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Bourse : sans les banques centrales, la correction

03/10/2019 - 18:16 - Sicavonline



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Bourse : sans les banques centrales, la correction

Pour Pierre Sabatier, président du cabinet d’analyse économique PrimeView, la tendance baissière que semble augurer la détérioration des fondamentaux économiques n’est pas pour tout de suite.

Pierre Sabatier, que nous avons reçu dans l'œil du Pro, le reconnait : la dégradation des fondamentaux économiques est patente. « [Elle] se traduit assez bien à travers les échanges internationaux. Le commerce international pour la première fois depuis 2009 a reculé depuis trois trimestres, c'est vraiment quelque chose qui marque le fait qu'on a changé de cycle », indique le président du cabinet d'analyse économique PrimeView. « On est passé d'un monde d'ouverture à un monde dans lequel les risques de fermeture sont de plus en plus importants. Bien évidemment cela a une conséquence, qui ne concerne plus exclusivement la sphère virtuelle et financière mais l'économie réelle : la faiblesse de beaucoup d'indicateurs notamment dans le secteur manufacturier quel que soit l'endroit du monde. Même les Etats-Unis aujourd'hui sont [touchés]. »

La déprime du secteur industriel obscurcit les perspectives de croissance : « L'ensemble du secteur manufacturier industriel au niveau mondial est en fort ralentissement, forcément ça se traduit dans les chiffres du PIB, de la création de richesse dans la plupart de nos pays, et donc ça se traduit par un ralentissement relativement prononcé [de la croissance], ralentissement qu'il faut toutefois pondérer parce qu'il reste cantonné au secteur manufacturier. »

Le fait que le ralentissement soit circonscrit implique que si l'heure est grave, elle n'est pas non plus désespérée. « Le ralentissement n'est pas encore manifeste dans le secteur des services, c'est pour cette raison que l'on est face à un ralentissement soutenable,» estime Pierre Sabatier.

Cependant, est-ce qu'à l'instar de ce que l'on l'a observé dans le passé, une contagion de la déprime du secteur manufacturier au secteur des services n'est-elle pas inéluctable ? « Bien entendu, » concède la patron de PrimeView, pour aussitôt nuancer :« Vous savez aussi que sur les marchés financiers ce qui l'emporte, c'est la valeur temps. Autrement dit est-ce le bon moment ou pas ? Pour l'instant lorsqu'on observe les indicateurs conjoncturels dans le secteur des services, on ne remarque pas de contagion. » 

Que celle-ci advienne est une possibilité. Que n'écarte pas ex-abrupto le président de PrimeView : « Si les conditions de l'économie réelle restent aussi tendues qu'aujourd'hui et que l'on accumule encore des trimestres de reflux en termes de commerce international, il est évident qu'il y aura contagion au secteur des services, et dans cette hypothèse, attention ! Il ne sera plus question de phase de ralentissement, mais de scénario de récession. Pour le moment il reste prématuré de poser ce diagnostic. Il y a évidemment un risque de contagion si les conditions de marché ne s'améliorent pas mais pour l'instant on a encore une muraille de Chine qui nous prémunit contre cela : si le secteur des services n'est en effet pas trop touché c'est aussi parce qu'en parallèle de cette faiblesse économique vous avez des conditions de financement qui restent extraordinaires », grâce aux banques centrales.

« Sans banques centrales, » insiste Pierre Sabatier, « les fondamentaux qui sont quand même peu réjouissants amèneraient les marchés, les actifs financiers à corriger, c'est évident surtout au vu les niveaux de valorisation actuels. »

 

Article rédigé le 20 septembre 2019

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