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Mario Draghi, le « Super Mario » de la BCE

05/09/2013 - 17:48 - Sicavonline (mis à jour le : 25/08/2014 - 16:44)



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Mario Draghi, nommé président de la BCE en 2011 pour un mandat de huit ans, s'est rapidement imposé comme l'homme fort de la zone euro. Le style et l'approche de la crise des dettes souveraines qui sont ceux du 3e président de la Banque Centrale Européenne tranchent spectaculairement avec l'action de son prédécesseur Jean-Claude Trichet. Retour sur le parcours de celui qui aux yeux des marchés n'est plus simplement Mario Draghi mais « Super Mario ».

Mario Draghi, troisième président de la Banque Centrale Européenne (BCE)

Depuis le 1er novembre 2011, l'Italien Mario Draghi est à la barre de la Banque Centrale Européenne (BCE). Il en est le 3e président. Il a succédé au Français Jean-Claude Trichet (2003-2011) et au Néerlandais Wim Duisenberg (1998-2003).

Mario Draghi, ses études

Mario Draghi voit le jour le 3 septembre 1947 à Rome. Il effectue la première partie de son cursus universitaire dans la Cité éternelle, décrochant en 1970 une licence en économie et commerce à l'Université de la Sapienza. Mario Draghi traverse l'Atlantique afin de poursuivre sa formation au MIT (Massachusetts Institute of Technology ) de Boston, où il obtient un doctorat (PhD) en 1977 après avoir suivi l'enseignement des prix Nobel d'économie Franco Modigliani et Robert Solow.

Mario Draghi, universitaire et commis de l'Etat jusqu'en 2002

Bien avant de devenir le charismatique président de la BCE, Mario Draghi a été d'abord un universitaire reconnu. Professeur d'économie dès 1975 dans plusieurs universités de la Péninsule telles que celles de Trente, de Padoue et de Venise, il devient professeur d'économie et de politique monétaire à l'Université de Florence en 1981.

En 1984, le futur patron de la BCE est désigné par le gouvernement italien administrateur à la Banque mondiale. Mario Draghi conserve ce poste six ans durant, avant de devenir Directeur Général du Trésor italien en 1991. Sous son égide, des coupes dans les dépenses publiques ainsi que de nombreuses privatisations sont opérées, en particulier à partir de 1993, lorsque la présidence du Comité pour les privatisations vient s'ajouter à ses responsabilités. Ces mesures d'austérité lui valent de nombreuses critiques. On l'accuse en particulier d'avoir cédé à vil prix les actifs de l'Etat italien aux principales banques de la City.

Mario Draghi, « Mister Britannia »

Mario Draghi fait à ce titre l'objet d'une rumeur selon laquelle il aurait participé en 1992 avec plusieurs businessmen italiens de premier plan et des représentants de l'Etat italien à un convent secret avec les dirigeants des principales banques de la City sur le Britannia, yacht de la couronne royale britannique. Cette réunion clandestine n'aurait eu pour but que d'organiser la privatisation de pans entiers du secteur public transalpin. Sa présence supposée sur le Britannia vaut à Mario Draghi le sobriquet peu glorieux de Mister Britannia.

En 1997, il est chargé de réviser la législation financière italienne et d'élaborer une loi sur le fonctionnement des marchés financiers italiens, qui est aujourd'hui baptisée « Loi Draghi ».
Après 10 ans à la tête du Trésor italien et une dernière année de fonction relativement pleine puisqu'il préside alors le comité économique et financier de l'Union Européenne, il change de cadre professionnel en s'engageant en 2002 auprès de la banque d'affaires Goldman Sachs en qualité de Vice-Président.

Mario Draghi, un passage controversé chez Goldman Sachs International (2002-2005)

La vice-présidence puis la direction générale de Goldman Sachs International vont par la suite largement nourrir le feu des critiques exprimées à l'encontre du natif de Rome. En effet, le passage de Mario Draghi au sein de la banque d'affaires américaine (2002-2005) précède la découverte en 2010 de la participation de celle-ci au maquillage des comptes publics grecs. Cet épisode ternit à tort ou à raison le parcours de Mario Draghi, du moins momentanément. L'intéressé a cependant toujours rejeté toutes les allusions à son éventuelle implication dans l'affaire des comptes grecs.

