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Alken European Opportunities : toujours au top!

20/09/2013 - 16:53 - Sicavonline Partenaires - Vincent Bezault (mis à jour le : 23/10/2013 - 10:11)



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Alken European Opportunities : toujours au top!

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Depuis que Sicavonline lui a consacré un numéro de Top Fonds le 16 avril 2013, Alken European Oppotunities R n'a pas déçu, progressant en un peu plus de cinq mois de + 17,3 % (perf. au 18 sept . 2013). Une performance qui prend tout son relief comparée à celle de la catégorie (+10,86 %). Quelles sont les clefs de cette surperformance d'Alken European Oppotunities R ? Quelles sont les convictions de son gérant Nicolas Walewski et de son co-gérant Marc Festa? Ce dernier nous répond.

Alken European Opportunities R ne déçoit. Le fonds d'Alken Asset Management signe au 18 septembre une performance de +25,79 depuis le début de l'année et de +82,97 % sur cinq ans.
Marc Festa, qui co-gère le fonds au côté de Nicolas Walewski, a répondu à nos questions.

Alken European Opportunities a accru sensiblement sa surperformance par rapport au marché tout au long de ces derniers mois. Quels ont été les catalyseurs de ce très beau parcours ?

Marc Festa (Alken AM)  :Les catalyseurs de notre surperformance demeurent globalement les mêmes depuis le début de l'année. Notre pari sur les disques durs via Western Digital et Seagate continue à s'avérer gagnant. Contrairement à ce que le marché pense, il ne s'agit ni d'une industrie en déclin, ni d'un secteur déflationniste. En dépit de l'état assez désastreux du marché du PC, les volumes des fabricants de disques durs restent étals et leurs prix ne baissent pas, si bien que les marges sont stables voire en légère hausse, et l'on peut légitimement présumer que dès que les volumes de ventes augmenteront de nouveau à la faveur du redémarrage du marché du PC, les marges seront en hausse. En attendant, Seagate et Western Digital continuent à générer beaucoup de cash et à le rendre à 100 % aux actionnaires.

Western Digital et Seagate profitent de surcroît de la situation de quasi-duopole où ils se trouvent...

Oui en effet, l'offre est « contrôlée ». Seagate et Western Digital se partagent le marché avec un autre acteur, beaucoup plus petit qu'eux, qui ne contrôle que 15 % du marché. Les investisseurs estiment toujours que la demande de disques durs correspond à la demande de PC : ils se trompent. La demande de PC n'est qu'une des composantes du marché de Seagate et Western Digital qui doivent avant tout répondre à la demande mondiale croissante de stockage de données : chacun de nous télécharge de plus en plus de films, dont la qualité ne cesse de s'améliorer. Ce sont des fichiers qu'il faut stocker et sauvegarder comme un nombre croissant de nos données, et nous ne sommes qu'au début de cette tendance et Western Digital et Seagate ont de beaux jours devant eux.

Le secteur automobile n'a-t-il pas également contribué à la surperformance d'Alken European Opportunities ?

Exact. Qu'il s'agisse, du côté des constructeurs, de BMW ou de Valeo, du côté des équipementiers, nous ne pouvons que nous féliciter de nos investissements dans l'automobile. Valeo est une histoire que l'on a commencé à jouer en mars 2009. A la différence de la construction automobile, le secteur de l'équipement s'est consolidé durant la crise, au prix d'un certain nombre de faillites. Les survivants comme Valeo ont pris les parts de marché des disparus. Le rapport de force entre constructeurs et équipementiers s'en trouve rééquilibré ; les équipementiers ont désormais plus de latitude pour fixer leurs prix.

A ce titre, si Valeo a été aussi en vue en bourse cet été, cela découle du fait qu'il a publié au 2e trimestre en dépit d'un marché européen catastrophique une marge opérationnelle de 6,2 %, que bien peu ont anticipée. Nombre d'investisseurs jugeaient qu'une telle rentabilité n'était envisageable pour un équipementier qu'en période de boom automobile.

Mais est-ce que le titre Valeo a encore un retard à combler après sa réappréciation de 700 % au cours des cinq années passées ?

A l'époque où nous nous sommes intéressés à Valeo, les investisseurs n'étaient prêts à le payer que cinq fois les bénéfices car personne ne concevait que le groupe pourrait augmenter son volume d'affaires et, que son niveau de marge serait soutenable. Désormais, la communauté financière affiche des hypothèses un peu plus optimistes et Valeo se paie huit fois ses bénéfices. Néanmoins, la réappréciation du titre peut se prolonger. Certains analystes avancent l'argument que Valeo se paie avec une décote par rapport aux sociétés de biens d'équipement et que sa valorisation pourrait s'aligner. Nous ne voyons pas les choses ainsi. En revanche, nous notons qu'aux yeux de beaucoup d'investisseurs anglo-saxons, et notamment américains, Valeo reste pour caricaturer un fabricant d'essuie-glaces, or Valeo est à présent bien davantage, et c'est pourquoi il a réussi à enregistrer au 2e trimestre une croissance de son activité de 8 % supérieure à celle de la production automobile mondiale, ce qu'aucun analyste ne prévoyait. Nous ne prétendons pas que Valeo réitérera une telle performance lors des 5 ou 10 prochaines années, mais la consolidation du secteur, le pricing power qu'elle lui confère, la sophistication technologique croissante de ses produits -Valeo réalise par exemple les boîtes de vitesse à double embrayage pour les Audi, une foule d'équipements pour les véhicules hybrides, les phares LED- le groupe va structurellement mieux performer que le marché automobile. Voilà pourquoi nous nous sommes renforcés sur Valeo voilà quelques semaines.

