RUBIS rachète l'activité GPL en bouteilles de Linde en Suisse

26/10/2010 - 17:49 - Option Finance

(AOF) - Rubis annonce avoir acquis les actifs de distribution de GPL conditionné de PanGas AG, filiale du groupe, à travers sa filiale Vitogaz Switzerland AG. " Par cette acquisition Rubis se renforce dans un segment à forte valeur ajoutée du secteur GPL en augmentant son volume de près de 50% et étend son assise logistique à deux sites d'emplissage de bouteilles ", indique le groupe dans un communiqué. Les actifs repris se composent d'un parc de bouteilles de GPL, distribuées soit auprès de clients directs soit via un réseau de revendeurs, ainsi que d'installations logistiques (centre emplisseur, plateforme de distribution, stockage vrac de 1750 m3) complémentaires aux installations existantes. A la suite de cette acquisition, la distribution de GPL en bouteilles en Suisse représentera des ventes annuelles de plus de 12 000 tonnes. " Les synergies tant opérationnelles que logistiques inhérentes à cette reprise, seront rapidement mises en oeuvre ", affirme Rubis. La direction ajoute que cette transaction aura " un effet immédiat en termes de contribution aux résultats du groupe ". Il rappelle qu'en 2009, Rubis a distribué en Suisse plus de 50 000 tonnes de GPL. " Cette opération, s'inscrit clairement dans la stratégie de développement sur des niches de marché, privilégiée par le groupe ", conclut-il.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Spécialisé dans le stockage de produits pétroliers (Rubis Terminal) et la distribution de GPL (Rubis Energie), Rubis affiche un historique de croissance remarquable et plutôt rare. Entre 1999 et 2009, son résultat net a crû de 17% en moyenne par an, soit une 8% pour le bénéfice net par action. - La visibilité reste très bonne. Le groupe s'oriente vers un exercice record en 2010. - La diversification géographique de son activité et la complémentarité de ses métiers permettent d'amortir les chocs conjoncturels. - Rubis est positionné sur des marchés de niche et bénéficie de facteurs structurels à l'industrie pétrolière comme la complexité toujours plus importante de la logistique ou la sévérité accrue des normes en matière de stockage. - La stratégie de croissance de Rubis combine acquisitions ciblées dans l'aval pétrolier auprès des grandes compagnies pétrolières et croissance organique. Le groupe augmente ainsi régulièrement ses parts de marché. - Les produits de Rubis répondent à des besoins de base de ses clients (chauffage, transport...), moins sensibles à la conjoncture. - La multiplication par près de dix du nombre de nouvelles immatriculations de véhicules GPL en France en 2010 est un facteur de soutien pour les volumes de la distribution de GPL où la société jouit d'une part de marché de 20%. - Avec un taux d'endettement limité à 36%, Rubis a toujours les moyens de ses ambitions de croissance externe.

Les points faibles de la valeur

- Le groupe n'a pas donné de prévisions chiffrées très précises pour 2010, seulement une fourchette de croissance de 5% à 10% des résultats. - Une partie de l'activité de Rubis étant réalisée dans les Caraïbes, le groupe peut pâtir du climat social dans les Antilles françaises, comme par exemple avec la grève générale en Guadeloupe début 2009. - La hausse des coûts d'approvisionnement pèse sur la rentabilité de la branche Distribution de GPL. - L'activité Distribution de GPL dépend également des conditions climatiques. Un hiver rigoureux est favorable à l'activité, mais à l'inverse un hiver doux sera néfaste.

Comment suivre la valeur

- Rubis est considérée comme une valeur de croissance mais également de rendement (environ 5%). - L'annonce d'acquisitions, notamment dans l'aval pétrolier qui est en pleine recomposition en Europe, pourrait être un catalyseur pour le titre. Le groupe a confirmé étudier plusieurs dossiers.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Le deuxième acteur mondial dans le domaine de l'électricité est né. Deux ans après la fusion entre Gaz de France et Suez, GDF Suez vient de reprendre le britannique International Power. Il est ainsi propulsé du neuvième au deuxième rang des producteurs mondiaux d'électricité, derrière EDF. Il devient également le leader mondial des groupes de services aux collectivités (utilities) en tenant compte de la production de gaz. Toutefois, cette opération va accroître la dette de GDF Suez, qui va passer de 33,5 à 42,4 milliards d'euros. Le groupe français compte donc lancer des cessions de 4 à 5 milliards d'euros. FTB/ACT/