhafi en Lybie. En outre, le Japon, aujourd'hui sinistré par le séisme et le tsunami qui l'ont frappé le 11 mars, est toujours sous la menace d'une grave crise nucléaire.

Ce contexte incertain, qui invite les investisseurs à la prudence, serait, aux dires d'un certain nombre de commentateurs, plutôt défavorable aux petites et moyennes capitalisations, souvent perçues comme plus risquées que les grandes valeurs, en particulier à cause d'une moindre liquidité. Une argumentation que réfute Béryl Bouvier di Nota, responsable de la gestion des « small et mid caps » chez Amundi, dont l'équipe a identifié 814 sociétés européennes avec des capitalisations boursières inférieures à 4 milliards d'euros et qui ont fait l'objet en moyenne de 600.000 euros de transactions quotidiennes au cours des trois derniers mois.

Béryl Bouvier di Nota remarque en outre que les petites et moyennes valeurs représentent 90 % de la cote en Europe. Difficile dans ces conditions d'en faire abstraction. De surcroît, elles « offrent une très grande diversité sectorielle » aux investisseurs qui peuvent « jouer des thématiques différentes et indépendantes selon le cycle économique ».

Et à ceux qui reprochent aux petites et moyennes capitalisations de manquer de transparence, Béryl Bouvier di Nota répond que celles-ci ont réalisé ces dix dernières années « un énorme travail de communication. Aujourd'hui il y a des publications trimestrielles claires » et les sociétés sont contraintes de rencontrer les investisseurs. Les petites sociétés seraient même presque moins opaques que les multinationales, car, selon elle, leur taille « humaine » facilite le dialogue direct avec le dirigeant.

Un endettement  comparable à celui des grands groupes

Autre idée reçue, les petites capitalisations seraient plus endettées que les grandes. Là encore, la spécialiste d'Amundi s'inscrit en faux et indique que leur taux d'endettement est « en ligne avec [celui des] large caps ».

Des entreprises majoritairement cycliques et de plus en plus internationales

Béryl Bouvier di Nota insiste également sur le fait, souvent minoré, que les petites et moyennes valeurs européennes réalisent une part croissante de leur chiffre d'affaires à l'étranger. Une internationalisation qui place ces sociétés en bonne position pour tirer pleinement profit de la reprise économique mondiale, d'autant que l'activité d'une bonne part d'entre elles est cyclique. La responsable des « small et mid caps » chez Amundi note ainsi que les valeurs industrielles représentent plus de 27 % du MSCI Europe Small Cap (l'indice de référence des petites capitalisations européennes), alors qu'elles pèsent moins de 10 % dans le MSCI Europe Large Cap.

Or, ces valeurs cycliques devraient être les premières bénéficiaires de la reprise des investissements induite par l'accélération de la croissance. Béryl Bouvier di Nota voit en particulier des opportunités intéressantes dans les secteurs minier et de l'énergie, qui devraient profiter de la hausse des cours des matières premières pour accroître leurs investissements.

Des petites et moyennes valeurs particulièrement performantes

Ces arguments plaident, aux yeux de l'experte d'Amundi, pour une poursuite de la surperformance des petites et moyennes valeurs européennes par rapport aux grandes entreprises. Béryl Bouvier di Nota rappelle qu'entre 2002 et 2010, les sociétés de l'indice des petites capitalisations HSBC Europe Small ont vu leurs bénéfices progresser de 14 % par an en moyenne, tandis que les profits des grandes capitalisations du Stoxx 50 n'ont crû que de 8,7 %.

Une classe d'actifs animée par les fusions-acquisitions

La spécialiste d'Amundi note par ailleurs que « le cycle de fusions-acquisitions, qui avait été interrompu par la crise, reprend depuis fin 2010 ». Les grandes entreprises, qui disposent aujourd'hui d'une trésorerie abondante et qui ont retrouvé de la confiance, ont les moyens de racheter des sociétés pour engranger de la croissance supplémentaire. Une aubaine pour les investisseurs placés sur des petites et moyennes valeurs, puisque, comme le relève Béryl Bouvier di Nota, 90 % des « deals » depuis 1990 concernent des capitalisations inférieures à 5 milliards [d'euros] ».

Les « small et mid caps » sont d'autant plus attrayantes que leur valorisation est nettement en dessous des plus hauts atteints avant la crise financière. Se référant aux chiffres de Factset, l'experte d'Amundi note que le « price to book » (rapport entre la capitalisation boursière et la valeur comptable) des sociétés du MSCI Europe Small Mid s'établissait à environ 1,6 au 27 janvier 2011, alors qu'il était ressorti en moyenne à 2,3 entre 2004 et 2007. De surcroît, les «prices to book » estimés pour 2012 et 2013 s'établissent à respectivement 1,5 et 1,3.

La responsable de la gestion des « small et midcaps » d'Amundi ajoute que celles-ci sont mieux rémunérées lors des opérations de fusion-acquisition. Historiquement, elles touchaient en moyenne une prime de 25,4 %, alors que les grandes entreprises ne recevaient que 18,1 % de prime. L'écart s'est creusé en 2010, avec 32,5 % de prime pour les petites et moyennes capitalisations et 18,6 % pour les « large caps ».

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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