Clôture Paris : net recul du CAC40

07/08/2006 - 18:00 - Boursier.com

-1,68%

L'indice phare de la place parisienne abandonne 1,68% ce lundi, à 4.956 points. Le mouvement de repli à Paris a amplifié celui de la place New Yorkaise, le Dow Jones cédant 0,4% au moment de la clôture de la Bourse de Paris. En l'absence de publication majeure, les investisseurs ont été sensibles à la remontée des prix du pétrole à 76,50 dollars le baril après l'annonce d'une interruption de la production de BP en Alaska. ECO / DEVISES Sur le marché des changes, l'Euro s'échange à 1,2865 Dollar. Les cambistes attendent avec prudence la réunion du comité directeur de la Réserve Fédérale Américaine. Seul chiffre attendu ce lundi, aux US, celui des crédits à la consommation qui sera dévoilé par la Fed à 21h ce soir. VALEURS EN HAUSSE * GFI Informatique (+3% à 5,03 Euros) : Petite poussée spéculative sur le titre de la SSII. Une remontée qui fait écho aux déclarations de la filiale services informatiques de Deutsche Telekom, T-Systems, qui chercherait à se renforcer en Europe, plus précisément sur les marchés britannique, français et italien. Le management de la SSII d'Outre-Rhin a évoqué des cibles allant de 150 ME à 1 Milliard d'Euros de chiffre d'affaires (545 ME environ pour GFI). Le patron de GFI, s'il affirmait dernièrement être focalisé sur le redressement des performances de la SSII, n'a jamais fait de mystère concernant sa volonté "d'accélérer le développement de la société", évoquant pour cela "toutes les solutions". Le marché a souvent interprété cela comme une recherche d'adossement à un groupe plus important, ce qui a pour conséquence de placer GFI au centre de la spéculation à chaque fois qu'une consolidation sectorielle est évoquée. * SES Global (+1,9% à 10,49 Euros) : seule publication d'importance de la matinée, elle n'a pas déçu : l'opérateur satellites a communiqué un chiffre d'affaires semestriel en progression de 16,6% à 710,5 Millions d'Euros, contre 609,2 ME lors du premier semestre 2005. Le carnet de commandes, au 30 juin, atteint 6,78 Milliards d'Euros. Dans le même temps, l'EBITDA a atteint 499,5 ME, en hausse de 14,1% par rapport aux 437,6 ME enregistrés en 2005. Le bénéfice net progresse de 28,6% à 215,6 ME, contre 167,7 ME en 2005. Par action, le résultat est de 0,39 Euro, soit 34,5% de mieux qu'en 2005 (0,29 E). Côté bilan, le ratio dette/Ebitda était de 3,01, contre 2,39 le 31 décembre dernier. Le chiffre est "en ligne avec l'objectif du groupe", est-il précisé. Enfin, SES Global indique avoir racheté des titres pour le montant de 213,3 ME au 31 juillet (148,9 ME au 30 juin). Par ailleurs, il annonce réviser à la hausse son objectif annuel d'Ebitda, compris entre 928 et 938 ME, à périmètre constant, soit 23 ME de mieux que la précédente estimation. VALEURS EN BAISSE * Gaz de France (-1,2% à 27,35 Euros) : Selon l'hebdomadaire britannique 'The Business', Gaz de France serait le mieux placé pour reprendre les actifs gaziers et pétroliers de BHP Billiton en Mer du Nord, valorisés 370 Millions d'Euros. Le gazier français tiendrait la corde de l'appel d'offres devant EDF, Centrica, ENI, Tullow Oil et Idimitsu. Les résultats de cette première confrontation sont attendus avant la fin du mois. Le journal souligne que BHP détient dans cette région 16% d'intérêt dans le champ Bruce, l'un des plus importants de Mer du Nord, ainsi que 31,8% dans Keith, un champ plus petit. * Michelin (-2,5% à 45,88 Euros) : BFGoodrich, la filiale américaine de Michelin, est parvenue à un accord de 3 ans avec ses syndicats sur les sites de Tuscalossa, Opelika et Fort Wayne. Les nouvelles embauches se feront progressivement à des conditions salariales plus basses pour arriver à un niveau inférieur de 20% aux rémunérations actuelles, avec contribution aux frais de santé accrue. En échange, Michelin s'est engagé à revaloriser les retraites, à investir 100 Millions de Dollars sur les trois sites à terme et à ne pas fermer ni licencier. Les syndicalistes de l'USWA (United Steelworkers of America) craignaient que les conditions de marché actuelles (déprime automobile et prix des matières premières extrêmement élevés) ne poussent l'équipementier à délocaliser en quittant les Etats-Unis. Il espère signer des engagements