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Ce que dit (ou ne dit plus) le cycle des perspectives de la bourse (1/3)

10/05/2019 - 14:04 - Sicavonline - VB



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Ce que dit (ou ne dit plus) le cycle des perspectives de la bourse (1/3)

Première partie de la version éditée de la dernière intervention de Christian Parisot chef économiste chez Aurel BGC dans « L’œil du pro ».

Christian Parisot, le comportement des marchés actions est normalement dicté par le cycle économique, sauf qu'aujourd'hui, à écouter les économistes, on a le sentiment qu'il y a pas mal d'éléments parfois assez contradictoires qui ne nous permettent pas de lier le sort du marché actions au cycle économique. Est-ce également votre point de vue ?

Oui, clairement. Déjà, on a du mal à se positionner dans le cycle économique, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, on est sur un cycle très long. […] Dans ce cycle très long on observe des tensions sur le marché du travail mais pas de tensions inflationnistes. Généralement lorsque l'on atteint vraiment la fin de la phase de maturation du cycle post-récession, on doit voir des tensions salariales qui se traduisent par des hausses de prix, la banque centrale qui monte énormément ses taux d'intérêts afin de ralentir l'économie et puis une euphorie sur des marchés actions où l'on paierait très cher les valeurs […]. 

Avant d'aller plus avant, peut-être pourriez-vous re-décomposer les quatre grandes étapes du cycle ?

Oui, le cycle commence avec une phase de reprise post-récession au cours de laquelle le marché actions n'est pas cher, le marché obligataire ne l'est pas non plus et on est sur des niveaux de taux bas et on joue alors l'amélioration de la conjoncture, la hausse de la profitabilité des entreprises. Donc, on ne paye pas cher les actions, on a une véritable tendance haussière du marché actions.

Le PER, la valorisation des actions, progresse doucement dans cette phase de reprise. 

Effectivement, et la banque centrale affiche plutôt soit des taux qui baissent soit une politique monétaire très accommodante pour relancer l'activité.

Ensuite les choses s'accélèrent, c'est ce qu'on appelle la phase d'expansion.

Il s'agit de la phase de maturation du cycle pendant laquelle on aura des résultats des entreprises en croissance assez sensible, des taux longs qui remontent un petit peu parce qu'on a des tensions inflationnistes qui reviennent doucement –mais ce n'est pas encore méchant– et puis une banque centrale qui a une politique monétaire relativement neutre. Elle ne cherche ni à freiner ni à accélérer l'activité […]

Puis, petit à petit, on entre logiquement dans la phase de surchauffe avec généralement des pressions inflationnistes.

Oui, on relève alors des pressions inflationnistes, la banque centrale remonte ses taux directeurs et ensuite en fonction de [l'intensité] de cette phase de surchauffe, on aura sur les marchés actions soit une euphorie (qui conduira à une grosse déception au sujet des profits des entreprises) soit un début de perception de la récession et [les marchés actions] commenceront à corriger.

Cette période est donc marquée par davantage de volatilité.

En effet, la volatilité est un bon indicateur de cette fin de cycle. En phase de reprise, vous n'avez pas de volatilité ; en phase de maturation il y en a très peu mais la fin de cycle généralement s'accompagne d'une volatilité qui augmente énormément parce qu'on est devant des scénarios économiques très incertains.

On bascule ensuite en récession mais l'élément déclencheur de celle-ci est-il principalement l'action des banques centrales qui cherchent à lutter contre l'inflation ?

Généralement, l'action des banques centrales qui veulent éviter la phase de surchauffe ou alors limiter la phase d'inflation est à l'origine de la récession. Un choc économique ou des excès peuvent aussi l'expliquer. On se souvient de la crise des subprimes qui était un excès d'endettement des ménages par euphorie et [celui-ci a abouti à] des paris un peu hasardeux sur l'immobilier américain.

Propos recueillis et édités par VB

Voir ci-dessous la suite de l'entretien avec Christian Parisot.

 

 

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