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Crise de la dette en zone euro : « il faut gérer l'urgence »

02/02/2011 - 10:59 - Sicavonline



Pour Etienne Pourny, Président de Stelphia AM, l'heure n'est pas à la morale en zone euro. S'il reconnait que la crise de la dette souveraine implique une plus grande rigueur de la part des Etats membres, il considère que l'urgence consiste à trouver une réponse collective et massive aux déséquilibres. Etienne Pourny met en avant plusieurs modalités possibles, telles que l'augmentation des moyens du fonds européen de stabilité financière et la création d'euro-obligations. Il estime également que la Banque Centrale Européenne devrait accroître considérablement ses achats de dette publique.

Etienne Pourny, Président de Stelphia AM, considère que la priorité de la zone euro n'est pas de rappeler à l'ordre les Etats qui ont laissé leurs finances déraper. Selon lui, l'implication des Etats-Unis, de la Chine et du Japon dans la résolution de la crise de la dette souveraine démontre que cette dernière « concerne le monde entier ». Dans ce contexte, il pense que l'urgence pour les Etats ayant adopté l'euro consiste à trouver une solution collective et d'envergure aux difficultés financières qui frappent certains pays membres.

L'Europe doit employer les grands moyens

« Imaginez un accidenté de la route à qui les secouristes viendraient rappeler les principes du code de la route avant de lui prodiguer les soins de premier secours. La situation de la zone euro est un peu similaire », estime Etienne Pourny. « Avant de mettre les pays de la zone euro devant leurs responsabilités (maîtrise des déficits publics), il faut que l'Europe comprenne collectivement qu'elle doit employer les grands moyens pour ramener les spreads de crédit à des niveaux plus normaux.» « Dès le printemps dernier, Tim Geithner est venu rendre visite à Angela Merkel pour accélérer la recherche d'une solution au problème de la dette souveraine au sein de la zone euro », poursuit le Président de Stelphia AM. « On a vu également les autorités chinoises afficher leur soutien par des achats d'obligations ou des initiatives économiques à la Grèce et au Portugal. Les Japonais enfin ont indiqué leur intérêt pour les émissions des nouvelles entités européennes. Pour autant, les autorités européennes, parfois préoccupées par des échéances électorales, ont tardé à prendre des initiatives suffisamment fortes. Il se trouve heureusement, même en Allemagne, des voix qui s'expriment pour signaler le caractère indispensable d'une action décisive. » « Pourtant, des solutions raisonnables existent : augmentation des moyens du fonds européen de stabilité financière ou de son successeur (EFSM) et création ultérieure d'une agence européenne de la dette susceptible de prendre en charge collectivement jusqu'à 80 % du financement des Etats membres de la zone euro (via des euro-obligations), laissant la gestion directe des 20 % restants aux Etats. Ces solutions ne dispensent pas d'un meilleur contrôle des finances publiques de chaque Etat. Mais ces efforts ne peuvent être réalisés du jour au lendemain. En attendant, il faut gérer l'urgence. »

La BCE doit augmenter ses achats de dette publique

« Gérer l'urgence, cela signifie également que la Banque centrale européenne achète des titres de dette publique dans des proportions bien plus significatives qu'elle ne l'a fait jusqu'ici (nous raisonnons ici en centaines de milliards d'euros) », précise le patron de Stelphia AM. « Car les achats de la BCE réalisés à ce jour n'ont eu aucun effet sur les spreads de taux. Si la BCE était intervenue sur des montants comparables à ceux de la Banque d'Angleterre elle aurait acheté 1.300 milliards d'euros, ce qui représente davantage que la dette cumulée de l'Espagne, de l'Irlande, du Portugal et de la Grèce. » « La contrepartie d'une telle action consisterait à mener une vraie réflexion sur la gouvernance économique de l'Europe, sur le suivi des budgets de chaque Etat et sur les niveaux raisonnables de dette pour chaque Etat. Cette action en deux temps permettrait de retrouver une échelle de risque qui se situe dans l'ordre de grandeur que l'on connaissait avant le début de la crise. »

Une implosion de la zone euro pourrait coûter une baisse de 5 % à 9% du PIB des Etats membres

Selon Etienne Pourny, « rester au milieu du gué pourrait à terme s'avérer très coûteux pour l'économie mondiale. Dans une récente étude, les économistes d'ING ont estimé qu'une implosion de la zone euro pourrait se traduire par une chute de 5 % à 9 % du PIB des pays membres et par un effondrement des prix des actifs. Le rendement du Bund chuterait sous 1 % tandis que celui des obligations des pays périphériques s'envolerait entre 7 % et 12 %. » « On voit bien, comme l'expliquait le directeur général du FMI, que l'intérêt de l'Europe n'est pas dans la recherche de « solutions individuelles », mais bien plutôt d'une solution collective. »

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