1. Accueil
  2. >
  3. Bourse & Sicav
  4. >
  5. L'économie pour investir
  6. >
  7. CAC 40 : sonnez hautbois, résonnez musettes... pourquoi le début 2015 sera compliqué avant une seconde partie d'année en fanfare

CAC 40 : sonnez hautbois, résonnez musettes... pourquoi le début 2015 sera compliqué avant une seconde partie d'année en fanfare

24/12/2014 - 09:31 - Sicavonline (mis à jour le : 13/04/2015 - 10:16)



Lettre d'info gratuite
Newsletter Sicavonline
 
Imprimer cet article
Imprimer article Sicavonline
 
Augmenter la taille du texte
Augmenter taille texte Sicavonline
 
Réduire la taille du texte
Reduire taille texte Sicavonline
 
Envoyer cet article
Partage Sicavonline
 
Fil RSS Sicavonline
Flux rss Sicavonline
 
Partager sur Facebook
Facebook Sicavonline
 
Publier sur Twitter
Twitter Sicavonline
 
Suivre @sicavonline
Suivre Sicavonline




Sébastien Korchia, directeur des Gestions Actions chez Meeschaert AM, anticipe un début d’année complexe avant une seconde partie très positive pour le CAC 40 et les indices boursiers européens. Il nous explique pourquoi.


Venu fin octobre sur le plateau TV de Sicavonline répondre aux questions de Vincent Bezault, Sébastien Korchia, le directeur des Gestions Actions de Meeschaert AM, avait vu juste en pronostiquant l'enfermement du CAC 40 jusqu'à la fin de l'année dans un corridor borné par la zone des 3900 et celle des 4300 points. 

Un double argument fondait cette vision prémonitoire : l'absence pour l'heure de suffisamment de facteurs de soutien autorisant une sortie du CAC 40 par le haut dudit canal, mais parallèlement un filet de sécurité empêchant tout retour en tendance baissière, filet de sécurité se résumant à la conviction que la BCE ne demeurerait pas les bras ballants si la situation sur les marchés venait à dégénérer. 

Deux mois se sont écoulés, et si comme l'envisageait l'expert de Meeschaert AM, les fluctuations du CAC 40 sont restées globalement contenues dans le couloir des 3900 et 4300 points, certains événements se sont depuis produits qui altèrent peut-être les termes de l'équation. 

Dans ces conditions l'entame de 2015 sera-t-elle de la même eau que la fin de 2014 ou diablement autre ?

Un débat qui continuera d'animer la bourse début 2015

Une chose est certaine aux yeux du patron des Gestions Actions de Meeschaert AM, le débat persiste.  

« Quand dans une séquence de quelques jours vous connaissez la plus mauvaise semaine des indices depuis trois ans et que,  juste après, la bourse signe sa meilleure journée de l'année, cela vous montre bien qu'aujourd'hui le marché est incapable de trancher entre des informations extrêmement importantes lui disant si l'on repart en tendance haussière ou éventuellement en tendance baissière, » constate Sébastien Korchia, pour qui les investisseurs fantasment par trop quant à une intervention massive de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Fin octobre « les investisseurs imaginaient que la banque centrale allait intervenir et qu'elle le ferait de manière massive en forme de QE souverain [NDLR : la BCE achèterait de la dette d'Etat], le Graal du Graal pour la communauté financière. (…)  Finalement c'est au moins reporté à fin janvier et peut-être même plus…. » car, comme se plaît à le rappeler celui qui est aussi le gérant de MAM Entreprises Familiales, le marché avait fait beaucoup d'impasses sur les problématiques juridiques et politiques de mise en place du QE. 

En outre, les investisseurs devraient se garder de trop s'enthousiasmer pour le Quantitative Easing que pourrait bientôt décréter la BCE. A l'évidence, selon le Directeur des Gestions Actions de Meeschaert AM,  « il y a faire le QE et puis faire en sorte que ce QE soit efficace, car ce qui est efficace chez les uns, je pense aux Américains voire aux Anglais, ne l'est pas chez les Japonais, et il existe des études internes à la BCE qui montrent que sur le sujet de l'inflation, –et si en Europe on fait un QE, c'est bien pour éviter la déflation– les effets théoriques seraient plus que discutables. »

Par conséquent, s'il est indiscutable qu'un quantitative easing à la mode BCE galvaniserait les marchés Actions européens, les doutes quant à son efficacité économique risquent fort d'entretenir le débat qui règne sur les marchés boursiers.