identiques avec Bridgestone et Goodyear, les deux autres grands manufacturiers présents sur le sol américain. * Air France KLM (-1,4% à 19,46 Euros) : Air France KLM a enregistré une croissance de 4,9% de son trafic passager en juillet, pour une offre en hausse de 5%. Le coefficient d'occupation est en légère contraction de 0,1% à 85,2%. Le groupe a transporté 6,8 millions de passagers sur la période (+5,6%). "Le groupe a enregistré une nouvelle forte hausse de son yield en juillet grâce à une progression de la recette moyenne par passager dans l'ensemble des classes", explique la société. Le ralentissement de la croissance par rapport au début d'année est imputable notamment à la zone Afrique et Moyen Orient, grevée par les tensions géopolitiques. En juillet, le trafic de fret a progressé de 4,1% pour des capacités en croissance de 3,3%. Le coefficient de remplissage s'est amélioré de 0,5 point à 62,6%. * Altran (-9,2% à 6,60 Euros) : Par courrier du 04 août 2006, les sociétés FMR Corp. et Fidelity International Limited (FIL), agissant pour le compte de fonds communs gérés par leurs filiales, ont déclaré avoir franchi en baisse, le 03 août 2006, par suite d'une cession d'actions, le seuil de 5% du capital de la société Altran, et détenir pour le compte de ces fonds, 5 223 763 actions représentant autant de droits de vote, soit 4,45% du capital et 3,83% des droits de vote de cette société. Rappelons encore que le titre Altran avait dévissé de 20,2% au cours de cette séance du 03 août 2006. Une chute boursière consécutive à l'avertissement lancé par le Groupe sur les marges. Altran ne s'attend pas à une amélioration séquentielle de sa marge opérationnelle récurrente au 1er semestre, mais cette dernière devrait progresser en glissement annuel. Altran victime d'une régression de son activité en France sur le second trimestre, mais aussi de coûts salariaux pesants. * Steria (-5,17% à 36 Euros) : La SSII est emportée par une perception sectorielle de plus en plus mauvaise, après les derniers avertissements intervenus dans les services et les logiciels. Sur les 3 derniers mois, l'action a perdu un quart de sa valeur. A l'approche de la publication semestrielle de Steria, attendue jeudi soir prochain, les analystes se sont faits plus timides au vu du contexte sectoriel. Un influent courtier jugeait même ce matin que les perspectives du secteur informatique du second semestre mettent en péril l'objectif ambitieux de la SSII de dépasser 7% de marge opérationnelle sur l'exercice. Pour le second trimestre 2006, le marché table sur un chiffre d'affaires voisin de 310 Millions d'Euros, contre 305,3 ME un an avant (1,5% de progression), grevé par un nombre de jours ouvrés inférieur (le week-end de Pâques figuraient notamment au T2, alors qu'il avait pris place au T1 de l'exercice précédent). * Total (-0,9% à 51,95 Euros) : Selon le bureau tokyoïte de l'agence Bloomberg, le pétrolier s'apprêterait à prendre une participation de 25% dans un projet de gaz naturel liquéfié en Australie lancé par le japonais Inpex Holding. Les négociations seraient bien avancées et Total pourrait signer l'accord dans le courant du mois. Ce projet, baptisé provisoirement Icthys, est à destination des pays asiatiques qui souhaitent réduire leur dépendance à l'égard du pétrole du Moyen- Orient. Thierry Desmarest, le PDG de Total, a répété à plusieurs reprises que le gaz naturel liquéfié était à ses yeux une des meilleures réponses à la croissance de la demande énergétique. Les deux groupes ont refusé de commenter l'information. * BNP Paribas : (-2,1% à 78,30 Euros) : Interrogé par la Vie Financière ce week-end, Baudouin Prot, Directeur Général de BNP Paribas, a indiqué que les synergies liées au rapprochement de la banque parisienne avec BNL en Italie restaient estimées à 250 Millions d'Euros. Elles "seront totalement réalisées en 2009" précise ainsi le dirigeant, qui indique également que son groupe va réviser en hausse les synergies de revenus, "dont le montant net devrait dépasser les 150 Millions initialement annoncés". Grâce à l'implatation de BNL, avec 58.000 clients, BNP Paribas vise la position de leader dans la banque de grande clientèle sur le marché des entreprises.



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