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Olivier Delamarche : « le sage montre la lune, l'idiot regarde l'euro »

18/03/2015 - 14:45 - Sicavonline (mis à jour le : 13/04/2015 - 12:11)



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Pour Olivier Delamarche, associé-gérant de Platinium Gestion et membre des Econoclastes.fr, les devises sont le véritable sujet. Et si d’aucuns se réjouissent de la baisse de l’euro, ils ont tort.


Olivier Delamarche, associé-gérant de Platinium Gestion et membre des Econoclastes.fr, est un contrariant. Alors que pas un jour ne se passe sans qu'un commentaire autorisé vienne saluer les bienfaits de la baisse de l'euro face au dollar, il relativise grandement la manière dont celle-ci influe positivement sur l'activité en zone Euro. 

La baisse de l'euro, une panacée, vraiment ?


« L'impact de la baisse de la monnaie de la zone euro n'est pas aussi positif qu'on le prétend, » juge Olivier Delamarche. « Entre 60 et 70 % des exportations des pays européens sont réalisées à l'intérieur de la zone euro. Que l'euro se valorise ou se déprécie ne change pas grand-chose [pour les sociétés qui commercent au sein de la zone]. Seules les exportations hors zone euro sont affectées par la baisse de l'euro. »

L'associé-gérant de Platinium Gestion estime en outre que les grandes sociétés exportatrices ne sont pas aussi bien loties que la vulgate des marchés le laisserait accroire.

« On continue à se référer à des modèles économiques datant d'une centaine d'années alors que le comportement des agents économiques a considérablement évolué, » indique Olivier Delamarche. «  Aujourd'hui, le modèle selon lequel les sociétés fabriquent leurs produits en France puis les exportent est révolu. Actuellement, les grandes sociétés exportatrices ont, pour la plupart, implanté leurs unités de production là où elles vendent leurs produits, il n'y a donc pas d'effet change. »

« D'autres sociétés exportatrices sont uniquement des assembleurs, » poursuit l'Econoclaste Delamarche. « Elles achètent les composants dans d'autres pays. Du coup, la dépréciation de leur devise locale les pénalise parce que leurs coûts de production sont facturés dans une autre devise. »

Une baisse de l'euro signifiante


Olivier Delamarche ne se contente pas de nuancer l'apport de la baisse de l'euro à l'économie. A l'en croire, la dépréciation de la devise européenne est en elle-même gravide de menaces.

« Si la valeur de la monnaie d'un pays s'écroule, c'est comme lorsqu'une action d'une société s'écroule : il ne s'agit pas en soi d'une bonne nouvelle [car] il y a des raisons pour lesquelles [une devise] s'écroule. » Et Olivier Delamarche d'estimer que la dépréciation de l'euro sanctionne au premier chef « un risque d'éclatement, un risque (…) de croissance très faible voire de récession. »

Qui plus est, l'appréciation du dollar face à l'euro ne procéderait, selon lui, en rien de la perspective d'un écartement accru des politiques monétaires européenne et américaine.

« Je suis persuadé que Janet Yellen ne remontera pas ses taux et est même prête à dégainer un QE4 au moindre accident sur les marchés, » persiste et signe Olivier Delamarche pour qui l'engouement des investisseurs pour le dollar tient avant tout au statut de valeur refuge du billet vert à l'heure où des interrogations demeurent quant à la survie de l'euro.

« Est ce que l'euro ne va pas éclater à l'occasion d'une sortie de la Grèce ?, » se demande L'Econoclaste « et est-ce que derrière une sortie de la Grèce, on ne va pas avoir les Portugais qui vont lever la main en disant et moi ? Puis les Espagnols et les Italiens ? »

Mais au dire d'Olivier Delamarche, c'est le système monétaire mondial dans son entier qui donne de la gîte.

Le système monétaire mondial, l'imbécile et le doigt


« Le système monétaire est aujourd'hui sens dessus dessous. On sent bien que quelque chose ne va pas. On a un dollar qui est en totale suprématie alors qu'économiquement [ce n'est pas justifié]. (…) Le yuan est quant à lui absent du système monétaire international alors que la Chine fait quand même une bonne partie de la croissance mondiale même si on y note un ralentissement. Par ailleurs, actuellement vous avez un euro qui est à l'agonie, et idem pour le yen… »

Se concentrer sur la baisse de l'euro constitue d'après Olivier Delamarche une manière de cécité : « C'est toujours la même chose (…) On dit quand le sage montre la lune, le crétin regarde le doigt. Nous sommes tous des crétins aujourd'hui. Nous regardons le doigt, le truc le plus facile, on se focalise sur la baisse de l'euro, (…) sur la Grèce, –va-t-elle sortir ou non de la zone euro ?–, (…), et puis pendant ce temps-là on a des nouvelles qui sont en permanence catastrophiques au Japon. »

L'impasse nippone


Le débat qui agite la BoJ (NDLR : la banque centrale du Japon] au sujet de la baisse du Yen exprime la gravité de la situation dans l'archipel nippon de l'avis de l'associé-gérant de Platinium Gestion.  «  certains membres de la BoJ disent [dorénavant] que la baisse du yen n'était pas (…) une bonne idée. Malheureusement, (…) et c'est bien le problème du QE et de toutes ces politiques [monétaires hyper-accommodantes], c'est qu'une fois que vous avez mis le doigt dedans, c'est terminé, vous êtes obligé d'aller jusqu'au bout. »

Selon Olivier Delamarche, aucune échappatoire ne se présente aux Japonais. Les achats de dette souveraine et d'Actions japonaises sont le fait à 70 % de la banque centrale du Japon et du fonds souverain nippon. Le japon avec « un déficit budgétaire de 7% à 10 % par an, une population vieillissante qui ne peut pas reconstituer d'épargne, (…) des prix importés qui ont flambé –car M. Abe avait oublié un tout petit détail c'est que les Japonais vivent sur une île et que par conséquent ils importent beaucoup (…) » se trouve dans une passe d'autant plus difficile que les ménages nippons ne sont plus financièrement en mesure d'acheter de la dette japonaise. « Tout cela veut dire que [la BoJ] est condamnée à en remettre un peu plus chaque année sur la table. »

« Cela veut dire, » prophétise Olivier Delamarche, « que le yen va continuer de se déprécier jusqu'au moment où il y aura une perte de confiance totale dans la monnaie. Ce qui s'est passé en Argentine se produira au Japon aussi sûr que deux et deux font quatre. Et un lundi matin vous allez trouver les banques fermées et le yen japonais ne vaudra plus rien. C'est quand même la troisième économie du monde ça risque de faire des dégâts. »

Un panier de quelques devises à privilégier


Cette vision eschatologique n'interdit pas les choix d'investissement pour l'associé-gérant de Platinium Gestion qui souligne qu'« aujourd'hui, vous avez quand même un certain nombre de pays qui ne sont pas endettés, qui n'ont pas fait marcher la planche à billets. »

Voilà pourquoi, à côté du dollar U.S. dont le statut de valeur refuge ne se dément pas et nonobstant les doutes qu'il nourrit à l'égard de la croissance américaine, Olivier Delamarche tend à privilégier dans ses portefeuilles le dollar de Singapour, le dollar australien, « malgré le ralentissement chinois et la baisse des matières premières », et le « dollar hongkongais parce qu'il est [indexé] au dollar américain. »
 
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