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Faut-il jeter les grandes techs US avec Facebook ? 

03/04/2018 - 18:18 - Sicavonline (mis à jour le : 11/10/2018 - 10:58)



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Faut-il jeter les grandes techs US avec Facebook ? 

Guillaume Brusson, gérant de portefeuille chez WiseAM, revient sur les récents déboires de Facebook et de la tech américaine dans une note intitulée "Tech profit ?".

Dans une récente note, Guillaume Brusson, gérant de portefeuille chez WiseAM, se penche sur la tempête qui secoue Facebook et la correction qui affecte les grandes valeurs technologiques américaines.

Facebook dans la tourmente


« Rarement dans son histoire récente le titre Facebook avait subi des dégagements aussi violents : en seulement quelques séances la semaine passée, l'une des actions phares du Nasdaq100 a reculé de 15%, pour 90 Milliards de dollars de capitalisation envolés ! 90 Milliards… soit l'ensemble des profits des sociétés du CAC40 en 2017 ou encore le PIB du Maroc ! », relève Guillaume Brusson.

Facebook exploite les données de ses utilsateurs ? Mais oui !


 «  Certains observateurs de la presse généraliste semblent depuis découvrir avec stupeur la capacité de Facebook à accumuler, extraire… puis exploiter commercialement les données personnelles de ses utilisateurs. Fichtre !  Au-delà de la volonté d'offrir à ses clients la possibilité d'afficher aux yeux du monde ses photographies estivales et autres doigts de pieds dans le sable chaud, Il y aurait donc une logique mercantile derrière le réseau social ? Difficile à croire…, » ironise le gérant de WiseAM. 

Cambridge Analytica, une affaire aux implications cruciales pour Facebook


Guillaume Brusson remarque que « le dernier rebondissement dans l'affaire Cambridge Analytica a en tout état de cause vite amené Mark Zuckerberg à s'exprimer sur ce dossier brûlant. En substance, il convient de ne pas sur-réagir à la nouvelle tant le milliardaire garde à l'esprit que « les personnes qui partagent leurs données s'attendent à ce qu'on les protège »…  Rassurant. Bien sûr, le scandale récent tire son essence dans le fait que les données récoltées auraient alimenté un outil destiné à mener la guerre psychologique pour faire basculer la dernière élection américaine du côté de Trump (ou bien du Brexit dans un passé pas si lointain). Au corps défendant de M. Zuckerberg et consorts donc. » 

Néanmoins, selon le gérant de WiseAM, « le fait que le réseau social ait, sans coup férir, transmis des données personnelles assez puissantes pour permettre à un tiers d'élaborer des profils psychologiques d'une telle précision, sous prétexte d'une étude purement académique, a tout de même de quoi laisser pantois. Il est en ce sens possible que cette « casserole électorale » ne soit pas la seule. Faut-il-y voir un catalyseur de l'orientation boursière du secteur à moyen terme ? Pour le cas Facebook seul, la thématique est en réalité majeure, surtout à long terme : une perception négative de l'opinion serait susceptible de provoquer une baisse de l'utilisation du service (déjà constatable au demeurant chez les plus jeunes). Surtout, le réseau social risque de voir les législateurs… légiférer pour encadrer l'activité de Facebook, avec l'entrave au développement que cela implique. Enfin, la probabilité d'une amende importante après l'enquête qui vient d'être ouverte ne peut être exclue… »

Tous les GAFAM à la même enseigne ?


Pour Guillaume Brusson, l'impact négatif du scandale Facebook sur les cours de bourse des autre sgrandes valeurs technologiques est indubitable mais à relativiser.

« Les grandes valeurs technologiques ont suivi une dynamique identique, alors même que l'indice américain des valeurs technologiques restaient proches de ses plus hauts la veille de ces révélations, et ce malgré le « flash krack » du début du mois de février. Ainsi, dans le sillage des GAFAM, le Nasdaq affichait encore des gains sur l'année civile de près de 10% au 12 mars… contre seulement 2% pour le Dow Jones à la même date, » écrit le gestionnaire de portefeuille pour qui « dans un contexte où les valorisations des GAFAM inquiètent certains opérateurs, la nouvelle a clairement servi de prétexte à une prise de profit. »

« Bien sûr, un renforcement de la réglementation évoqué précédemment serait susceptible de pénaliser d'autres acteurs du secteur, » poursuit Guillaume Brusson. « La tendance de fonds reste cependant toujours haussière… et nous observons déjà des achats opportunistes sur des valeurs comme Amazon suite aux ventes non discriminantes subies par le Nasdaq. La montée en puissance du Shopping Actions Program de Google (regroupement de grands noms de la distribution comme Target, Home Depot, Walmart, Costco) avait de quoi faire reculer le titre. Malgré la combinaison de cet élément et des dégagements évoqués le géant de l'e-commerce ne cédait ainsi que 1.7% sur la semaine ! »

 

 

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