1. Bourse & Sicav
  2. Compte titres, PEA & autres supports
  3. Bourse : les indicateurs qui font peur (2/3)

Bourse : les indicateurs qui font peur (2/3)

15/02/2019 - 17:40 - Sicavonline - VB et DG



Lettre d'info gratuite

 
Imprimer cet article

 
Augmenter la taille du texte

 
Réduire la taille du texte

 
Envoyer cet article

 
Fil RSS Sicavonline

 
Partager sur Facebook

 
Publier sur Twitter

 
Suivre @sicavonline




Bourse : les indicateurs qui font peur (2/3)

C’est toujours en compagnie de Louis d’Arvieu, gérant coordinateur de Sextant Grand Large (Amiral Gestion), que nous examinons à la loupe le parcours de plusieurs indicateurs capitaux afin de sonder les marchés et d'extrapoler leur intinéraire à court terme. Le deuxième épisode sera-t-il plus rassurant que le premier ?

Après avoir entamé notre entretien avec Louis d'Arvieu par l'étude d'indicateurs de tendance de moyen/long terme, nous poursuivons l'exercice dans l'optique de prédire la tendance à plus court terme sur les marchés Actions.

Sicavonline : Les niveaux de transactions vous paraissent aussi un peu inquiétants ?

Louis d'Arvieu : Parmi les indicateurs un peu plus de court terme, des indicateurs de sentiment, il y a effectivement ce qui permet de mesurer un peu l'appétence au risque –qui est très élevée quand même ces derniers temps. En l'occurrence, il s'agit des volumes de transactions et des valorisations des transactions. Si on regarde ce qui se passe dans le coté, on était à des niveaux record au premier semestre de l'an dernier pour les OPA. (…) Dans l'ensemble du monde, on est à plus de douze fois l'EBITDA sur les OPA.

Bourse : les indicateurs qui font peur (2/3)



Et la norme historiquement ?

La norme historiquement était plutôt autour de 10, donc, là, on est quand même nettement au-dessus. Si on considère le non coté également, on retrouve un peu les mêmes les mêmes signaux. Dans le non coté en Europe, on a atteint en 2018 des niveaux records de valorisation pour les transactions à près de dix fois l'excédent brut d'exploitation, donc on est au-dessus des pics de 2007. Cela résulte évidemment de la dette pas chère mais cela montre aussi que le risque n'est pas vraiment pris en compte par les acteurs financiers

Oui, et lorsque le risque n'est pas valorisé correctement, le marché le paye à un moment ou un autre.

En effet, plus on oublie le risque plus à un moment un catalyseur va venir rappeler aux uns et aux autres que l'économie est cyclique, que les profits peuvent baisser. Du coup, par une espèce de rattrapage psychologique, on va autant faire d'excès dans la crainte et la peur que l'on en a fait dans l'optimisme.
On a assisté aussi à une dégradation des indices des directeurs d'achat, les fameux PMI, un peu partout dans le monde. Quels sont les autres indicateurs de plus court terme qui vous inquiètent ?


Ce qui est intéressant parce qu'effectivement une des particularités de cette correction au second semestre 2018 est qu'elle s'est produite de façon assez inhabituelle avant même qu'il y ait le moindre retournement des indicateurs avancés économiques. En général, une fois que les indicateurs avancés ont touché leur pic et se sont retournés, survient quelques mois plus tard le pic du marché boursier. Cet intervalle lui est nécessaire afin de s'assurer qu'il s'agit d'un retournement durable, suivi quelques mois plus tard d'une récession économique. La particularité aujourd'hui est que le marché boursier s'est retourné très, très tôt alors que, effectivement, les indicateurs avancés économiques étaient à leur pic, soit en septembre et octobre aux Etats-Unis, atteignant des niveaux qu'on n'avait jamais vus depuis parfois depuis cinquante ans, notamment en ce qui concerne le taux de chômage, la confiance des consommateurs, l'activité industrielle etc. Tous ces indicateurs se sont retournés ces derniers mois ce qui ce qui évidemment un prélude à un ralentissement économique probable et donc ce qui ne sera de toute façon pas positif pour les marchés actions.

Vous évoquez le retournement de l'emploi aux Etats-Unis. Le chômage demeure tout de même à des niveaux extraordinairement bas.

Oui, mais il y a une amorce d'inflexion et on peut imaginer qu'on a d'ores et déjà atteint le pic du plein emploi aux Etats-Unis.

Bourse : les indicateurs qui font peur (2/3)

 

Un autre indicateur que vous appréciez est le ratio or/pétrole

C'est un ratio un petit peu original et intéressant parce que l'or est un peu la mesure du stress sur les marchés financiers. Il est vraiment l'actif qui en général se tient le mieux quand les actions baissent et puis à l'inverse, on a le pétrole qui est plutôt une matière première qui réagit très positivement à la croissance économique et aux anticipations d'inflation. Donc, c'est vrai que, historiquement, quand ce ratio or/pétrole a donné des signes de rupture dans son évolution, cela s'est souvent produit en début de crise. C'est un peu ce que l'on voit sur le graphique ci-dessous. Il s'agit pour nous d'un signal d'alerte. Même s'il n'existe aucune certitude, il peut s'agir du signe d'un début de crise et d'un changement de sentiments des intervenants financiers.

Bourse : les indicateurs qui font peur (2/3)

Retrouvez la suite de cet entretien ICI

Si vous avez manqué le début de cet entretien cliquez là

Texte édité par VB et DG

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



A lire autour du sujet "Bourse : les indicateurs qui font peur (2/3)" :




Lettre d'info gratuite

 
Imprimer cet article

 
Augmenter la taille du texte

 
Réduire la taille du texte

 
Envoyer cet article

 
Fil RSS Sicavonline

 
Partager sur Facebook

 
Publier sur Twitter

 
Suivre @sicavonline





Abonnez-vous à notre newsletter
Pour mieux comprendre les stratégies financières et patrimoniales gagnantes, abonnez-vous :
En savoir +

Articles les plus lus

Abonnez-vous à notre newsletter
Pour mieux comprendre les stratégies financières et patrimoniales gagnantes, abonnez-vous :
En savoir +

SICAV et FCP les plus vus
 
Perf.
5 ans
-

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La valeur de l'investissement peut varier à la hausse comme à la baisse.

Retrouvez sur Sicavonline

A court ou long terme, avec plus de 4 500 Sicav et FCP disponibles, le compte titres est le support idéal pour développer votre capital.
Jusqu'à
remboursés
A plus de 5 ans, le compte PEA, avec son cadre fiscal avantageux et ses 500 Sicav et FCP est le plus adapté pour épargner.
A plus de 5 ans, investissez dans des PME européennes au travers de 23 Sicav et FCP éligibles au compte PEA PME.
Grâce aux SCPI sélectionnées par Sicavonline, investissez dans l'immobilier à partir de 830 €, préparez vos revenus de demain et réduisez vos impôts. Nouveau : Découvrez les SCPI à crédit