Mario Draghi, sur le chemin de la présidence de la BCE

Nommé, en janvier 2006, pour un mandat de six ans, gouverneur de la Banque d'Italie par le Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, et Président du conseil de stabilité financière, Mario Draghi devient à cette occasion membre du Conseil des gouverneurs de la BCE. L'économiste, dont le style tranche avec celui du fantasque chef du gouvernement Silvio Berlusconi, se signale par ses positions orthodoxes. Son mandat à la tête de l'institut d'émission italien s'achève le 31 octobre 2011.

La démission surprise en février 2011 d'Axel Weber, son concurrent direct et grand favori dans la course à la succession de Jean-Claude Trichet, de ses fonctions de gouverneur de la Bundesbank (la banque centrale allemande) ouvre à Mario Draghi un boulevard vers la présidence de la BCE. La désignation de cet admirateur revendiqué du modèle allemand s'impose comme une évidence, car elle agrée Berlin comme ses partenaires, notamment latins. « Super Mario », comme se plaît déjà à l'appeler la presse, est formellement nommé président de la BCE par les chefs d'Etat européens lors du conseil européen du 24 juin 2011. Son mandat - non renouvelable - débute au lendemain du terme de son mandat de gouverneur de la banque centrale italienne, le 1er novembre 2011, court sur huit ans, jusqu'au 1er novembre 2019.

Sous Mario Draghi, une BCE de plus en plus proche de la FED

La crise de l'euro conduit Mario Draghi à infléchir la politique menée par la Banque Centrale Européenne. S'il place, conformément au mandat de l'institution de Francfort, la lutte contre l'inflation au cœur de ses préoccupations, le président de la BCE entend aussi réamorcer la pompe du crédit, alors complètement à l'arrêt en zone euro, et soutenir la croissance économique. Sous sa houlette, la Banque Centrale Européenne lance donc le 22 décembre 2011 et le 1er mars 2012 deux opérations de refinancement à long terme (LTRO i.e. Long Term Refinancing Operation), c'est-à-dire des prêts sur trois ans à 1 % bénéficiant respectivement à 523 puis à 800 banques de la zone euro, le tout à hauteur de plus de 1.000 milliards d'euros. Toujours sous l'égide de Mario Draghi, la BCE diminue à trois reprises son principal taux directeur, jusqu'à 0,75 % en juillet 2012, un niveau auquel celui-ci n'était jusqu'alors jamais descendu.

Crise des dettes souveraines : Mario Draghi ou la démonstration de la puissance du verbe

A la fin de ce même mois de juillet 2012, tandis que la spéculation contre les dettes souveraines espagnole et italienne se déchaîne et que les taux auxquels empruntent Madrid et Rome s'envolent à des niveaux insoutenables, Mario Draghi prouve que le verbe d'un banquier central et la détermination qu'il affiche comptent parfois plus que des actes. Il parvient à provoquer une détente sur le marché des emprunts d'Etat par la grâce de quelques mots : « Conformément à son mandat, la BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant. »

Le 2 août, au cours d'une conférence de presse une nouvelle fois très attendue par la communauté financière, Mario Draghi martèle que « l'euro est irréversible. » Revêtant sa tenue de Super Mario, le patron de la BCE déclare également que l'institution se prépare à réactiver, sous des conditions strictes, son programme de rachats d'actifs arrêté en février 2012 et désormais appelé Outright Monetary Tansactions (OMT). Ce nouveau programme d'injections de liquidités succède au SMP (Securities Market Program) auquel Mario Draghi n'a que brièvement participé puisque, lancé le 10 mai 2010, il s'est achevé peu après son arrivée à la tête de la BCE. Voté le 6 septembre 2012 par le conseil des gouverneurs de la BCE, l'OMT vise quant à lui à acquérir de la dette d'Etats en difficulté sur le marché secondaire (celui de la revente) afin de ramener le calme sur les marchés obligataires souverains. Toutefois, il n'a jusqu'à présent pas été jugé nécessaire de recourir au programme de rachats illimités d'obligations d'Etat même si, selon certains, le Portugal, sous perfusion européenne depuis avril 2011 et exposé à une remontée des taux, pourrait inaugurer le dispositif. Autrement dit, l'OMT demeure jusqu'aujourd'hui une simple arme de dissuasion monétaire.

En dépit de l'absence de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif (quantitative easing) depuis l'abandon du SMP, la BCE, sous l'égide de Mario Draghi, veille à fluidifier le marché interbancaire et à faciliter la reprise économique. Pour preuve, elle abaisse le 8 mai 2013 son principal taux directeur, le taux de refinancement, de 25 points de base, à 0,50%, soit historiquement son taux le plus bas.


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