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Les prix de l'immobilier en France devraient baisser au second semestre, selon HSBC

24/05/2011 - 12:38 - Sicavonline



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Les prix de l'immobilier en France devraient baisser au second semestre, selon HSBC

Contrairement à la plupart des autres pays développés, la France a connu un vif rebond de son secteur immobilier après la crise de 2008 grâce à des mesures de soutien de la demande et à la faiblesse des taux d'intérêt d'emprunt. Toutefois, HSBC estime que la hausse des taux d'intérêt constatée depuis la fin de l'année 2010, qui pèse sur la solvabilité des ménages, entraînera une légère baisse des prix immobiliers au second semestre 2011.

Le secteur immobilier  français : une exception dans le monde développé

L'immobilier en France fait figure d'exception dans le monde développé. La banque HSBC, qui a réalisé une étude sur le secteur immobilier français, constate en effet que la France est un des seuls pays occidentaux à avoir vu ses prix immobiliers grimper de manière ininterrompue depuis 2009 afin de retrouver ses niveaux d'avant-crise. Une reprise facilitée par l'augmentation des transactions immobilières, comme le remarque HSBC : « après s'être effondrées de 60 % entre le premier trimestre 2007 et le quatrième trimestre 2008, les ventes de logements neufs se sont fortement redressées, atteignant 28.000 par trimestre, un niveau proche de ceux observés avant la crise ». Du coup, les prix des logements neufs, qui avaient reculé de 5,4 % entre le deuxième trimestre 2008 et le premier trimestre 2009, ont progressé de 9,3 % entre le deuxième trimestre 2009 et le quatrième trimestre 2010.

Même constat dans les logements existants. Si la reprise a été plus lente, les transactions ont nettement augmenté à partir de mi-2009. Partant, fin 2010, les prix des logements anciens en France dépassaient de 1 % ceux observés lors du précédent pic atteint au deuxième trimestre 2008.

Une demande soutenue par les aides publiques et les faibles taux d'intérêt d'emprunt

Selon HSBC, ce rétablissement considérable de l'immobilier français résulte en partie des politiques publiques de soutien de la demande. L'introduction du dispositif de défiscalisation Scellier début 2009, notamment, a dopé l'investissement locatif. Celui-ci représentait près de 70 % des transactions sur les logements neufs en 2010, alors qu'il ne pesait que 44 % des ventes en 2008.

Le doublement du montant du prêt à taux zéro a également joué un rôle important, d'après l'étude de HSBC. Suite à cette mesure, le nombre de prêts à taux zéro octroyés a crû de 8 % en 2009 par rapport à l'année précédente, ce qui a facilité l'achat de logements.

Toutefois, les aides gouvernementales n'expliquent pas tout. HSBC remarque que les Français ont bénéficié de taux d'intérêt particulièrement faibles sur les prêts immobiliers. Du coup, les crédits immobiliers ont bondi de 107 % entre août 2009 et février 2011. Un phénomène qui a été favorisé par la situation financière des ménages français, qui étaient peu endettés, en comparaison avec les ménages de la plupart des autres pays développés.

Des ménages français de moins en moins solvables

Mais ce dynamisme de l'immobilier français a son revers de la médaille. Soutenus par une forte demande, les prix des logements en France n'ont cessé de grimper depuis 2009. Or, si cette hausse continue des prix a pu être compensée par la faiblesse des taux d'intérêt dans un premier temps, leur progression continue depuis novembre 2010 pèse sur la solvabilité des ménages et donc sur la demande. D'autant plus que la hausse des taux d'intérêt pèse également sur les investissements immobiliers. Par conséquent, HSBC estime que la hausse des prix immobiliers en France devrait ralentir au premier semestre et qu'on assistera à une baisse des valeurs dans la seconde moitié de 2011.

Cette dépréciation devrait toutefois rester limitée, du point de vue de la banque, notamment grâce aux soutiens des avantages fiscaux et du prêt à taux zéro. En outre, HSBC ne s'attend pas à une hausse très significative des taux d'intérêt. L'établissement financier estime que le relèvement des taux d'intérêt directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) réduira les anticipations d'inflation et freinera ainsi l'augmentation des taux d'intérêt à long terme, qui servent de référence aux taux immobiliers.

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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