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Small Caps & Mid Caps : faut-il encore investir ?

13/07/2011 - 09:06 - Sicavonline



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Small Caps & Mid Caps : faut-il encore investir ?

Des Small & Mid Caps toujours intéressantes ?

Au cours des dix années passées, petites et moyennes capitalisations n'ont pas démérité. Le CAC Mid & Small, leur indice de référence, s'est adjugé quelque 95 % cependant que le CAC 40, l'indice des poids lourds de la cote parisienne, reculait de 22 %. Exclure petites et moyennes valeurs d'un portefeuille paraît dans ces conditions relever du masochisme. Mais, les arbres ne montant pas jusqu'au ciel, certains Cassandres crient à la formation d'une bulle sur les Small & Mid Caps. Serait-il donc trop tard pour monter dans le train des petites et moyennes valeurs ?

Small & Mid Caps de quoi parle-t-on ?

Les petites capitalisations désignent des sociétés dont la valorisation boursière fluctue entre 150 ME et 1 Md d'euros. Les moyennes capitalisations pèsent quant à elles entre 1 et 5 Mds d'euros. Il existe aussi les Micro-Caps, autrement dit les Micro-capitalisations, dont le poids boursier s'étage entre 50 et 150 ME. A l'autre bout du spectre, figurent les sociétés affichant plus de 5 Mds d'euros de capitalisation, qui appartiennent au cercle fermé des Large Caps ou Big Caps, autrement dit les grandes capitalisations.

De multiples angles d'investissements avec les Small & Mid Caps

L'univers des petites et moyennes valeurs est étendu : il existe en Europe quelque 2800 sociétés avec une capitalisation comprise entre 50 ME et 5 Mds d'euros.
Cette profondeur de marché constitue pour François Gobron, co-gérant avec Eric Biassette chez Generali Investments de Generali France Small Caps et de GIS Generali Small & Mid Cap Euro Equities, un atout majeur du secteur : « Les Small & Mid Caps offrent une diversité bien plus importante que les Big Caps. Celle-ci permet de jouer à l'intérieur d'un même secteur des sous-thématiques bien plus fines et bien plus ciblées et de multiplier ou de varier ainsi les angles d'attaque. » Et le gérant de Generali Investments de citer l'exemple de la grande distribution : quand dans l'Eurostoxx 50, le choix se limite à Carrefour et PPR , l'univers des Small & Mid Caps propose une vingtaine de valeurs comme Casino, Rallye, Jeronimo Martins, CFAO, Rexel, Etam, Brenntag ou bien encore Rue du Commerce.

Des valeurs moins suivies

Les petites et moyennes valeurs sont moins suivies que les grandes : un problème pour des groupes qui peinent à obtenir une reconnaissance du marché en dépit de résultats de qualité, mais une aubaine aussi pour gérants ou investisseurs particuliers, qui comme le souligne Cyril Deblaye, gérant d'Amplegest Mid Caps, peuvent en sortant des sentiers battus «réserver de très bonnes surprises et des parcours boursiers très dynamiques ».

Une meilleure lisibilité des décisions du management dans les résultats

L'autre avantage des petites et moyennes valeurs est la traduction beaucoup plus rapide dans leurs comptes de résultat des décisions opérationnelles ou stratégiques prises par les managements. « Quand Carrefour ouvre un magasin de plus, l'incidence est minime. En revanche quand un groupe comme Brenntag décide de lancer un nouveau réseau de distribution dans une nouvelle zone géographique, cela se voit aussitôt dans ses chiffres de croissance », insiste François Gobron (Generali Investments). Idem pour les acquisitions : leur incidence est immédiate.

Une grande proportion de sociétés familiales

Pour Cyril Deblaye d'Amplegest, les Small & Mid Caps présentent un autre attrait : celui d'être, pour beaucoup, des sociétés familiales « très souvent bien gérées avec des visions et stratégies à moyen et long terme que nous ne trouvons pas toujours dans les sociétés de taille supérieures pilotées par des équipes de passage n'ayant pas de liens patrimoniaux directs avec l'entreprise.»

Des croissances bénéficiaires supérieures

Il est plus facile de grandir vite quand on est petit que lorsqu'on a déjà atteint une taille respectable. Cette évidence vaut également pour l'univers de l'entreprise. Depuis 2000, les valeurs moyennes ont enregistré une croissance médiane de leurs bénéfices par action de +11 % par an contre + 7 % pour les grandes capitalisations. Les variations de résultat sont également moindres en ce qui concerne les premières. Les bénéfices par action des Big Caps se sont effondrés de quelque 80 % en 2008/2009 tandis que ceux des Small & Mid caps ne reculaient que d'environ 25 % sur la période.
Ce décalage de croissance des profits explique la surperformance manifeste des petites et moyennes valeurs au cours des dix dernières années (les Small & Mid Caps n'ont connu que deux années de sous-performance (2007 et 2008) durant cette période).

Un risque de bulle ?

En dépit de cette surperformance durable, la valorisation des petites et moyennes valeurs ne paraît en rien excessive, n'en déplaise aux Cassandres. Bien que se payant encore avec une prime par rapport aux Large Caps, celle-ci n'a cessé de fondre depuis dix ans : d'après les estimations de Factset, les Small & Mid Caps se négocient environ 13,7 fois leurs bénéfices 2011, quand les Big Caps se monnayent 12,6 fois leurs profits. « Les indices Small & Mid Caps se situent aujourd'hui 30% en deçà de leurs points hauts de 2007 mais les résultats des petites et moyennes valeurs sont au-delà de leurs niveaux d'alors », insiste François Gobron.

Une conjoncture porteuse

Le co-gérant de Generali France Small Caps et de GIS Small & Mid Cap Euro Equities estime en outre que la conjoncture devrait permettre aux petites et moyennes valeurs de livrer des performances opérationnelles de qualité : « Elles profitent de la reprise enclenchée dans les pays développés mais elles tirent aussi parti de la croissance dans les pays émergents, où l'on assiste à des rattrapages importants. Songez qu'en Chine le niveau d'équipement électroménager est semblable à celui de la France des années 1960 ! » Une situation qui fait le miel d'un groupe comme Seb.

Un contexte financier favorable aux acquisitions

Autre atout des Small & Mid Caps : la crise les a contraintes à se désendetter. A un moment où les taux d'intérêt sont singulièrement bas, elles sont donc en capacité de reprendre de la dette pour procéder à des acquisitions susceptibles de doper leur croissance... et de bénéficier à leurs actionnaires.
De surcroît, leur taille et leur valorisation mesurée font aussi d'elles des cibles privilégiées... de groupes plus grands mais aussi « de fonds de Private Equity qui reviennent sur le marché avec d'importants capitaux et trouvent en bourse des dossiers plus attractifs qu'en non côté », remarque le gérant d'Amplegest Mid Caps, Cyril Deblaye.

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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