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Bourse : les indicateurs qui font peur (3/3)

15/02/2019 - 17:48 - Sicavonline



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Bourse : les indicateurs qui font peur (3/3)

Après avoir balayé une masse d’indicateurs à son sens peu encourageants, Louis d’Arvieu, gérant coordinateur de Sextant Grand Large (Amiral Gestion), passe en revue dans cette troisième partie de notre entretien, une nouvelle série de facteurs tout aussi révalatrice de ce qui lui semble couver sous les cendres de la chute brutale des marchés en fin d'année 2018.

Louis d'Arvieu gérant chez Amiral Gestion, continue son tour d'horizon des indicateurs qui comptent afin de ne pas naviguer à vue sur les marchés actions.

Sicavonline : certains avancent également des facteurs de risque un peu techniques qui se rajoutent à cette masse d'indicateurs. D'aucuns s'inquiètent par exemple des rachats d'actions aux Etats-Unis qui ont amplement alimenté la hausse des cours des entreprises cotées américaines. Ils prétendent même que la hausse procède essentiellement de ceux-ci. Est-ce que cette vague de rachats d'actions va se tarir et si tel est le cas, quel sera le dommage pour le marché ?

Louis d'Arvieu : objectivement, il existe plusieurs facteurs qui devraient être pris en compte parce que ce sont des facteurs qui ont été pro cycliques dans la hausse mais qui le seront aussi dans la baisse, si elle survient. Les rachats d'actions en font partie. C'est vrai, on est sur des niveaux records de rachat d'actions aux Etats-Unis et évidemment, à l'instar de l'inflation des transactions, des OPA, c'est peut-être un signe de suroptimisme des entreprises américaines. E puis, autre source d'inquiétude, le fait que ces rachats d'action ont été largement financés par la dette. C'est très négatif évidemment parce que tout d'abord on est sur des niveaux d'endettement records pour les entreprises cotées aux Etats-Unis ce qui constitue un facteur de risque accru dans une récession. En outre, cet endettement n'a pas servi à investir dans des actifs dont la rentabilité permettra à terme de rembourser la dette mais elle a été dépensée en rachats d'actions et en dividendes. Résultat, les sociétés ont un très beau cours de bourse mais elles n'auront pas forcément de quoi rembourser la dette demain.

Bourse : les indicateurs qui font peur (3/3)

 

En somme elles ont acheté du vent ?

C'est le risque dans la mesure où, en plus, ce processus s'est fait à des valorisations très élevées. 

Le ratio dette sur fonds propres aux Etats-Unis des entreprises cotées est au demeurant à des niveaux historiques…

Exactement alors même qu'on est en haut de cycle économique et que les profits sont logiquement plutôt au plus haut d'un point de vue cyclique.
En dehors des rachats d'actions, il y a un autre facteur à prendre en compte, à notre avis, c'est le niveau de marge des entreprises (…). On sort d'une période de quarante ans où les salaires ont été comprimés dans les pays développés et où les impôts qui pèsent sur les entreprises ont été structurellement et systématiquement baissés –le dernier exemple le plus spectaculaire étant les baisses d'impôts consenties par Donald Trump à son arrivée au pouvoir, des baisses d'impôt qui s'inscrivent dans une tendance très longue. On voit bien aujourd'hui au regard du déficit des Etats développés, de leur niveau de dette mais aussi du mécontentement social qui se traduit par une vague populiste un peu partout dans les pays développés que l'on est peut-être au bout de de cette tendance  dans laquelle on est probablement allés trop loin d'ailleurs. Bien sûr, nous sommes devant des cycles longs qui ne se matérialisent pas du jour au lendemain, mais à l'évidence on a un certain nombre de facteurs qui ont poussé la valorisation du marché à des niveaux historiques et qui peut-être demain se retourneront. Il n'est pas inenvisageable d'avoir un jour de l'inflation salariale ou une remontée des impôts des entreprises par rapport à ceux des ménages.

 

Vous sous-entendez donc que le rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée entre travail et capital entraînera une réduction des marges ?
En tout cas, c'est un risque qu'il faut prendre en compte.

Est-ce que la dette des Etats et la question corolaire de leur solvabilité n'est pas un risque supplémentaire pour les marchés actions, dans la mesure où encore une fois les entreprises pourraient être davantage mises à contribution via l'impôt ?

Tout à fait mais cela dit ça pour rembourser la dette des Etats, il faudrait une augmentation globale de la fiscalité qui ne sera pas forcément possible dans des pays où les prélèvements obligatoires sont déjà très élevés. Ce qui est intéressant c'est que l'on a vraiment des cycles très, très longs de hausse de l'endettement public, qui ont accompagné la baisse des taux d'intérêt au fil des dernières décennies et aujourd'hui on a des niveaux d'endettement dans les pays développés qui sont au niveau ou au-delà de ceux qui historiquement ont précédé les crises de dettes. Encore une fois, cela ne veut pas dire que nous aurons demain une crise de la dette dans les grands pays mais l'endettement constitue à l'évidence un facteur de fragilité à la fois fondamental et « sentimental » parce que tout le monde a en tête ce risque.

Retrouvez les deux premières partie de cet interview ici : Partie 1 & Partie 2

Edité par VB & DG

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