Le pétrole, nouvelle variable dans l'équation

Si les investisseurs se contentaient depuis l'été de suivre à la trace les indications de la BCE et de son président Mario Draghi comme les rois Mages l'étoile du Berger, la fin d'année avec l'accélération de la baisse des cours du pétrole a brouillé quelque peu leur compréhension de l'environnement. 

A raison, d'après Sébastien Korchia, qui estime que ceux qui ne veulent voir dans l'effondrement des cours du brut qu'une bouffée d'oxygène diablement salutaire pour l'économie européenne et leurs contradicteurs qui considèrent que la chute des prix de l'or noir est trop brutale pour ne pas faire de dégâts au plan économique ont tous juste : « Les deux camps ont raison. Il s'agit juste d'une question de temps et d'effet. Effet court-terme et effet moyen-terme. »

Pour le gérant de Meeschaert  AM , l'incidence du repli rapide et spectaculaire des cours du pétrole sera a priori négative  en première instance : « Ce n'est pas la même chose de voir le pétrole passer de 100 $ le baril à 50 $ en deux ans qu'en trois ou quatre mois. Sur une période aussi brève, on appelle cela un choc, en l'occurrence un contre-choc, puisque nous sommes dans un mouvement de baisse des prix et non de hausse, et qui dit choc ou contre-choc dit trauma, dit dégâts, dit déstabilisation. »

Une déstabilisation qui se manifeste tout d'abord via la chute des indices en raison de leur forte composante pétrolière – Total a ainsi considérablement lesté les performances du CAC 40 lorsque de 'angoisse étreignit la bourse ces dernières semaines. 

Mais la déstabilisation s'avère aussi, de l'avis de Sébastien Korchia, de nature géo-économico stratégique, avec une Russie dont le rouble « ne vaut plus un kopeck » et qui s'engage dans « une  récession profonde » tout en risquant de prendre dans ses remous d'autres économies comme celle de l'Allemagne ; et puis plus à l'ouest, avec le Vénézuela ou le Brésil –dont la manne pétrolière devait le hisser parmi les grands– qui eux aussi vacillent …  quant aux Etats-Unis dont  le retour à la prospérité repose pour beaucoup sur l'avènement du pétrole de schiste, ses certitudes se retrouvent de nouveau discutées à court-terme.

Un alignement de planètes extrêmement favorable à moyen-terme

En revanche, à moyen-terme, les effets bénéfiques de l'ample recul des cours du brut primeront à en croire le directeur des Gestions Actions de Meeschaert AM.

Le contre-choc pétrolier en restituant du pouvoir d'achat au consommateur et permettant aux entreprises d'améliorer leurs marges « va être non pas un petit mais un gros plus pour l'économie européenne, les bénéfices des entreprises et la bourse in fine. Rien qu'en France, la baisse du pétrole équivaut à un second CICE, soit 30 à 40 milliards d'euros, ce n'est pas négligeable ! »

A cette aubaine qui ne produira ses pleins effets que dans quelques mois, viennent se rajouter d'autres atouts pour les marchés Actions : la baisse de l'euro qui bien qu'atténuant les bénéfices du repli des prix pétroliers profitera aux bénéfices des exportateurs ;  la faiblesse durable des taux d'intérêt à laquelle pourvoira encore une BCE qui devrait bien se résoudre en 2015 à enclencher ses achats de dette.

Sébastien Korchia voit là « un alignement de planètes extrêmement favorables pour la zone euro, et donc la bourse européenne »,  mais qui donnera sa pleine mesure  « au cours du 2nd semestre, peut-être même dès le 2e trimestre 2015. »

Un premier trimestre 2015 heurté pour la bourse et le CAC 40 ?

