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Pourquoi les indicateurs macroéconomiques chinois ne se redressent-ils pas ?

01/09/2015 - 12:20 - Sicavonline



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Pourquoi les indicateurs macroéconomiques chinois ne se redressent-ils pas ?

L’indice PMI chinois des directeurs d’achat du secteur manufacturier reste en forte contraction au mois d’août, confirmant que la Chine n’est pas sortie de l’ornière où elle s’enfonce depuis plusieurs mois. David Gaud, gérant chez Edmond de Rothschild Asset Management et spécialiste de l’Asie et de la Chine s’interroge dans une note sur l’absence de rebond des indicateurs chinois.

« Pour quelles raisons les indicateurs macroéconomiques chinois ne se redressent-ils pas ? », s'interroge David Gaud, gérant chez Edmond de Rothschild Asset Management, dans une note rédigée la semaine passée. Voici les éléments de réponse que fournis ce spécialiste de l'Asie et de la Chine.

« Le fort décrochage de la Bourse de Shanghai fin juin/début juillet a constitué un choc violent pour les investisseurs chinois qui plébiscitaient le marché depuis plusieurs mois. Les appels de marge soudains, les pertes qui se sont creusées très vite ont, sans nul doute, heurté les projets de dépenses, d'investissements et de consommation. Le mois d'août traduit très certainement l'impact du choc et la correction vient ajouter au désarroi et créer de la stupeur. Les investisseurs domestiques représentent 80% des volumes sur Shanghai, s'avèrent peu sensibles aux valorisations et suivent surtout les tendances. La forte résorption des crédits boursiers et une atténuation des appels de marge devraient

permettre une stabilisation du marché entre 2700 et 3000 points pour le Shanghai Stock Exchange Composite Index (SHCOMP). A 2700 points, la hausse atteindrait encore 22% sur les 12 derniers mois, un score que peu de marchés boursiers peut revendiquer. 

Les provinces, acteurs majeurs de la croissance chinoise, se trouvent actuellement en grande difficulté financière cette année. Leur source principale de revenus, à savoir les ventes de terrains constructibles, accusent un repli de 38% entre janvier et juillet 2015 et le nouveau programme d'émission d'obligations pour leur financement se met en place mais reste encore trop lent. Les investissements provinciaux sont donc en berne. La reprise de la demande immobilière et l'accélération des émissions d'obligations devraient permettre à la situation de s'améliorer au quatrième trimestre et en 2016.

La faiblesse des exportations joue aussi. La reprise graduelle de la demande aux Etats-Unis et en Europe (avec les dépenses des ménages et les revenus réels en hausse) devrait soutenir la tendance à la hausse, bien que la Chine ne soit plus aussi compétitive sur tous les segments de consommation. Nous ne considérons pas que la baisse de 3% du CNY constitue le début d'une politique de forte dépréciation dans un mouvement de panique pour soutenir les exportations.

Il est normal que, dans un contexte de baisse des taux en Chine et de hausse possible aux Etats-Unis, la Chine décide d'ajuster sa devise. Le Premier Ministre a par ailleurs confirmé que cette diminution ne marquait en rien le début d'une compétition de dévaluation avec les autres pays émergents mais reflète au contraire une réalité économique.

L'interventionnisme étatique forcé lors de la chute de la Bourse au mois de juillet est apparu, in fine, contre-productif.

Le choix, cette fois, de ne pas intervenir directement en se plaçant en face des vendeurs, s'avère douloureux à court terme mais payant à moyen et long terme étant donné qu'il laisse les forces du marché décider des niveaux d'équilibre.

C'est là un signe supplémentaire de l'évolution libérale vers laquelle le gouvernement essaie de tendre. »

Ces explications posées David Gaud essaie de voir plus loin. Le gérant de Edmond de Rothschild Asset Management essaie de déterminer quels sont les futurs catalyseurs pour un rebond.

« Tout d'abord, la publication de chiffres macroéconomiques en amélioration, trimestre après trimestre, constituerait un signal positif. Les indicateurs du troisième trimestre devraient être marqués par la très forte volatilité boursière des dernières semaines. En revanche, le quatrième trimestre pourrait réserver de meilleures surprises.

Les réformes de fond en cours devraient commencer à porter leurs fruits, avec notamment un vrai démarrage du processus de restructuration des entreprises d'Etat qui représentent une large part de l'économie et des indices boursiers et traitent, pour nombre de sociétés leaders, à des niveaux de valorisations extrêmement bas. Une restructuration sérieuse des entreprises, comme dans le cas de China Eastern Airlines qui a fait entrer Delta Airlines à son capital et lui a offert un siège à son board, dynamiserait leur croissance et donnerait confiance aux actionnaires minoritaires. La crise actuelle ne peut qu'accélérer ce mouvement de réforme. Un possible remaniement gouvernemental en septembre pourrait constituer un signal fort.

Les résultats des sociétés, particulièrement celles opérant dans la Nouvelle Economie (Internet, santé, media, logistique, éducation…) devraient aussi rassurer, sur le volet investissement, avec la publication de chiffres significativement supérieurs à la croissance du pays et une profitabilité élevée alors que leur cours de Bourse est très peu cher. »

 

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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