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Immobilier parisien : les acheteurs ont-ils tort d'attendre ?

31/05/2013 - 09:49 - Sicavonline (mis à jour le : 06/06/2013 - 18:39)



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Immobilier parisien : les acheteurs ont-ils tort d'attendre ?

Les chiffres publiés récemment par les notaires de Paris indiquent une forte baisse des ventes d'appartements dans la capitale de l'ordre de -27% tous types de logement confondus au 1er trimestre 2013. Et pourtant, les taux d'emprunt sont historiquement bas et peuvent s'abaisser jusqu'à 3% pour un prêt sur 20 ans. Les acheteurs ont-ils tort d'attendre ? Mael Bernier, directrice de la communication et porte parole d'Empruntis.com, nous livre son analyse du marché de l'immobilier parisien et francilien.

Comment expliquez-vous la baisse du volume de vente à Paris et en Ile de France alors même que les taux sont historiquement bas ?

Mael Bernier : Tout d'abord, acheteurs et vendeurs préfèrent retarder les transactions immobilières. Du coté des acheteurs, que ce soient les primo-accédants, qui de toute façon pour la plupart ne peuvent plus acquérir de bien immobilier à Paris, ou les secondo-accédants, tous sont paralysés par le climat économique sinistre. Quant aux vendeurs, ils se refusent à toute baisse de prix, créant ainsi une pénurie de biens immobiliers alimentant le marché. Finalement, les rares transactions conclues sont pour la plupart des achats contraints dus à des mariages, des divorces ou des déménagements.

Les différents acteurs attendent-ils une éventuelle baisse des prix ?

Une baisse significative des prix à Paris au-delà de la fourchette que l'on observe depuis 2 ans (de 8100€ à 8500€ le m²) me paraît assez improbable pour deux raisons. Tout d'abord, les coûts de construction du neuf étant très élevés, l'idée d'une baisse des prix de l'immobilier se heurte à cette réalité. Ensuite, sur le marché de l'ancien, le déficit de l'offre déjà très creusé n'est pas près d'être comblé puisque les potentiels offreurs préfèrent s'abstenir par prudence. Ainsi, en dépit d'une certaine contraction de la demande, une diminution significative des prix dans les 2 ans me semble peu crédible. On peut néanmoins s'attendre à un léger réajustement.

D'après vous, le net essoufflement des ventes au 1er trimestre 2013 n'est pas symptomatique d'une remise en cause du statut de valeur refuge de l'immobilier ?

Non, en dépit de quelques coups portés au secteur immobilier tels que l'allongement (de 15 à 30 ans) de la plus-value sur les résidences secondaires et les investissements locatifs ou encore une fiscalité de plus en plus pesante, la pierre est toujours considérée comme une valeur sure.

Même si l'on constate également une franche diminution des volumes de ventes en Ile de France (-16%), celle-ci demeure moins forte qu'à Paris. Comment l'expliquez-vous ?

En Ile de France, d'une part, la construction est un peu plus dynamique qu'à Paris. D'autre part, malgré un niveau historiquement plutôt élevé, les prix franciliens sont moins exorbitants qu'à Paris et donc plus susceptibles de rendre certains acheteurs solvables.

Finalement, quel comportement les différents acteurs du marché devraient-il adopter ? Est-il tout de même judicieux d'essayer de tirer profit de la faiblesse des taux ?

Tout d'abord, la majorité des ventes n'est pas opportuniste mais plutôt contrainte puisque les vendeurs disposant de temps préfèrent attendre une embellie. En revanche, les achats semblent assez opportuns pour plusieurs raisons. En premier lieu, étant donnés le niveau des taux et de l'inflation (1,8%), l'argent à un coût réel très faible. En second lieu, attendre une baisse des prix dans les 2 ans à venir me semble une erreur. Par conséquent, les acheteurs ont plutôt intérêt à saisir leur chance pour se prémunir d'une éventuelle remontée des taux, même si un tel retournement est pour l'instant parfaitement hypothétique.

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