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Indépendance et Expansion : le meilleur fonds Small et Mid Caps sur 1, 3 et 5 ans au microscope de la Rédac

02/07/2014 - 17:00 - Sicavonline (mis à jour le : 21/01/2016 - 15:38)



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Indépendance et Expansion : le meilleur fonds Small et Mid Caps sur 1, 3 et 5 ans au microscope de la Rédac

Les gérants en mesure de se prévaloir d'une hausse de + 1363 % de la valeur liquidative de leur fonds Actions en moins de 22 ans (soit une hausse moyenne de + 13,11 % chaque année !) ne courent guère les rues. William Higgons fait partie de cette espèce rare avec son fonds Indépendance et Expansion Small Caps A(C) (LU0131510165). Indiscutablement un gérant qui bat le CAC 40... et comment !

Avis de la rédaction Les (+) Un fonds avec un historique de performance plus que solide Une méthode de gestion « Value » originale permettant de se positionner différemment sur les Actions Un gérant qui ne dévie pas de sa route Les (-) Un investissement dans des valeurs peu liquides Des conditions de sortie très restrictives

Indépendance et Expansion A (C), au top du top


Depuis que William Higgons l'a pris en main le 1er septembre 1992, le fonds de Stanwahr totalise pas moins de +1363 % de gains, ce qui équivaut à une performance annuelle moyenne de +13,11 % (1). Indépendance et Expansion A (C) est aujourd'hui en tête des palmarès sur 1,3 et 5 dans des fonds Actions France petites et moyennes capitalisations avec des performances de + 76,37 %, +105,90 %, +203,96 %(2). Sur 10 ans, seul Moneta Microcaps de Romain Burnand parvient à lui souffler la première marche du podium avec une performance de +325,76 %(3). Mais en signant une progression de +249,76 %, Indépendance et Expansion A (C) parvient tout de même à reléguer à la troisième place HSBC Small Cap France (+207,51 %)(4).

Que trouve-t-on dans Indépendance et Expansion A (C) ?


Comme indiqué ci-dessus, le portefeuille d'Indépendance et Expansion A (C) se concentre autour de 40 Small et Midcaps françaises environ, mais avec toutefois un spectre de capitalisations particulièrement étendu, puisque la plus petite d'entre elles pèse une vingtaine de millions d'euros quand d'autres frôlent les 5 milliards d'euros de valorisation boursière.

Indépendance et Expansion A (C), un fonds forgé par William Higgons


Quand la sagesse boursière prétend qu'« acheter un fonds revient (souvent) à acheter la personnalité d'un gérant », cette remarque revêt davantage de relief lorsqu'il s'agit d' Indépendance et Expansion A (C). Car ce fonds dédié aux Small et Mid Caps est singulièrement forgé par les principes de gestion qu'applique rigoureusement son gérant depuis près de 22 ans. Certes, William Higgons est un investisseur Value, qui n'aime rien tant que payer le moins cher possible les sociétés composant son portefeuille, mais s'il suffisait de se porter sur les valeurs décotées pour obtenir des performances analogues aux siennes, il y a fort à parier que le gérant d' Indépendance et Expansion A (C) n'aurait pas eu le loisir de se distinguer. William Higgons est tout d'abord un gérant de convictions. Les 13 premières lignes d' Indépendance et Expansion A (C) pèsent communément 50 % de son actif. Les principales positions flirtent chacune avec les 10 % du portefeuille, car selon le président de Stanwahr « une des clefs du succès de la réussite en bourse est de savoir conserver les lignes qui montent. » De fait, Indépendance et Expansion A (C) qui n'investit que rarement plus de 3 à 4 % de son actif dans une société n'hésite pas à laisser celle-ci prendre une place croissante au sein du portefeuille à mesure que son cours de bourse progresse. Mais résumer la méthode Higgons à une gestion de convictions comme il en existe tant d'autres serait un peu court. La différence se joue en partie du côté du mode de sélection des titres du portefeuille. Le gérant d' Indépendance et Expansion A (C) opère un tri quantitatif préalable afin de déterminer les valeurs éligibles. Ce tri s'effectue en vertu d'un critère premier : la faiblesse du ratio de prix/cash flow. Cet indicateur de valorisation n'est au dire de William Higgons pas le plus pris en considération par les investisseurs, or, estime-t-il « il vaut mieux regarder des choses que personnes ne regardent si vous voulez gagner de l'argent. » William Higgons s'assigne comme objectif de trouver des sociétés présentant une décote de 25 % par rapport à ce critère de prix/autofinancement. Cependant pour que la surperformance sur longue période du fonds soit vraiment caractérisée encore faut-il, à en croire le président de Stanwahr, combiner la décote à la sélection de sociétés générant des rentabilités des capitaux engagés élevées. A ces filtres de valorisation et de rentabilité s'en superpose un ultime : le refus de William Higgons d'investir dans des sociétés dont il n'aime pas les dirigeants.

