NEXANS : contrat de 9 millions d'euros en Chine

26/07/2010 - 12:55 - Option Finance

(AOF) - Nexans a remporté auprès de China Nuclear Power Engineering Co., Ltd (CNPEC) un contrat de 9 millions d'euros pour la fourniture de câbles basse tension spécialisés d'énergie, de commande et d'instrumentation, destinés à la centrale nucléaire EPR de 1 660 MWe en cours de construction à Taishan dans la province chinoise de Guangdong. Ces câbles seront fabriqués par l'usine Nexans basée à Mehun-sur-Yèvre (Cher) en France, les livraisons sur le site chinois devant commencer fin 2010 et s'achever fin 2011. " La Chine constitue un marché très important pour Nexans, c'est la raison pour laquelle nous sommes très heureux de participer à ce projet phare pour le secteur du nucléaire. En plein essor dans le pays, il compte déjà 25 réacteurs en construction et bien davantage encore en phase de planification ", a commenté Bernard Albouy, responsable du marché nucléaire pour Nexans.

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Les points forts de la valeur

- Le groupe collectionne les premières places sur ses marchés (n°1 mondial pour les câbles d'énergie sous-marins, n°1 en Europe pour les câbles en cuivre, les câbles spéciaux, les câbles d'équipement...) et les records industriels (câble sous-marin le plus profond, câble électrique à plus haute capacité, fil le plus fin...). - Le groupe offre de bonnes perspectives de croissance et de progression de ses marges grâce à son recentrage sur des activités à marge plus élevées, comme les câbles spéciaux, mais également sur des segments porteurs, comme les câbles d'énergie. - Nexans dispose d'une situation financière parmi les plus saines de son secteur. Une situation qui lui permet de se développer sur des segments à forte valeur ajoutée, par des acquisitions ciblées de taille moyenne. Le groupe vise notamment les pays en développement. Malgré les à-coups conjoncturels, le groupe reste positionné sur des secteurs de croissance à long terme avec d'importants besoins à créer ou à renouveler en infrastructures d'énergie, de transports et dans l'industrie des biens d'équipement. Le groupe devrait à ce titre profiter des plans de relance.

Les points faibles de la valeur

- Le groupe intervient sur des marchés historiquement très cycliques et peu prévisibles. - Nexans est exposé au marché de la construction résidentielle aux Etats-Unis, qui a été touché de plein fouet par la crise du marché immobilier. 2010 devrait encore être une année difficile avec tout au plus une stabilisation des ventes. - Nexans est relativement peu présent dans les zones géographiques en forte croissance. Le groupe souhaite s'y développer et s'intéresse en particulier à l'Asie.

Comment suivre la valeur

- Nexans est une valeur cyclique et donc très sensible à la conjoncture. - La société est également sensible aux variations des métaux non ferreux, du cuivre en particulier. Malgré la fusion avortée entre Prysmian et Draka, la consolidation du marché du câble au niveau mondial est en ordre de marche. Bien que marginal à ce jour, le développement des énergies éoliennes est un vecteur de croissance pour le groupe dans le futur.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Equipementiers télécoms

Si l'arrivée sur le marché des smartphones a représenté un tournant pour le secteur, une autre évolution importante se produit. Le segment des téléphones bas de gamme, destinés aux pays émergents, est pris d'assaut par les petits fabricants, essentiellement basés en Asie. Ils assoient peu à peu leurs positions, au détriment de géants tels que Nokia ou Samsung. Ainsi, depuis le premier trimestre 2010, l'hong-kongais G-Five, fait partie des dix premiers équipementiers mondiaux. Autre exemple : l'indien Micromax, qui développe des téléphones très bon marché et très simples. Il est devenu fin 2009 le troisième vendeur de téléphones mobiles sur son marché domestique, devançant désormais LG. De façon plus générale, les fabricants classés au-delà de la dixième place mondiale ont ensemble vendu 19,2% des téléphones mobiles dans le monde sur le premier trimestre 2010, contre 16,5% un an plus tôt. Conséquence : la part de marché cumulée des cinq plus gros fabricants (Nokia, Samsung, LG, RIM et Sony Ericsson) a chuté de 73,3% sur les trois premiers mois de 2009, à 70,7% sur la même période de 2010.