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Afrique du Sud : plus d'intérêt mais prudence

13/03/2018 - 09:15 - Sicavonline



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Afrique du Sud : plus d'intérêt mais prudence

Stéphane Monier, Responsable des investissements chez Lombard Odier, estime dans sa dernière note que, pour positif qu’il soit, l’avènement au pouvoir de Cyril Ramaphosa en lieu et place de Jaco Zuma n’est pas forcément une invite à précipiter les investissements en Afrique du Sud.

Jacob Zuma s'est résigné à démissionner de la présidence d'Afrique du Sud le 14 février 2018, « en laissant à son successeur Cyril Ramaphosa un bilan contrasté », selon Stéphane Monier, Responsable des investissements chez Lombard Odier. 

 Le bilan de Jacob Zuma : chômage et inégalités persistantes


« En dépit du «Plan national de développement 2030» de l'ancien Président (une initiative à long terme visant à augmenter l'emploi et réduire les inégalités), l'héritage de l'apartheid est toujours bel et bien visible et les inégalités sont criantes, » pointe l'expert de la banque privée suisse dans une note récente. « Avec le coefficient Gini (indicateur des inégalités de revenus), la Banque mondiale classe l'Afrique du Sud parmi les sociétés les plus inégalitaires au monde, le chômage touchant plus d'un quart de la population. » 

Qui plus est, l'économie sud-africaine est entrée en récession

Un premier défi pour Ramaphosa : redresser l'économie


« Le premier défi de Cyril Ramaphosa sera de remettre l'activité sur les rails. Mais ce type d'enjeu ne lui fait pas peur, et son histoire permet même d'éprouver un certain optimisme », souligne Stéphane Monier. 

L'ex-Secrétaire général de l'ANC a opéré « une conversion réussie dans le monde des affaires » et est devenu « l'une des plus grandes fortunes d'Afrique du Sud, avec un patrimoine estimé à 450 millions de dollars américains (en 2015) selon le magazine Forbes. »

Une longue liste de problèmes à surmonter


«Malgré sa volonté indéniable de remettre le pays sur les rails, Cyril Ramaphosa, devenu Président d'Afrique du Sud au mois de février, va devoir résoudre une longue liste de problèmes pour restaurer la crédibilité des pouvoirs publics avant les législatives de 2019. »

Pour le Responsable des investissements chez Lombard Odier, « le premier problème à résoudre [pour Ramaphosa] est celui de la lenteur de la croissance économique. Face à un taux de croissance moyen de 5% par an dans les pays émergents au cours des dix dernières années, l'activité économique de l'Afrique du Sud demeure affaiblie et sa croissance moyenne depuis 2008 n'a pas dépassé 1,5% par an. » 

« La reprise économique dépendra de l'action du nouveau gouvernement sur le front des créations d'emplois, d'un système éducatif inadapté et enfin sur la question de la réforme agraire. »

Un début de présidence Ramaphosa positif


Les premiers pas de Cyril Ramaphosa en tant que Président del'Afrique du Sud sont encourageants, au dire de Stéphane Monier. 

« Le Président a (…) commencé par présenter un nouveau budget bien accueilli par le marché (le rand et les taux locaux ont continué de s'inscrire en hausse). Centré sur les perspectives d'endettement, ce budget vise une stabilisation de la dette publique en-dessous de 60% à terme. Il prévoit une augmentation de la TVA (une première depuis 25 ans), une baisse des émissions de dette locale, ainsi que des coupes budgétaires, accompagnées d'une augmentation des dépenses sociales et des investissements dans l'enseignement supérieur. Des domaines d'avancée qui revêtent une importante cruciale à l'approche de la révision de la note de solvabilité de l'Afrique du Sud par Moody's en mars 2018. »

Dans ce contexte, Monier juge que « même si les risques de rétrogradation sont plus faibles grâce aux progrès récents, nous recommandons aux investisseurs d'attendre que les améliorations qu'anticipe le marché se concrétisent avant d'augmenter l'exposition au risque dans leurs portefeuilles. » 

Une lueur d'espoir mais aussi de la circonspection


« Notre sentiment vis-à-vis de l'Afrique du Sud est celui d'un optimisme prudent depuis la démission du gouvernement de Jacob Zuma, » résume l'expert de Lombard Odier « La Présidence de Cyril Ramaphosa a soulevé des espoirs d'amélioration de la confiance des entreprises, grâce à la promesse de mesures favorables au marché, mais les obstacles structurels à la croissance et à la stabilité n'ont pas disparu pour autant. »

« Même si nous voyons nettement une lueur d'espoir pour l'Afrique du Sud, les investisseurs devraient attendre d'avoir plus de visibilité sur l'action du nouveau gouvernement. Les marchés ayant déjà propulsé le rand jusqu'à un plus haut sur 3 ans face au dollar en février, nous conseillons aux investisseurs prêts à prendre des risques sur les pays émergents de faire preuve d'une grande prudence avant de s'exposer aux opportunités de l'Afrique du Sud dans l'immédiat. »

 

 

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