Indépendance et Expansion A (C), une gestion chanceuse ?


La performance stupéfiante dont Indépendance et Expansion A (C) est en droit de se prévaloir procède-t-elle davantage du concours de circonstances que de la méthode ? Cette question sacrilège, certains n'hésitent pas à la poser au regard d'une année 2013 hors normes, au cours de laquelle Indépendance et Expansion A (C) a vu sa valeur liquidative progresser de +66 %, une performance qui lui a permis de distancer dans les grandes largeurs des références de son univers de gestion telles que HSBC Small Caps France (+45 %) ou Moneta Micro Caps (+41 %) du non moins remarquable Romain Burnand. Les aigrefins prêts à chercher poux sur le crâne d'un chauve soulignent aussi qu'Indépendance et Expansion A (C) ne surperformait guère lors des cinq premières années de la « mandature » Higgons. Ce qui est un fait. Entre le 1er septembre 1992 et le 1er septembre 1997, le fonds n'a signé une performance cumulée que de + 56,56 %, soit du +9,37 % annualisé, contre +120,11 % pour la moyenne des fonds de sa catégorie ou exprimé différemment du +17,08 % annuel !!! William Higgons explique cette performance en décalage avec son historique par le très fort niveau de liquidités au sein d'Indépendance et Expansion A (C) lorsqu'il en reprit la gestion en septembre 1992. Celles-ci atteignaient alors 50 % de l'encours. Il a fallu les investir progressivement, et ce faisant consentir à prendre du retard vis-à-vis de la concurrence avant que les semailles ne portent leurs fruits. On notera que les cinq années qui suivirent sonnèrent comme une belle revanche. La bulle internet et la frénésie provoquée pas la nouvelle économie ont laissé de marbre un William Higgons infailliblement respectueux de ses dogmes de gestion. Snobant irrévocablement les valeurs TMT, il traversa la bulle et ses douloureux contrecoups de la plus belle des manières. Entre le 1er septembre 1997 et le 1er septembre 2002, Indépendance et Expansion A (C) cumula +81,5 % de gains (+12,65 % de performance annualisée). Dans le même temps, les fonds de sa catégorie avaient ravalé de leur superbe, leur performance moyenne ne s'élevant plus qu'à +30,14 %, soit quatre fois moins que lors du précédent quinquennat (voir plus haut). Voilà pour le passé lointain. En ce qui concerne le plus récent -l'année 2013- le gérant d'Indépendance et Expansion A (C) reconnait que la réussite lui a souri. «J'ai eu de la chance, » admet-il humblement. Alors que d'ordinaire sa surperformance se construit deux années sur trois grâce à « une valeur du portefeuille qui sort du lot et est revalorisée violemment par le marché », en 2013 Indépendance et Expansion A (C) en compta quatre blockbusters... De quoi effectivement distancer les petits camarades... Et si l'on doit vraiment pointer une période où la performance ne fut pas à la hauteur des attentes de son gérant lui-même, le cycle de 2009 à 2012 est celui-là : «J'étais sorti de 2008 en me disant que les gens allaient privilégier les valeurs qui étaient restées bénéficiaires en 2008, ce qui est un signe de qualité, » se rappelle William Higgons « J'ai eu faux tout car, d'après moi, les gens prudents sont sortis de la bourse ou du moins n'ont rien acheté et ne sont restés que les vrais spielers qui ont préféré racheter des valeurs de retournement telles que Pinguely Haulotte : la société perdait de l'argent mais son cours de bourse a été multiplié par quatre. » Il n'en demeure pas moins que la méthode Higgons a fait ses preuves dans le temps. Si l'on s'en tient à la période de vingt ans courant du 1er septembre 1992 au 1er septembre 2012 et que l'on exclut de facto l'exceptionnel cru de 2013, Indépendance et Expansion A (C) devance encore largement ses pairs, puisqu'il totalise une hausse de + 548,80 % soit un retour annuel moyen à ses souscripteurs sur cette période de + 9,79 %, à comparer avec les + 356,75 % de gains moyens de la catégorie des fonds Actions France petites et moyennes capitalisations (+7,89 % annuel). On a vu moins flatteur...

