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Prix de l'immobilier à Paris : un nouveau record au 3e trimestre 2010

26/11/2010 - 10:29 - Sicavonline



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Prix de l'immobilier à Paris : un nouveau record au 3e trimestre 2010

Les prix de l'immobilier en Ile-de-France poursuivent leur délirante ascension (+12,2 % sur un an). Selon les notaires, à Paris le prix du m² dans l'ancien a franchi pour la première fois la barre symbolique des 7.000 euros au 3e trimestre, un nouveau record historique. Dans le 6e arrondissement qui demeure l'arrondissement le plus cher de la capitale, le m² se paye à prix d'or (11.000 euros en moyenne). Le manque d'offres de logements par rapport à la demande et la perception sécuritaire de la valeur "pierre" continuent de tirer les prix vers le haut.

Le mouvement de reprise du marché immobilier constaté en Ile-de-France, depuis le début de l'année 2010, s'est encore intensifié au troisième trimestre. La dernière lettre de Conjoncture Immobilière des Notaires de Paris/Ile-de-France fait état d'une accélération de la hausse des prix dans un marché où l'activité a retrouvé son niveau d'avant-crise. Sur un an, le prix moyen des logements franciliens a bondi de 12,2 % et de 5,1 % par rapport au trimestre précédent. En moyenne, il faut débourser 4.920 euros/m² pour se loger en Ile-de-France. Cette évolution démesurée des prix fait tomber un à un les records.

L'immobilier à Paris de plus en plus inabordable

C'est à Paris que l'augmentation des prix est la plus marquée, le prix du m2 (mètre carré) dans l'ancien a progressé de 5,1 % sur le seul 3e trimestre 2010 et de 13,8 % sur un an. Une hausse comparable à celle enregistrée en 2006.

Considérable, la flambée des prix des logements s'étend désormais à la quasi-totalité des arrondissements de la capitale. 19 arrondissements sur les 20 que compte Paris affichent des prix à des plus hauts historiques et un acquéreur doit désormais être prêt à payer le prix record de 7.030 euros le m2, s'il souhaite acheter à Paris dans l'ancien.

Tous les arrondissements parisiens en dessous de 5.000 euros du m²

L'emballement des prix n'épargne aucun des 20 arrondissements de la capitale qui ont tous franchi la barre fatidique des 5.000 euros du m². On note toutefois des évolutions de prix contrastées, de plus 6,9 % dans le 7e arrondissement (9.840 euros/m²) à plus 21,8 % dans le 2e (8.240 euros/m²).

Une progression des prix qui n'a toutefois pas affecté le classement des arrondissements parisiens. L'arrondissement le plus cher reste le 6e, qui dépasse à nouveau la barre des 10.000 euros, atteinte début 2008 et affiche un prix médian de 10.640 euros par m2 dans l'ancien. Viennent ensuite le 4e (10.030 euros/ m2), qui dépasse lui aussi et pour la première fois les 10.000 euros et le 7e (9.840 euros/ m2). Le 1er arrondissement (9.290 euros/ m2), le 5e (9.050 euros) et le 3e (8230 euros) sont juste un cran en dessous. A l'autre bout de l'échelle des prix, le 19e (5.710 euros/ m2), qui a pris 18,6 % en un an, le 20e (5.770 euros/ m2), et le 18e (6.290 euros/ m2) restent les arrondissements les plus abordables de la capitale.
Au sein des quartiers, les prix oscillent entre 5.220 euros/m² à La Villette dans le 19e arrondissement et 11.590 euros/m² à Odéon dans le 6e.

Comparée à Paris, la banlieue reste accessible

La surchauffe du marché parisien contamine peu à peu certains quartiers de la petite couronne, Il faut désormais compter 7.700 euros pour acheter un logement à Neuilly-sur-Seine. A l'inverse, certaines communes affichent des prix inférieurs à 3.000 euros /m². En moyenne, le prix du m² en petite couronne s'est apprécié de 4 % au 3e trimestre et de 11,5 % sur un an. En grande couronne, la hausse est plus modérée sur le dernier trimestre (3,1 %) portant la progression annuelle à 8,9 %. Mais l'écart de valorisation de l'immobilier entre Paris et banlieue reste significatif, puisqu'il ne faut débourser « que » 4.030 euros du m2 pour acheter en petite couronne, et beaucoup moins pour acquérir en grande couronne (2.990 euros du m2, soit 2,3 fois moins qu'à Paris).

Le volume des ventes retrouve son niveau d'avant-crise sauf à Paris

Les prix ne sont pas les seuls à augmenter. Les volumes de transactions le font aussi. En Ile-de-France, tous logements confondus, les ventes ont bondi de 23 %. Celles d'appartements anciens enregistrent une avancée de 21 %, tandis que dans le neuf elles ne progressent que de 15 %. Le nombre des ventes a retrouvé son niveau moyen observé dans les années 1999 à 2007.

Pour expliquer ce regain d'intérêt pour la pierre, les notaires mettent en avant, la faiblesse des taux d'intérêt, les futurs changements affectant les dispositifs fiscaux et financiers d'incitation à l'acquisition immobilière et un climat d'incertitude économique favorable à l'acquisition d'un logement ». La combinaison de ces différents facteurs incite les candidats à passer à l'acte et les secundo-accédants à revenir sur le marché.

Néanmoins on observe des disparités. A Paris, les ventes d'appartements dans l'ancien se redressent également (+ 16 % sur un an), mais la reprise des transactions est moins prononcée et ne permet pas de revenir dans la capitale au niveau moyen qui avait cours entre 1999 et 2007 : 9.290 logements anciens vendus au 3e trimestre 2010 à Paris, c'est 9 % de moins que le niveau moyen d'activité enregistré lors des 3emes trimestres de la période 1999/2007. Dans le neuf, seuls 130 appartements ont été vendus au cours des mois de juillet, août et septembre.
Dans la capitale, le manque d'offre de logements en vente bride la demande et ce climat de tension attise la hausse des prix.

Les notaires envisagent une stabilisation des prix

Selon les prévisions établies par les notaires, le volume des transactions devrait rester soutenu, dans les prochains mois, par la faiblesse des taux d'intérêt, un contexte psychologique favorable à l'acquisition immobilière et ce malgré la disparition ou la modification l'an prochain de nombreux dispositifs de soutien à l'accession.
Si les notaires n'envisagent pas de hausse significative des taux d'intérêt en 2011. A plus long terme, les notaires s'inquiètent de la dégradation progressive de la solvabilité des ménages et de l'éventuel impact que pourrait avoir une hausse des taux d'intérêt. Dans ce contexte, les évolutions de prix devraient se stabiliser. « Cet apaisement des prix est souhaitable pour limiter le taux d'effort des ménages et conserver un marché immobilier accessible au plus grand nombre ».

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