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Bourse : vers un remake haussier de 2012 ?

02/12/2014 - 14:24 - Sicavonline



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Pour Eric Turjeman, directeur adjoint mondial des Gestions Actions chez Amundi, les investisseurs ont toutes les bonnes raisons de se porter sur les Actions. 


Les propos tenus par Mario Draghi le 21 novembre ont électrisé les marchés boursiers un peu partout en Europe.

A Paris le CAC 40 a bondi de 2,67 %. Le DAX a Francfort n'a pas été en reste en signant une hausse de 2,62 %, tandis que Madrid et Milan clôturaient sur des envolées de 3,05 % et 3,88 %.

Le patron de la BCE a encore une fois su avoir le verbe juste et revigorer l'ardeur des investisseurs.

« Nous mettrons tout en œuvre pour faire remonter aussi rapidement que possible l'inflation et les anticipations d'inflation (…) . Si la trajectoire actuelle de notre politique ne s'avérait pas assez effective pour ce faire, ou si de nouveaux risques se concrétisaient pour les perspectives d'inflation, nous (…) élargirions davantage encore les canaux par lesquels nous intervenons, en modifiant l'ampleur, le rythme et la composition de nos achats, » a déclaré le président de la Banque Centrale Européenne.

En affichant son volontarisme et sa détermination,  Mario Draghi a convaincu la communauté financière qu'il ferait tout ce qui serait en son pouvoir afin de contrer le péril déflationniste qui plane sur la zone euro.

Ce nouveau "whatever it takes" aura-t-il la même incidence positive sur le parcours des marchés boursiers que celui de l'été 2012 ? On se souvient qu'au moment où le monde voyait la zone euro se disloquer Mario Draghi s'était érigé en rempart inexpugnable de la monnaie unique en soutenant qu'il ferait tout ce qui serait nécessaire pour préserver l'euro, et que ce serait largement suffisant.

Cette assurance avait permis au CAC 40 de briller (entre le 31 mai 2012 et le 5 juin 2014, il s'est adjugé 52 % !!!). La bourse de Paris et ses homologues du Vieux Continent se dirigent-elles vers un bis repetita aussi heureux en 2014 et 2015 ?

Une situation optimale pour les Actions européennes

En tout cas à en croire Eric Turjeman, le directeur Adjoint Mondial des Gestions Actions d'Amundi, la situation est optimale pour les marchés  boursiers. Tout d'abord, parce que Mario Draghi «continue à dire ce qu'il va faire, ce qui a une influence très positive pour les marchés Actions.»

Mais l'expert d'Amundi va plus loin. Une croissance mondiale pas franchement à la hauteur des espérances du début d'année constitue même une raison supplémentaire de croire aux Actions européennes.

«La croissance mondiale a déçu, mais si j'étais cynique, je dirais qu'elle se situe au niveau qui convient,» estime Eric Turjeman, qui précise : «La croissance mondiale tourne autour de 3 à 3,5 %. Elle est suffisamment forte pour qu'on n'évoque pas le risque d'une récession qui entraînerait une baisse des profits. A contrario, elle n'est pas suffisamment forte pour entraîner un changement d'attitude des banques centrales partout dans le monde.» Car devant une croissance si raisonnable, ces dernières n'ont à l'évidence aucune raison de précipiter le durcissement de leur politique monétaire via les hausses de taux.

Au contraire, comme le souligne Eric Turjeman, «on a un niveau de croissance qui permet [aux banques centrales ] de maintenir des taux très, très, très bas, et aux entreprises, de maintenir leurs profits et leurs dividendes.»

Toutefois, ces 3 % de croissance mondiale sont plus que suffisants pour entretenir l'attrait des Actions européennes.

«Plus de la moitié des bénéfices et plus de la moitié des chiffres d'affaires des entreprises européennes sont réalisés en dehors de l'Europe, qui est la zone économique la plus molle du globe. Cela signifie que les profits des entreprises européennes sont liés à la croissance mondiale et non pas à la croissance européenne. De fait, tant que la croissance mondiale est au moins de 3 %, on a des profits qui d'une année à l'autre se tiennent et par conséquent des dividendes qui se tiennent et qui progressent, » insiste Eric Turjeman qui rappelle que les dividendes en Europe fournissent en moyenne un rendement de 3,5 % à rapporter à celui famélique des marchés obligataires qui ne proposent plus que «des taux courts à zéro et des taux longs à 1 %. »

Les investisseurs ont donc tout intérêt à préférer les Actions aux obligations, d'autant qu'au dire du directeur adjoint mondial des Gestions Actions d'Amundi, rien, a priori, ne devrait faire remonter les taux à brève échéance et ainsi rehausser l'attractivité du marché obligataire aux dépens des Actions.

En effet, la vigueur des taux procède tout à la fois du niveau de l'inflation (aujourd'hui plus que contenue), de la croissance (pour l'heure, trop faible en Europe, pour qu'elle constitue un sujet), et du risque et de la rémunération proportionnelle qu'il réclame –or quand la BCE indique aux créanciers qu'elle les remboursera quoi qu'il arrive, elle écrase le risque et limite donc la rémunération qu'il induit.

Si, par conséquent, l'avantage compétitif au sein des classes d'actifs échoit indubitablement aux Actions, quel potentiel s'ouvre à celles-ci ? Des performances analogues à celles de 2012 sont-elles concevables ?

2014 n'est pas 2012

Eric Turjeman relève des différences de taille entre les contextes de 2012 et 2014.  

«En 2012, la bourse en Europe était à des niveaux de valorisation très, très faibles puisque l'on était en train de valoriser l'éclatement de la zone euro. » Les marchés entérinaient alors le fait que la Grèce ne soit plus membre de zone monétaire et s'interrogeaient sur qui de l'Italie ou de l'Espagne lui emboiterait le pas la première. Cette vision dantesque avait mené à des PER moyens de 8 ou 9.

Aujourd'hui, les Actions mondiales naviguent sur des plus hauts historiques, puisque leur indice de référence, le MSCI World a «dépassé les plus hauts de 2000 et de 2007.» Néanmoins, l'expert d'Amundi juge que la valorisation des marchés n'est pour autant pas excessive. Elle reflète la réduction de la prime de risque sur les Actions  de même que les profits générés par les entreprises ces dernières années. Des profits qui pourraient croître significativement en 2014.

«Depuis trois ans, les analystes annoncent invariablement 10 % de [progression des bénéfices] et on finit à zéro en fin d'année, ce qui veut dire que les profits sont au même niveau que l'année précédente. Je suis cette fois plus optimiste,» confesse Eric Turjeman. «on a désormais l'effet de la baisse de l'euro face au dollar. Cela devrait assez mécaniquement augmenter les profits de 7 à 8 %. Dans ces conditions, je pense que le + 10 % annoncé en janvier coïncidera avec le + 10 % qu'on aura en fin d'année.»

De quoi accroître la compétitivité des actions face aux obligations.

Afin de découvrir l'intégralité des vues d'Eric Turjeman (Amundi) sur les perspectives et les risques pour son scénario favorable aux Actions Européennes, cliquez sur la vidéo ci-dessus.

© Synapses. Les contenus (vidéos, articles) produits par Synapses font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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