Indépendance et Expansion A (C), pour qui ?


Mais reconnaître la capacité d' Indépendance et Expansion A (C) à surperformer ne signifie pas que ce fonds soit destiné à tous. Premièrement, il ne s'adresse qu'à ceux prêts à confier leur argent à un gérant irrémédiablement attiré par les titres les plus malaimés ou oubliés de la cote. La méthode a beau avoir démontré son efficacité il est assez ardu de s'abstraire de l'idée que mieux vaut avoir tort avec la meute que raison tout seul. Par ailleurs, mettre son argent dans Indépendance et Expansion A (C) équivaut à le placer dans les sociétés les moins liquides de la bourse de Paris (ce n'est pas pour rien que nous parlons de malaimées ou d'oubliées). Le corollaire en est que les conditions de sortie d'Indépendance et Expansion A (C) sont plutôt draconiennes. Afin d'éviter que le rachat de ses parts ne contraigne à vendre des positions dans de mauvaises conditions, il n'est possible pour un souscripteur de sortir d'Indépendance et Expansion A (C) que tous les 15 jours. En outre, des frais de 2 % seront prélevés si la société de gestion est prévenue de la demande de rachat moins d'un mois avant la date de sortie. Ces règles peuvent freiner le désir de souscription. Mais encore une fois, Indépendance et Expansion A (C) n'est pas fait pour tous. Mais pour ceux que la bourse n'effraie pas et en parfait accord avec la méthodologie d'un gérant singulier qui cultive l'amour éperdu de la décote tout en ne s'effrayant pas de conserver en portefeuille des titres ayant quintuplé... Mais il est vrai que le prix et la valorisation sont deux choses distinctes.

Indépendance et Expansion A (C), maintenant ?


Acheter Indépendance et Expansion A (C) aujourd'hui au regard du parcours accompli en 2013 et surtout de la valorisation des marchés pourrait paraître audacieux, William Higgons l'admet bien volontiers tout en précisant toutefois que son avis compte peu, puisqu'il pensait à l'identique à l'orée de 2013 et que le fonds n'en a pas moins brillé. Investir en bourse est toujours un risque. L'une des façons de le minorer dans la durée consiste à s'en remettre à un gérant aux méthodes de gestion éprouvées. C'est ici le cas.

Indépendance et Expansion A (C), à quelle hauteur dans un portefeuille ?


Indépendance et Expansion A (C) peut représenter jusqu'à 10 % de la poche Actions d'un portefeuille équilibré, soit 5 % de l'encours total de celui-ci. Sous réserve bien sûr d'accepter la liquidité contingentée d'icelui et de rechercher une diversification via une approche singulière... mais payante dans la durée. (1) Performance arrêtée au 10 juin 2014. (2) Performance arrêtée au 24 juin 2014. (3) Performance arrêtée au 22 juin 2014. (4) Performance arrêtée au 26 juin 2014. Afin d'en savoir plus sur les convictions du moment de William Higgons, Indépendance et Expansion A(C), visionnez ci-dessous son interview vidéo dans Ces Gérants qui battent le CAC :


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