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Actions émergentes : encore de la ressource

29/07/2013 - 15:58 - Sicavonline - Matthew Vaight - M&G Global Emerging Markets Fund



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Actions émergentes : encore de la ressource

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Nombre d'investisseurs, estimant que les actions émergentes ont perdu de leur superbe, préfèrent s'en détourner au profit des marchés des pays développés. Les valeurs émergentes méritent-elles vraiment de perdre les bonnes grâces des investisseurs ? Selon Matthew Vaight, gérant de M&G Global Emerging Markets Fund, les actions émergentes demeurent au contraire pour diverses raisons attrayantes.

Depuis le début de l'année 2013, les actions des marchés émergents ont été distancées par celles des économies développées car les investisseurs ont recherché le confort de ces dernières, privilégiant en général les sociétés générant des dividendes et des bénéfices élevés. Comme le montre le graphique ci-dessous, l'indice MSCI Emerging Markets a, depuis le début de l'année 2013, chuté d'environ 7 % en dollars US, tandis que l'indice MSCI World a enregistré une progression de 14 %.

Le gérant de M&G Global Emerging Markets Fund, Matthew Vaight, considère que « suite à la récente récession, les valorisations des actions affichent désormais des niveaux attractifs sur les marchés boursiers émergents. Selon un ratio cours/valeur, les actions des marchés émergents sont actuellement négociées à leur niveau le plus bas depuis des années et présentent un cours inférieur d'environ 25 % à celui affiché par les actions des marchés développés.»

Attrait des fondamentaux

D'après Matthew Vaight, la faiblesse de ces valorisations démontre clairement que la confiance des investisseurs et les craintes macroéconomiques, telles que le ralentissement de la croissance et le fléchissement des prix des matières premières, dictent actuellement les marchés boursiers et que les transactions ne reposent pas sur les fondamentaux des sociétés. Selon lui, l'attrait des actions des marchés émergents en tant que classe d'actifs reste intact. Bien que les sociétés des marchés émergents génèrent un rendement des capitaux propres (ROE) supérieur dans l'ensemble et qu'elles sont donc plus profitables que leurs homologues des marchés développés, elles sont toutefois négociées à un prix nettement plus bas que les sociétés occidentales. D'après Matthew Vaight, même si la chute des prix des actions des marchés émergents peut être justifiée par la baisse de performance des sociétés, l'ampleur de cette liquidation est sans aucun doute trop importante.

Pour l'avenir, Matthew Vaight pense que le ralentissement du ROE représente un enjeu que les sociétés des marchés émergents devront relever. La plupart d'entre elles ont profité d'un développement économique rapide au cours de la dernière décennie, mais, au fil du ralentissement de la croissance, elles devront probablement travailler plus dur pour conserver leur profitabilité.

Sélection des actions dans les BRICS

Matthew Vaight opte pour une sélection des actions bottom-up à contre-courant, orientée sur la valeur. Cela lui permet de découvrir des placements potentiels dans les secteurs qui sont restés à la traîne ou qui ont été ignorés. Il considère qu'à l'heure actuelle bon nombre de sociétés sous-estimées se trouvent dans les secteurs cycliques ayant perdu les faveurs des investisseurs. Il estime par exemple que les valorisations de l'exploitant de minerai de fer Vale et du producteur de pétrole et de gaz Petrobras au Brésil sont contraires à leurs potentiels à long terme. Selon lui, les investisseurs sous-estiment également les perspectives de Barloworld, une société sud-africaine qui distribue du matériel Caterpillar, et de Lukoil, une compagnie pétrolière russe.

« Les BRICS étaient des marchés à la mode au cours de la dernière décennie, mais ils ont récemment perdu la confiance des investisseurs. Ce sont dans ces sociétés que les opportunités les plus intéressantes apparaissent aujourd'hui et sur lesquelles nous concentrons nos efforts », insiste Matthew Vaight. Il déclare par ailleurs que « le défi que posent des pays tels que la Chine et la Russie, et dans une moindre mesure le Brésil et l'Inde, consiste à découvrir les sociétés bien gérées qui génèrent une valeur pour tous leurs actionnaires ». Pourtant, ces sociétés existent bien. Au cours des derniers mois, Matthew Vaight a renforcé sa participation dans Axis Bank en Inde et dans Standard Bank en Afrique du Sud, deux groupes financiers qu'il juge bien gérés et qui ont largement les capacités de produire des rendements plus élevés à l'avenir.

Matthew Vaight - gérant de M&G Global Emerging Markets Fund

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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