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Etats-Unis : un risque de resserrement monétaire à marche forcée inenvisageable ?

24/04/2018 - 09:32 - Sicavonline - Samy Chaar - Chef économiste - Lombard Odier



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Etats-Unis : un risque de resserrement monétaire à marche forcée inenvisageable ?

L’influence marquée des États-Unis sur l’économie mondiale incite plus que jamais les experts à scruter les faits et gestes de Donald Trump. Samy Chaar, Chef économiste chez Lombard Odier, n’échappe pas à la règle et passe au crible les phénomènes susceptibles d’affecter les marchés financiers et plus particulièrement les taux US.

L'essentiel selon Samy Chaar - Lombard Odier
•    Dans quelle mesure le resserrement monétaire et les velléités protectionnistes viendront contrecarrer les mesures de relance budgétaire sera la principale interrogation en 2018.
•    Nous prenons les déclarations de Donald Trump au dernier Forum économique mondial au sérieux et à la lettre : « L'Amérique d'abord » ne signifie pas une Amérique isolée.
•    La Réserve fédérale (Fed) n'a aucune raison de modifier le rythme de ses hausses trimestrielles des taux d'intérêt.

Samy Chaar, Chef économiste chez Lombard Odier, s'est plié à l'exercice auquels doivent se soumettre les économistes du monde entier et qui consiste à scruter les faits, gestes et paroles de Donald Trump, 45éme président des Etats-Unis.

« Quand les démocrates sont au pouvoir, les républicains se comportent comme des conservateurs, mais quand ce sont les républicains à la manœuvre, il semble qu'il n'y ait plus de Parti conservateur ».
 
Cette phrase prononcée par le sénateur américain Rand Paul « en disent long », au dire de Samy Chaar, Chef économiste chez Lombard Odier, sur l'accord budgétaire de deux ans conclu à la mi-février (hausses des dépenses et réductions d'impôts) – des mesures qui viennent s'ajouter à celles adoptées fin 2017.

Toujours selon l'auteur de la note, au-delà de leur effet « coup de pouce, les mesures de relance ne manqueront pas d'impacter le déficit (qui devrait se creuser de l'ordre de 1 à 1,5% aux cours des deux prochaines années), ne laissant au gouvernement qu'une marge de manœuvre budgétaire limitée face à un futur ralentissement économique. »
 
Par conséquent, le chef économiste chez Lombard Odier estime qu'aux « Etats-Unis, toutes les conditions sont réunies pour que l'inflation remonte cette année : tensions sur le marché du travail, se traduisant par une accélération de la croissance salariale (notamment dans le secteur manufacturier), traditionnel décalage entre croissance du PIB et inflation, ainsi que mise en œuvre de politiques pro-croissance tard dans le cycle. »
Samy Chaar ajoute que « la consommation privée pourrait s'avérer décevante, le taux d'épargne des ménages flirtant avec ses planchers historiques (voir graphique IV page 5 du document joint) et les consommateurs ayant contracté des dettes sur cartes de crédit bien supérieures à leurs capacités financières. »

Dans ce contexte, l'économiste et ses équipes tablent « sur une croissance du PIB réel américain de 2,5% en 2018, un taux légèrement inférieur à celui que le consensus a revu à la hausse (2,7%). »
 
Du coté des échanges commerciaux, les experts de Lombard Odier ne s'attendent pas à une « guerre ouverte » entre la Chine et les États-Unis. Samy Chaar explique que « les autorités chinoises savent pertinemment que l'exposition commerciale de la Chine aux Etats-Unis est plus importante que les flux dans le sens inverse et pourraient finir par consentir des compromis à Donald Trump, que ce dernier pourra ensuite qualifier de « victoires » à l'approche des élections de mi-mandat. » L'économiste qualifie d'évidence l'impact de la croissance des importations en provenance de la Chine sur la fragilisation de l'emploi dans le secteur manufacturier américain. Cela dit, « même en sortant la Chine de l'équation, la base manufacturière américaine aurait vraisemblablement souffert de la concurrence internationale. »
 
Compte tenu des perspectives d'une accélération de l'inflation (le déflateur des dépenses de consommation de base des ménages flirte avec la barre de 2%), Lombard Odier a revu à la hausse « le nombre de relèvements des taux d'intérêt anticipés en 2018 de 2-3 à 3-4, soit au final une hausse par trimestre.»

« Ce changement de notre scénario central s'explique en partie par le biais apparemment plus restrictif du comité décisionnel la Fed. Cela étant, son nouveau président, Jerome Powell, nous paraît être avant tout optimiste quant à la vigueur actuelle de l'économie américaine, plutôt qu'un véritable tenant de la ligne dure. » relativise Samy Chaar.
 
En conclusion le chef économiste reconnaît que son scénario central — une hausse des taux par trimestre— reste « fortement tributaire de la bonne santé de l'économie réelle. » Il précise également qu'il est important de bien faire la différence entre « suivre la tendance haussière du taux neutre et durcir les conditions monétaires dans le but de ralentir l'économie.  Au final, la Fed n'est peut-être pas aussi accommodante qu'elle ne l'a été par le passé, force est de constater cependant qu'elle ne poursuit pas (encore) une politique de resserrement monétaire à marche forcée. »

Samy Chaar - Chef économiste - Lombard Odier



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