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Les avancées du sommet de Bruxelles

22/07/2011 - 14:51 - Sicavonline



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Les avancées du sommet de Bruxelles

Les résultats du sommet de Bruxelles, qui réunissait hier les dirigeants européens, sont encourageants. Le communiqué de presse est tombé dans la soirée, et a suscité une réaction enthousiaste sur les marchés : une aide de 109 milliards d'euros, une flexibilité accrue de l'EFSF, et un rachat partiel de la dette grecque. Pourtant, si les avancées sont significatives et évitent à court terme une crise de grande ampleur, il s'agit de rester vigilant quant à l'application des mesures annoncées, selon les économistes et les stratégistes. Car certains points restent flous.

Les dirigeants européens ont pris le risque de contagion très au sérieux, en allant au-delà d'un simple remède à l'hémorragie grecque.

Une aide conséquente

Bruno Cavalier, chef économiste d'Oddo Securities salue « l'assouplissement des conditions d'assistance aux pays sous respiration artificielle, que sont la Grèce, l'Irlande et le Portugal.
Les taux de prêts vont être réduits pratiquement au niveau du coût de financement -de l'EFSF et leurs maturités vont être allongées de 7.5 ans aujourd'hui jusqu'à 15-30 ans. »


Les experts de CM-CIC, quant à eux, rappellent que « la première urgence des Européens était d'offrir une solution à la Grèce pour lui donner le temps nécessaire à la mise en place de réformes structurelles de son économie. Ce point est réalisé avec une contribution à la fois du secteur public (109 MM¿ apportés par le FESF et le FMI) et du secteur privé (50 MM¿ sur la période 2011-14 et 106 MM¿ entre 2011-2019. »
Deux mesures qui donnent aux pays en difficulté un regain d'espoir quant à la possibilité de rembourser leur dette souveraine, qui demeure colossale.

L'EFSF : un outil en mutation

Mais le progrès le plus prometteur est le fait que « le FESF et son successeur le MES voient leurs moyens d'action considérablement augmentés, »selon les spécialistes d'Aurel Bgc. « Afin de lutter contre le risque de contagion, ils pourront intervenir sur la base d'un programme de précaution. Cette mesure rapproche ces mécanismes européens d'un « mini-FMI »,» signalent-ils. De plus, « ils pourront aussi fournir des prêts aux gouvernements qui doivent recapitaliser leur système financier, y compris aux pays qui ne font pas l'objet d'un programme d'aide. Enfin, en cas de situation exceptionnelle (expressément décrite comme telle par la BCE), ils pourront intervenir sur le marché secondaire des dettes d'Etat. »

Pour Aurel Bgc, il s'agit là d'« avancées indéniables dans le soutien politique au fonctionnement de la zone euro. » La possibilité pour l'EFSF d'agir sur le marché secondaire « constitue les prémices d'un financement communautaire des politiques budgétaires. » Cependant, « les prochaines étapes seront plus difficiles à franchir, à la fois d'un point de vue politique (notamment en Allemagne) et institutionnel, aller plus loin nécessitant de modifier le traité de Lisbonne...»
On peut également ajouter que, pour entrer en vigueur, ces mesures devront être ratifiées par les différents pays, ce qui va prendre un certain temps.

Et sur le long terme ?

Malgré tout, en se projetant à plus long terme, les économistes relèvent des faiblesse dans les mesures présentées, la principale reposant, pour Aurel Bgc, sur « une « prévention de la contagion » essentiellement basée sur le fait que la situation de la Grèce est unique et que tous les Etats de la zone euro s'engagent à respecter leurs obligations financières et leurs programmes de réductions des déficits et de réformes structurelles. » Ainsi, les risques de contagion ne sont pas endigués de manière définitive.
Bruno Cavalier, chef économiste d'Oddo Securities, va même plus loin : « Quand on aura plus de détails sur les montants des opérations de rachat et d'échange de dette, on pourra réévaluer les conditions de solvabilité de l'Etat grec. A première vue, celle-ci n'est toujours pas assurée. »

Enfin, il attire l'attention sur un dernier point :« il y a dans l'ensemble du communiqué une ambigüité sur ce que recouvre le terme « secteur financier, » ambigüité qui vient s'ajouter à une inconnue concernant les modalités de la participation du secteur privé.

Le communiqué du Sommet de Bruxelles

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