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Faurecia, une nouvelle histoire

30/09/2010 - 19:50 - Sicavonline



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Faurecia, une nouvelle histoire

Florian Allain (CCR Actions France) à l'achat de Faurecia

A l'occasion du Salon de l'Automobile de Paris, Sicavonline a interrogé Florian Allain, gérant chez CCR AM de CCR Actions France, sur Faurecia, l'un des premiers équipementiers automobiles européens. La revalorisation du titre est selon lui encore loin d'être achevée, Faurecia ayant réalisé une profonde restructuration industrielle qui lui a permis de retrouver de la rentabilité au 1er semestre 2010. Florian Allain se déclare donc à l'achat de Faurecia sous les 17 euros.

Un des leaders de l'équipement automobile

« Avec plus de 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires attendu en 2010, Faurecia est le 2e équipementier automobile européen. Le groupe est présent sur quatre métiers : 40 % de son activité est réalisée dans le siège automobile (n°3 mondial), 25 % dans l'échappement (n°1 mondial), 25  % dans les tableaux de bord (n°1 mondial), et 10 % dans « systèmes extérieurs », autrement dit les pare-chocs (n°2 mondial). »

Une défiance compréhensible à l'égard de Faurecia

« Faurecia souffre d'un déficit d'image chronique. A juste titre. Le groupe a enregistré cinq années consécutives de pertes. Autant dire que les investisseurs n'y croient plus trop. Le titre demeure ainsi très loin des 68 euros qu'il cotait en juillet 2007. Mais aujourd'hui un certain nombre d'éléments objectifs prouvent que cette défiance n'est plus de mise. »

Une restructuration efficiente

« Un nouveau management est arrivé en 2008 avec pour une mission d'arrêter les pertes et de redresser la profitabilité de l'entreprise. Une restructuration a suivi, avec des fermetures de sites et un redimensionnement de certaines unités de production. C'est ce qui a correspondu au plan « Challenge 2009 ». Ce dernier a été efficace puisque puisqu'au 1er semestre 2010, Faurecia a réalisé une marge opérationnelle de 3,2  %. Il s'agit de sa meilleure performance depuis 2005. »

Emcon et Plastal, des acquisitions judicieuses

« Le deuxième intérêt du titre, et sans doute le principal, est que Faurecia, ayant prouvé qu'il s'était industriellement restructuré et qu'il avait cessé de perdre de l'argent, démontre aussi sa capacité à faire des acquisitions stratégiques tout en développant une croissance organique satisfaisante. »

« Côté acquisitions, Faurecia a acheté en titres l'américain Emcon, un spécialiste de l'échappement des poids lourds, qui faisait plus de 1,5 milliard de dollars de ventes. L'acquisition d'Emcon, dont l'intégration se déroule bien, permet à Faurecia d'être l'incontestable leader mondial de l'échappement. »

« Autre opération : le rachat de l'allemand Plastal, un spécialiste du pare-choc mis en liquidation. Le liquidateur judiciaire s'est chargé de restructurer la société, en faisant le sale travail de réduction des effectifs et des coûts. Une fois redressé, Plastal a été « offert » à Faurecia, à un prix représentant 7 % de son chiffre d'affaires. »

« Ces deux opérations renforcent la position de Faurecia sur deux de ses principaux métiers. Dans l'équipement automobile où les marges sont ténues, la taille conditionne grandement la rentabilité. Au-delà des économies d'échelle, un leader mondial devient incontournable pour les constructeurs automobiles et se retrouve, du coup, plus à même de négocier ses marges. Cela est encore plus vrai depuis la crise de 2009 : les constructeurs se soucient d'avoir des fournisseurs qui ne les « lâchent pas », et ils ont donc plus de facilité à consentir quelques points de marge supplémentaires, s'ils sont certains que l'équipementier ne fera pas faillite ou ne sera pas absorbé par un autre équipementier. En la matière, Faurecia offre d'avantage de garanties que beaucoup de ses concurrents puisqu'il est contrôlé à 57 % par Peugeot. »

Un groupe trop européen ?

« L'un des reproches adressés à Faurecia est d'être trop exposé à l'Europe, un marché mature et aux perspectives économiques très moroses. Il est vrai que près 70 % de l'activité est réalisée avec des constructeurs du Vieux Continent. Cependant, cette crainte doit être relativisée. »

« Tout d'abord, l'exposition de Faurecia aux constructeurs allemands est très significative. Le groupe travaille beaucoup avec eux sur le segment « premium », qui n'est pas du tout impacté par le démantèlement des différentes primes à la casse. Par ailleurs, les constructeurs de « mass market », eux-mêmes, sont en train de revoir à la hausse leurs prévisions, pour le 2nd semestre 2010. C'est notamment le cas de Renault. On peut donc espérer que le salon de l'automobile de Paris sera l'occasion pour le secteur de donner une vision un peu moins négative de l'avenir de l'automobile dans les 12 mois qui viennent. »

« Quoi qu'il en soit, Faurecia sait qu'il doit être moins européo-centré. Le groupe se donne à terme un objectif de plus de 40 % de ses ventes hors d'Europe. Le rachat d'Emcon qui lui permet de se renforcer aux USA s'insère dans cette stratégie. Faurecia n'a pas non plus caché son intention de procéder à des investissements assez significatifs en Asie, d'où viendra bientôt le gros de la croissance à terme. »

Une situation financière bien meilleure

« Bien que sa dette demeure assez significative, Faurecia a démontré au 1er semestre qu'il pouvait la réduire de 270 millions d'euros malgré le rachat en cash de Plastal. La marge opérationnelle du groupe est en outre redevenue positive. Le désendettement pourrait donc se poursuivre. Or, selon certains calculs d'analystes, 100 millions d'euros de réduction de dette doivent se traduire par une revalorisation mécanique de 1 euro par titre. »

« Faurecia est donc engagé dans une nouvelle dynamique. Le lancement du « plan 2014 » situe les ambitions du groupe : 16 milliards de chiffre d'affaires en 2014, ce qui représente 12 % de croissance annuelle, dont 8% de croissance organique. »

Recommandation

« Au vu des perspectives, le cours de Faurecia laisse encore une indéniable marge d'appréciation. Le potentiel à 6/12 mois est d'une vingtaine de pourcent par rapport à un cours proche des 17 euros. »

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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