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La question des taux de change est loin d'être résolue

11/10/2010 - 16:57 - Sicavonline



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La question des taux de change est loin d'être résolue

Les argentiers du G20, réunis vendredi 8 octobre, ne sont pas parvenus à mettre fin au débat opposant pays développés et pays émergents sur les politiques monétaires. C'est finalement le FMI qui a dû trancher, lors de son assemblée annuelle le samedi 9 octobre, avec un modeste compromis. Toutefois, le chemin à parcourir avant le sommet du G20 de novembre à Séoul est encore long.

Les tensions autour des taux de changes mondiaux ont regagné en intensité ces dernières semaines, les Etats-Unis montant notamment au créneau face à la Chine. Pour éviter la « guerre des monnaies » évoquée par le ministre brésilien des Finances Guido Mantega, les ministres des finances du G20 se sont rencontrés vendredi 8 octobre, la veille de l'assemblée générale du FMI afin de trouver une issue à ce différend.

L'éternelle question de la sous-évaluation du yuan

Le cours de la monnaie chinoise, le yuan, est depuis de longs mois un sujet de discorde. Les Etats-Unis, soutenus par le Canada et l'Europe, reprochent aux autorités chinoises d'intervenir massivement sur le marché des changes afin d'empêcher le yuan de s'apprécier et de favoriser ainsi leurs exportations vers le reste du monde. Cette politique qui provoquerait, selon eux, une sous-évaluation de 20 % à 40 % du yuan alourdirait leur déficit commercial et pénaliserait leur croissance économique. Les pays développés réclament donc à Pékin de réduire le contrôle de sa monnaie afin que celle-ci reflète la vigueur de l'économie de l'ex-Empire du milieu.

Le gouverneur de la Banque Populaire de Chine, Yi Gang, s'est voulu rassurant en déclarant que la banque centrale était favorable à l'introduction d'une politique de change plus « flexible », corrélée aux évolutions du marché des changes. Pékin a déjà fait un premier pas dans ce sens en réinstaurant, le 21 juin dernier, la règle permettant au yuan de fluctuer de 0,5 % par rapport au cours pivot quotidien défini par la banque centrale. Le dollar est ainsi tombé à 6,6710 yuans vendredi 8 octobre, du jamais vu depuis 1993. Mais ce n'est pas encore suffisant aux yeux des Occidentaux et des Japonais, auxquels le gouvernement rétorque qu'une appréciation substantielle du yuan s'accompagnerait immanquablement d'une forte hausse du chômage et d'importants problèmes sociaux en République Populaire, ce qu'il ne peut pas se permettre.

Les émergents, critiques des politiques expansionnistes des pays développés

D'ailleurs, pour les pays émergents, le cœur du problème ne réside pas dans la politique de la banque centrale chinoise, mais bien dans la politique monétaire expansionniste pratiquée par les pays développés, notamment les Etats-Unis, pour soutenir la croissance et lutter contre le chômage. Selon eux, cette orientation économique maintient les taux d'intérêt des nations développées artificiellement bas, ce qui mène à une ruée des capitaux vers les pays émergents qui proposent des taux plus attractifs. Pour preuve, le MSCI Emerging Markets, l'indice boursier des pays émergents, a déjà bondi de 13 % depuis sa création en septembre. Or, ces arrivées massives de capitaux pousseraient les monnaies des pays émergents à la hausse et alimenteraient des bulles spéculatives, selon les autorités des pays émergents.

Avancée timorée du FMI

Pays développés et pays émergents se sont donc renvoyé la balle mutuellement vendredi dernier sans parvenir à un accord sur les monnaies. Partant, le débat s'est poursuivi samedi 9 octobre lors de l'assemblée générale du Fonds Monétaire International. Celui-ci s'est engagé à surveiller de plus près l'évolution des monnaies. Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a précisé que l'institution monétaire internationale rédigerait tous les ans des rapports évaluant les politiques monétaires des principales économies (Etats-Unis, Chine, Japon, zone euro et Royaume-Uni) ainsi que leurs conséquences sur l'économie mondiale.

Prochaine étape : Séoul

L'impact de ce modeste compromis risque cependant d'être limité. Le FMI a eu beaucoup de mal par le passé à contraindre ses pays membres, notamment la Chine, à modifier leur politique économique. La question des parités reste donc ouverte. La prochaine grande étape aura lieu à Séoul, les 11 et 12 novembre, lors du sommet du G20. L'enjeu est d'importance. Le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, considère même que l'avenir du G20 pourrait dépendre de l'issue de ces négociations sur les taux de change. La ministre française des Finances, Christine Lagarde, a toutefois averti que la résolution de cette épineuse problématique allait « forcément prendre du temps ».

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