DEXIA : perte nette de 2,9 milliards d'euros en 2012

21/02/2013 - 10:57 - Option Finance

(AOF) - Dexia a essuyé une perte nette de 2,87 milliards d'euros en 2012 après avoir enregistré une perte de 11,6 milliards d'euros en 2011. La banque en cours de démantèlement attribue ces pertes principalement aux pertes sur les cessions d'entités et à son coût de financement élevé. Les cessions ont ainsi impacté négativement ses comptes à hauteur de 1,6 milliard d'euros. La charge d'intérêts estimée liée au recours de l'Assistance d'urgence à la liquidité de la Banque centrale européenne et le coût de la garantie temporaire accordée par les Etats se sont élevés à près d'1 milliard d'euros. Au titre des activités poursuivies, Dexia a enregistré une perte au titre des activités poursuivies de 1,724 milliard d'euros, contre une perte de 6,4 milliards d'euros en 2011. Fin 2012, la Commission européenne avait donné son feu vert à la restructuration de Dexia. Celui-ci permettra la mise en oeuvre des deux piliers du plan de " résolution ordonnée " de la banque que sont l'augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros de Dexia SA par les Etats belge et français d'une part et la mise en place du schéma définitif de garantie de financement tripartite d'autre part. Ce plan prévoit aussi la cession de la totalité de la participation de Dexia dans Dexia Municipal Agency (DMA), la société dédiée au refinancement des prêts au secteur public, à un nouvel établissement de crédit détenu par l'Etat français, à hauteur de 75%, la Caisse des Dépôts et Consignations, à hauteur de 20% et La Banque Postale.

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LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Banques

A l'issue du sommet européen fin juin, les dirigeants se sont entendus sur la mise en place dans la zone euro d'une Union bancaire qui puisse prévenir efficacement les dérives et les crises. Ce superviseur européen des banques sera placé sous l'égide de la Banque centrale européenne (BCE). Cette dernière pourra intervenir lorsqu'un problème surviendra au sein d'une banque. Le nouvel organe de régulation pourrait sauver les banques en difficulté et même en éliminer certaines. Il pourrait avoir à contrôler bien plus que les vingt-cinq plus grandes banques de la zone euro. En Allemagne des réseaux de taille intermédiaire comme les caisses d'épargne et les établissements coopératifs pourraient être également concernés. Néanmoins ceci fait débat car les dirigeants allemands souhaitent maintenir ces établissements sous l'autorité des instances nationales. FTB/ACT/