Vous êtes des spécialistes de la gestion contrariante. Quelles sont vos convictions les plus contrariantes du moment ?

Notre gros pari contrariant du moment porte sur les utilities allemandes, E.On et RWE. Nous pensons que le prix de l'électricité en Europe va remonter, notamment en Allemagne où ces deux compagnies ont des surcapacités. RWE et E.On possèdent des centrales au gaz qu'elles n'utilisent pas pleinement parce qu'elles ne sont pas rentables. Ils s'apprêtent enfin à les fermer et éliminer ainsi une partie des surcapacités. Par ailleurs, les choses s'améliorent un peu en Europe : la production industrielle, la consommation, l'immobilier vont mieux, et cette amélioration de l'environnement soutient la demande d'électricité. On se retrouve donc avec une baisse d'offre et une petite reprise de la demande, à un moment où le marché est « vendeur » d'électricité. Les industriels, eux-mêmes, après 5 ans de baisse des prix ont perdu l'habitude de se couvrir à un ou deux ans sur les prix de l'électricité. Il existe parc conséquent un risque de poussée soudaine des prix de l'électricité avec un effet de levier assez important sur les utilities allemandes comme E.On ou RWE.

Vous êtes du spécialiste du stock-picking et la macro-économie n'est guère votre sujet de prédilection mais constatez-vous des perspectives bénéficiaires plus importantes dans certains pays européens que dans d'autres ?

Effectivement, comme vous l'indiquez, à 90 % du temps, nous ne faisons pas de pari macro-économique dans la construction du portefeuille. Nous en faisons cependant un depuis quelques mois avec l'Espagne à propos de laquelle nous sommes très positifs. L'Espagne représente plus de 16 % du portefeuille. Nous avions déjà auparavant des titres comme INDITEX ou Amadeus, et la surpondération de l'Espagne découlait incidemment de nos convictions concernant ces entreprises. Mais dorénavant, nous avons intégré dans Alken European Opportunities des utilities et des banques espagnoles - il s'agit en l'occurrence de clairement de jouer la réduction des spreads sur les taux de la dette espagnole, parce que parmi les grands pays européens. L'Espagne est le seul pays à avoir fait le travail tant au niveau macroéconomique (avec des réductions des dépenses publiques très significatives) que microéconomique (avec des entreprises qui ont beaucoup restructuré afin de regagner en compétitivité). Les gains de productivité réalisés en Espagne mais aussi au Portugal sont au demeurant tels que que ces deux pays sont devenus les plus « productifs » d'Europe devant ceux d'Europe de l'Est - ce que peu ont en tête. Les bénéfices des entreprises espagnoles pourraient dans ce contexte surprendre positivement la communauté financière.

La France pèse un quart du portefeuille d'Alken European Opportunities. Est-ce également un pari macro-économique ?

Non, cela tient tout simplement au fait que nous sommes français et que nous avons plus de contacts, plus d'accès dans notre pays d'origine.

Parmi les sociétés françaises, outre Valeo, l'une de vos grandes convictions au sein d'Alken European Opportunities reste Carrefour, dont certains jugent qu'il ne sera pas en mesure de reproduire ses marges du 1er semestre.

Pour notre part nous sommes au contraire convaincus que le distributeur parviendra à faire mieux au second semestre et nous sommes renforcés sur Carrefour pour en faire l'une des cinq plus grosses lignes d'Alken European Opportunities. Nous avons rencontré la société dernièrement, et nous estimons qu'on va tout juste commencer à percevoir les retombées positives de l'action de George Plassat à la tête de Carrefour, ce qui est normal si l'on considère qu'il n'est là que depuis un an. Donner plus d'autonomie aux gérants de magasins, améliorer l'image prix ainsi que l'offre dans le non alimentaire, revoir toute la chaîne logistique qui était catastrophique, tout cela a été fait au cours des 1er et 2e trimestres. L'impact sur la marge ne sera perceptible dans les comptes de résultats qu'au second semestre et en 2014, sous réserve naturellement que la situation en France ne se dégrade pas trop et que des concurrents comme Leclerc ne se lance pas dans une guerre des prix.

Quels sont selon vous les principaux risques auxquels les gérants que vous êtes peuvent avoir à faire face?

Nous n'identifions pas de risque majeur hors la Chine, mais nous n'y croyons pas trop. De plus, peu des valeurs de notre portefeuille sont exposées à la croissance chinoise.

Nous nous sommes également prémunis contre la hausse des taux en vendant ou allégeant les lignes d'actions à haut multiple. Toutes choses égales par ailleurs, on se dit qu'il faut mieux détenir des sociétés à cinq fois les bénéfices qu'à 25 fois les bénéfices, quand les taux d'intérêt et les primes de risque montent.

Propos recueillis par Vincent Bezault

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