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Aucune raison de paniquer : la volatilité des marchés offre des points d'entrée (Chaney, AXA IM)

31/05/2013 - 16:54 - Sicavonline (mis à jour le : 05/06/2013 - 09:33)



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Aucune raison de paniquer : la volatilité des marchés offre des points d'entrée (Chaney, AXA IM)

La forte correction dans laquelle est entré le marché boursier japonais depuis le 23 mai et la récente hausse des rendements obligataires, couplée à une moindre inflation dans les pays développés et certaines données économiques décevantes en provenance de Chine ont soulevé des questions quant à la possibilité d'un changement de tendance sur les marchés. Eric Chaney, chef économiste du groupe AXA et directeur de la recherche d'AXA IM, juge ces préoccupations exagérées et estime au contraire que la volatilité offre des opportunités d'achat.

Dans sa dernière note, Eric Chaney, chef économiste du groupe AXA et directeur de la recherche d'AXA IM, se situe résolument dans le camp de ceux qui restent confiants.

« La brutale correction du marché boursier japonais que l'on observe [depuis le 23 mai] ainsi que la hausse récente des taux obligataires, auxquelles sont venues se greffer des chiffres d'inflation en recul et des données économiques prétendument décevantes (notamment l'indice PMI HSBC pour la Chine) ont soulevé des questions quant à la possibilité d'un changement directionnel des marchés, » constate-t-il.

Mais si l'humeur des investisseurs s'est rembrunie, pour Eric Chaney les inquiétudes de ces derniers sont exagérées. « L'économie mondiale panse peu à peu ses plaies (...) et les craintes d'atterrissage brutal de l'économie chinoise sont injustifiées. Nous estimons en outre qu'il est improbable que la déflation prenne racine et, partant, les fondamentaux restent favorables aux actions et défavorables aux emprunts d'Etat. »
Le directeur de la recherche d'Axa IM admet que la perspective d'une inflexion de la politique monétaire US ou la politique monétaire hyper-expansionniste du Japon génèrent une volatilité accrue. « Mais, » souligne-t-il « tant que les fondamentaux de l'économie mondiale demeurent bien orientés, les mouvements de correction affectant les actifs risqués doivent être vus comme des opportunités d'achat. »

Un PMI chinois à 49 n'indique pas une contraction d'activité

Eric Chaney récuse certains arguments allégués par les plus pessimistes, en particulier celui de la dégradation sensible de l'économie chinoise. Le chef économise d'Axa évoque une erreur d'interprétation par certains de ce qu'indique le dernier indice PMI des directeurs d'achat en Chine. « Un analyste ayant fait dûment son travail et essayé de lier le PMI chinois avec la véritable croissance de la production industrielle a conclu qu'à moyen terme un PMI reflétant une croissance de 0 % devait se situer à 35. Voilà pour les commentaires soutenant qu'avec un PMI à 49, la production industrielle chinoise se contracte... En réalité, un PMI aux alentours de 50 signifie que la production industrielle tourne à un régime de croissance de 10 % par an, et il s'agit d'une estimation prudente... Enfin, à l'adresse de tous ceux qui professent un atterrissage de l'économie chinoise une question : pourquoi diable les dirigeants chinois laisseraient-ils le renminbi en rythme annualisé s'apprécier de 9 % par rapport au dollar, si la Chine se trouvait au bord de la récession ? »

La fin annoncée du QE3 : une véritable incidence sur le marché, mais pas forcément celle que l'on croit

La prise de conscience par la communauté financière à la lecture des minutes du dernier comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) que le Quantitative Easing 3 (QE3) ne serait pas éternel constitue un événement d'importance. Eric Chaney s'inscrit cependant en faux contre certaines conclusions quant aux répercussions de la fin du QE3. « Selon une idée simpliste, puisque les marchés actions et les marchés obligataires ont tiré immensément parti du Quantitative Easing de la Fed, son achèvement devrait s'avérer négative pour l'un comme pour l'autre. Si nous sommes d'accord pour reconnaitre une incidence négative sur les obligations, nous ne sommes pas du tout de cet avis en ce qui concerne les actions» et cela bien qu'au terme des QE1 et QE2 les actions aient piqué du nez de 15 % et que le VIX, l'indice de volatilité soit remonté à 40-50.

Cette fois, c'est différent

Pourquoi en irait-il différemment avec le QE3 ?

Parce que cette fois, à en croire Eric Chaney, la FED fermera le robinet des liquidités graduellement. Du reste, les membres du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine n'évoquent pour l'heure qu'une réduction de la taille des achats d'actifs. Par ailleurs, Ben Bernanke a conditionné les changements dans la politique monétaire américaine à des améliorations durables du marché de l'emploi outre-Atlantique.

Ces conditions mises à la fin du QE3 impliquent pour le patron de la recherche d'AXA IM que la fin progressive du QE3 devrait être non pas « baissière » mais « haussière » pour les profits des entreprises car si l'économie ne s'en tire pas trop bien, le FOMC peut reporter la fin graduelle des achats d'actifs ou même réinjecter des liquidités. « Ce qui serait positif pour les actions. De même si les achats d'actifs se réduisent, « cela serait le signe que l'économie et par conséquent les profits devraient bien se tenir, ce qui, encore une fois, est bon pour les actions, mais cette fois pour des raisons fondamentales. »

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