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Le Sommet de Bruxelles cristallise les incertitudes

21/07/2011 - 14:56 - Sicavonline



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Le Sommet de Bruxelles cristallise les incertitudes

Avant le sommet de Bruxelles, cet après-midi, les investisseurs retiennent leur souffle. Les dirigeants européens, à l'issue de cette rencontre, annonceront les mesures qui seront prises pour éviter un défaut total de la Grèce. Avec le résultat apparemment favorable de la rencontre, hier, entre Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, et Jean-Claude Trichet, l'espoir d'un véritable consensus est permis. Mais celui d'une véritable refonte du système financier européen est exclu.

Les experts sont unanimes : personne ne s'attend à une solution miracle, à la sortie du sommet de cet après-midi. Et pourtant, comme le résume Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities : « mission impossible, échec interdit ». Car en cas d'absence de mesures claires et efficaces, le résultat pour les marchés serait catastrophique.

Une situation objectivement inextricable

Du reste, Bruno Cavalier ne mâche pas ses mots : « Aucun plan, aussi audacieux soit-il, n'est capable de satisfaire simultanément chacune des parties en présence (gouvernements, BCE, Commission) et chacun des acteurs ou observateurs extérieurs de ce sommet (marchés, banques, FMI, agences de notation). Les objectifs des uns et des autres étant plus ou moins opposés, on s'expose, dans tout compromis, à mécontenter tel ou tel. »
D'un côté, les manœuvres de la BCE visent globalement à « « mutualiser » le risque souverain, » selon l'expert d'Oddo Securities. A l'inverse, Angela Merkel refuse d'aller contre les principes du traité de Maastricht, ou d'exposer le contribuable allemand à des risques, ce qui la conduit à défendre bec et ongles la participation du secteur privé.
Or, si l'on en croit Bruno Cavalier, « une solution durable impose de réécrire certains articles du traité de Maastricht. »

Pas de révolution à l'horizon

Cependant, la réunion de cet après-midi est très loin d'un tel objectif. Pour les dirigeants européens, il faut parer au plus urgent. Les experts d'Aurel Bgc rappellent qu' « il ne faut pas attendre d'annonce historique à l'issue de la réunion des chefs d'Etats de la zone euro cet après-midi. Les débats sur plus ou moins de fédéralisme, de la création d'Eurobonds ou d'un poste de ministre de l'économie au niveau de l'Europe ne seront pas à l'ordre du jour. »Chez Aurel Bgc, on reste donc réaliste : « L'objectif du jour est l'annonce d'un plan assurant les besoins de financement de la Grèce pendant 4 ans avec la participation du secteur privé, en évitant un défaut total de la Grèce. La solution adoptée ne concernera pas seulement la Grèce. En effet, les agences de notation considèrent que le Portugal et l'Irlande ne pourront se refinancer sur les marchés après 2013. Ils sont donc appelés aussi à « subir » un second plan d'aide. Le plan grec servira de référence. »

Des multiples possibilités...

Entre la décision de laisser la Grèce tomber dans le défaut total, et celle de lever des milliards de subventions sans toucher au secteur privé, toutes deux considérées comme « improbables » par les économistes d'Aurel Bgc, diverses hypothèses circulent :
« 1) Un « défaut sélectif » de la Grèce. Un plan d'aide de la Grèce serait adopté mais certaines lignes obligataires seraient « volontairement » échangées contre des titres de maturité plus éloignées. Les agences considèreraient ces lignes comme étant en défaut. »
« 2) Une taxe sur les banques peut être mise en place et financerait une partie de la restructuration de la dette grecque. Les investisseurs privés ne subiraient aucune perte directe. Il n'y aurait pas de défaut de la Grèce. »
« 3) L'EFSF pourrait racheter de la dette décotée directement sur les marchés, [ou encore] octroyer des prêts d'urgence en cas de risque de contagion sur certains pays, sa taille peut être augmentée... Les solutions ne manquent pas, »
analysent les experts d'Aurel Bgc.

... qui laissent les investisseurs dans le flou

La conséquence principale de ces spéculations est une instabilité chronique des marchés, qui indique une attitude des investisseurs à la fois attentiste et nerveuse : lundi, les indices étaient en chute, pour rebondir légèrement mardi et mercredi. A court terme, les experts de chez Aurel Bgc anticipent « un recul de l'aversion au risque dans les prochaines semaines, » sans toutefois s'attendre à ce que le rebond des indices boursiers soit significatif.

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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