VEOLIA ENVIRONNEMENT : contrat majeur avec Novartis

03/02/2014 - 08:40 - Option Finance

(AOF) - Entamée voici douze ans, la relation entre le groupe pharmaceutique Novartis et Veolia Environnement se trouve renforcée. L'entreprise dirigée par Antoine Frérot s'est en effet à nouveau vue confier la gestion des utilités des sites de production de Bâle (Suisse), siège historique de Novartis, mais également la gestion des services techniques et des services aux occupants de quinze de ses plus importants sites en Europe de l'Ouest. Ces contrats représentent pour Veolia un chiffre d'affaires cumulé de 925 millions d'euros sur cinq ans. Veolia assurera désormais également l'ensemble des services support à la production pour lesdits sites, dont la gestion de l'eau, de l'énergie, des déchets ainsi que des services liés aux installations et aux occupants. Dans le cadre de ce contrat, le groupe français proposera l'ensemble des technologies, équipements et outils d'optimisation des flux industriels afin de soutenir leurs performances économiques et environnementales à ces quinze sites situés dans l'Hexagone, en Italie, en Espagne et en Irlande. "Acteur aux côtés de ses clients, Veolia démontre que de nouveaux modes de fonctionnement coopératifs permettent de conserver une longueur d'avance dans la compétition industrielle, d'améliorer la productivité des activités et contribuer ainsi à leur pérennité", a commenté Antoine Frérot.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Leader mondial des services à l'environnement -eau pour 44 % du chiffre d'affaires estimé 2013, propreté pour 33 % et énergie pour 21 % ; - Présence forte à l'international, amenée à croître à 66 % après intégration de Dalkia International; - 3 grands moteurs de croissance : urbanisation, gestion de la rareté des ressources, renforcement des réglementations ; - Métiers (et contrats) de long terme assurant une récurrence du chiffre d'affaires ; - Fort potentiel de développement du modèle de gestion déléguée dans le monde (moins coûteux pour les clients que celui de la régie) ; - Relèvement du plan d'économies à 750 MEUR, contre 470 MEUR d'ici fin 2015 ; - Premières réussites dans le désendettement du groupe, ramené à moins de 10 MdsEUR fin septembre 2013.

Les points faibles de la valeur

- Cyclicité d'une partie des activités mise en évidence par la crise (baisse des tarifs en Allemagne, renégociation des contrats en France, fin du contrat d'Indianapolis...) ; - Contexte économique peu porteur sur le court terme, avec des pressions sur les marges dans l'eau et une baisse des volumes et du prix des matières premières secondaires dans les déchets ; - Secteur des " utilities " à la peine en Bourse : inquiétudes sur la pression tarifaire des autorités publiques en Europe, sur la capacité à générer des cash flows suffisants, et sur les conséquences règlementaires de l'accident nucléaire au Japon ; - Endettement encore élevé et création de cash-flow insuffisante malgré les cessions d'actifs (eau régulée au Royaume-Uni, déchets solides aux Etats-Unis... soit 6 MdsEUR sur 2012-2013) et l'émission d'emprunts perpétuels ; - Fort repli du bénéfice net semestriel 2013 ; - Remise en cause du statut de valeur de rendement, malgré l'engagement de verser un dividende inchangé de 0,7 EUR par titre sur deux ans.

Comment suivre la valeur

- Valeur de restructuration (longtemps perçue comme une valeur défensive et de croissance) ; - Réussite et coût social, encore non chiffré, du plan de restructuration ambitieux annoncé en mai 2013 : réorganisation du groupe par pays et non plus par divisions -eau, déchets, énergie-, mutualisation des fonctions supports - achats, marketing et systèmes d'information, et recentrage de l'activité ; - Renouvellement des contrats de concessions d'eau en France, où Veolia dégagerait une rentabilité double de celle de Suez et où les municipalités sont de plus en plus vigilantes ; - Finalisation, mi-2014, de la fin de la co-entreprise Delkia dans les services à l'énergie, le groupe reprenant les activités internationales, EDF celles en France ; - Montée en puissance des activités avec les clients industriels (à 50 % du chiffre d'affaires, contre 35 % aujourd'hui), au détriment des clients municipaux ; - Renforcement de l'activité dans les zones à forte croissance, avec un objectif de 50 % mais non daté ; - Retrait progressif du capital de Veolia Transdev (Transport) au profit de la Caisse des Dépôts qui risque d'être bloqué par le dossier SNCM (transport maritime avec la Corse) ; - Réalisation des objectifs 2013 d'un endettement financier ramené à 8-9 MdsEUR et, à partir de 2014, d'un retour à la croissance organique de chiffre d'affaires, de 3 % l'an, d'une hausse de la capacité de financement supérieure à 5 % ; - Capital ouvert mais valeur non " opéable ", le premier actionnaire étant la Caisse des Dépôts (9,3 % du capital).

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Neuf géants européens de l'énergie (Enel, Eni, E.ON, Gas Natural, GasTerra, GDF Suez, Iberdrola, RWE et Vattenfall) ont proposé une série de réformes dans le cadre de la mise en place d'un plan d'urgence. En jeu : la diminution de la consommation d'énergie, du fait de la concurrence des énergies renouvelables, et la baisse des prix. Les groupes proposent, entre autre, de freiner le développement des énergies vertes lourdement subventionnées. Ils suggèrent également de relancer le marché européen du carbone et de réserver les subventions aux technologies ayant réellement besoin d'un soutien de lancement, comme l'hydrolien ou l'éolien en mer. FTB/ACT/