Mais avant cela, le patron des Gestions de Meeschaert AM prévient qu'il faudra franchir le cap du 1er trimestre.  « Le 1er trimestre 2015 a toutes les raisons d'être dans la lignée de ce que nous connaissons actuellement, c'est-à-dire un débat absolument pas tranché qui peut se complexifier à loisir à court-terme en fonction des résultats de l'élection présidentielle en Grèce, d'un possible décalage des annonces de la BCE, et puis aussi du fait des mouvements erratiques des devises et du pétrole. »

Cependant Sébastien Korchia que le jeu du pronostic n'effraie pas se veut précis : « j'imagine un début d'année très positif avec «  l'effet janvier » (statistiquement on sait qu'il marche assez fréquemment puisqu'il découle des prises de position du début d'année et d'une forme d'optimisme, optimisme qui en l'espèce sera entretenu par l'espoir de l'annonce prochaine de l'intervention de la BCE) avant que le marché ne retombe dans le débat qui le préoccupe aujourd'hui, parce qu'il ne dispose pas de tous les éléments pour le conclure, débat qui ne sera donc tranché qu'avec cet alignement de planètes favorable ( baisse de l'euro, recul du prix des matières premières, BCE)  qui nous emmènera au bout du compte  vers une année 2015 positive voire très positive. »

En cette période de vœux, acceptons-en l'augure.

Afin de voir l'interview de Sébastien Korchia, cliquez sur la vidéo ci-dessus. 

© Synapses. Les contenus (vidéos, articles) produits par Synapses font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



A lire autour du sujet "CAC 40 : sonnez hautbois, résonnez musettes... pourquoi le début 2015 sera compliqué avant une seconde partie d'année en fanfare" :




Lettre d'info gratuite
Newsletter Sicavonline
 
Imprimer cet article
Imprimer article Sicavonline
 
Augmenter la taille du texte
Augmenter taille texte Sicavonline
 
Réduire la taille du texte
Reduire taille texte Sicavonline
 
Envoyer cet article
Partage Sicavonline
 
Fil RSS Sicavonline
Flux rss Sicavonline
 
Partager sur Facebook
Facebook Sicavonline
 
Publier sur Twitter
Twitter Sicavonline
 
Suivre @sicavonline
Suivre Sicavonline




Abonnez-vous à notre newsletter
Pour mieux comprendre les stratégies financières et patrimoniales gagnantes, abonnez-vous :
En savoir +

Articles les plus lus


Abonnez-vous à notre newsletter
Pour mieux comprendre les stratégies financières et patrimoniales gagnantes, abonnez-vous :
En savoir +

SICAV et FCP les plus vus

Retrouvez sur Sicavonline

Assurance vie KOMPOZ KOMPOZ un contrat collectif d'assurance vie, accessible dès 500€, parmi les moins chers du marché. +700 supports d'investissement. Vos frais s'adaptent à vos choix d'investissement.
Assurance vie Futura Vie Le contrat d'assurance vie FUTURA VIE propose plus de 200 supports d'investissement en unités de compte, dont une gamme de plus de 20 supports immobiliers.

Investir en SCPI Grâce aux SCPI sélectionnées par Sicavonline, investissez dans l'immobilier à partir de 200 €, préparez vos revenus de demain et réduisez vos impôts. Découvrez les SCPI à crédit
Compte-titres A court ou long terme, avec plus de 3 700 Sicav et FCP disponibles, le compte titres est le support idéal pour développer votre capital.

INVESTIR AVEC SICAVONLINE

Souscription sicavonline

SOUSCRIPTION EN LIGNE

Plus besoin de remplir à la main tous les bulletins de souscription grâce à la pré-saisie ! Gagnez en rapidité et en efficacité.

Expert en gestion privée sicavonline

UNE ÉQUIPE EXPÉRIMENTÉE
 ET PASSIONNÉE

Nos experts analysent et sélectionnent des produits de Capital Investissement, SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) et OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) 

Contacter Sicavonline

DES PROFESSIONNELS
A VOTRE ECOUTE

Nos experts sont à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches du lundi au vendredi :  01 73 60 03 45
(appel gratuit)