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Bourse : ne pas désespérer de l'Europe [1/2]

14/03/2019 - 16:59 - Sicavonline - Vincent Bezault (mis à jour le : 22/03/2019 - 15:16)



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Bourse : ne pas désespérer de l'Europe [1/2]

Une interview de François-Xavier Chauchat, économiste chez Dorval AM, en deux parties. Retrouvez la première partie ci-dessous.

François-Xavier Chauchat, on assiste depuis le début d'année à un superbe rebond des bourses de par le monde. Les principaux indices Actions affichent des gains d'une dizaine de pourcents, ce qui généralement équivaut à une année entière de performance. Après une telle remontée, beaucoup d'investisseurs ont le sentiment d'être entre deux eaux et ne savent pas s'il faut grimper dans le train en marche ou patienter jusqu'au reflux. Que nous disent les valorisations des marchés ? Nous éclairent-elles ?

Les valorisations nous disent précisément qu'on est entre deux eaux. La valorisation d'une action typique dans le monde avoisine aujourd'hui les 14 ou 15 de PE. On est donc très proche de la moyenne historique mondiale. La valorisation des marchés ne nous aide donc pas. Il faut par conséquent trouver autre chose. Il est nécessaire de repérer ce qui va déclencher chez les investisseurs un appétit pour certains secteurs de la cote ou non et cet appétit va dépendre de ce qu'on appelle en mathématiques la dérivée seconde, c'est-à-dire les changements de vitesse. Quels sont les candidats (Europe, Etats-Unis ou Asie) à des changements de vitesse positifs dans le monde ? En ce qui concerne les marchés boursiers américains, on note qu'ils sont déjà au top. Leur valorisation est très chère. S'il doit y avoir une évolution significative de l'économie américaine dans les mois ou les années qui viennent, ce serait plutôt la baisse, donc Wall Street n'est pas un candidat ; l'Asie l'est davantage parce que l'on a une relance chinoise ainsi que l'espoir d'un accord entre Donald Trump et Xi Jinping, et puis il y a l'Europe, l'Europe qui économiquement déçoit énormément depuis un an puisqu'on est passé d'une croissance économique de 2,5 % environ au début de l'année dernière à une croissance aujourd'hui d'à peine 1 %, ce qui s'avère très problématique.

Parce qu'avec une progression du PIB de seulement 1 %, on a une croissance nettement sous son potentiel…

La croissance potentielle estimée par la commission européenne ou la BCE se situe autour de 1,5 %. Le fait que la zone euro soit sous sa croissance potentielle pour la première fois depuis des années implique que, si elle y reste, des pressions déflationnistes reviendraient dans le système, et ça, c'est quelque chose que la BCE, la banque centrale européenne, redoute par-dessus tout parce ce qu'elle conserve l'objectif de renormaliser son taux d'inflation qui s'établit aujourd'hui autour de 1 %. Il faudrait que ce dernier approche de 2 %. Dans le contexte économique actuel, c'est rigoureusement impossible.

Voyez-vous des signes encourageants en zone euro alors que la déprime est plutôt en train de s'installer…

C'est cela qui est intéressant et la raison pour laquelle, peut-être, la zone euro constitue l'un des meilleurs candidats à ce fameux changement de dérivés secondes, c'est à dire une situation où le cycle mais aussi la politique passe de l'angoisse du ralentissement à un rebond, à un allègement des angoisses.

Qu'est-ce qui motive chez vous cet optimisme mesuré alors que l'on a une industrie européenne qui est clairement en récession avec une Allemagne qui souffre énormément ?  En France la situation n'est pas non plus terrible du côté de d'industrie. Nous avons en outre un certain nombre de risques politiques qui ne sont toujours pas évacués avec le Brexit et l'Italie, qui est actuellement le malade de la zone euro.  

Les défis sont en effet considérables. C'est pour cela que ce point mérite quand même d'être bien analysé. Beaucoup d'analystes, d'investisseurs et d'économistes sont assez noirs au sujet de la zone euro. Ils pensent que structurellement elle ne peut pas vivre avec cette croissance-là et ils nourrissent des doutes quant à la capacité de la croissance à revenir. Un certain nombre de choses motivent mon scénario plus constructif : tout d'abord, la zone euro a énormément changé fondamentalement, ses ressorts cycliques ont en particulier beaucoup évolué, une évolution qui est perceptible même en Italie ; des facteurs plus conjoncturels à propos desquels tout le monde est à peu près d'accord fondent également mon opinion. D'abord, une partie des chiffres un peu catastrophiques de la zone euro depuis six mois sont quand même imputables à des facteurs temporaires. Vous avez ainsi les gilets jaunes en France. On a vu dans la consommation récente ou l'indice des services une amélioration. L'effet gilet jaune est en train de s'estomper. En Allemagne, du fait de la nouvelle réglementation de l'automobile, s'est produit un écroulement de la production et des ventes d'automobiles, mais ce phénomène est temporaire, et quoique la reprise soit plus graduelle que prévu, l'ajustement a eu lieu, le pire est derrière nous. Par conséquent, du mieux est au-devant de nous. La dérivée seconde va être très positive, et puis il y a la question italienne. C'est là où effectivement il y a beaucoup de choses à dire parce que la plupart des gens me semblent beaucoup trop noirs au sujet de l'Italie. 

Propos recueillis et édités par VB.

Le second volet de cet entretien ici

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