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PERP : un bon outil pour préparer sa retraite tout en réduisant ses impôts

13/03/2013 - 17:31 - Sicavonline (mis à jour le : 04/02/2014 - 11:45)



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PERP : un bon outil pour préparer sa retraite tout en réduisant ses impôts

Le PERP, un mal-aimé qui pourrait bien ne pas le rester. Après 10 ans d'existence, le plan d'épargne retraite populaire (PERP) n'a pas su trouver sa place au sein des patrimoines des épargnants. Pourtant, cet instrument dédié à la préparation de la retraite offre de nombreux avantages fiscaux. En ces temps de matraquage des contribuables, le PERP constitue un bon plan fiscal à redécouvrir impérativement.

Quel placement peut se targuer d'être à la fois un bon produit d'épargne-retraite, accessible à tous mais aussi un puissant instrument de défiscalisation ?

La réponse tient en quatre lettres : PERP. Le plan d'épargne retraire populaire (PERP) est comme son nom le laisse entendre un placement par lequel vous vous constituez un complément de retraite, assorti d'avantages fiscaux, d'autant plus précieux qu'ils se raréfient par les temps qui courent. Car à moins de vivre isolé du monde sur un atoll perdu, il n'est de secret pour personne que la pression fiscale ne se relâchera ni en 2013 ni en 2014.

Alors que pour certains la note risque littéralement d'exploser, les allégements d'impôt se font de plus en plus rares et les réductions d'impôt sur le revenu ne peuvent en principe excéder 10.000 euros par an et foyer fiscal...

Le PERP, un outil pour réduire ses impôts immédiatement...

... A moins d'avoir un PERP : ce placement destiné à compléter ses revenus à l'âge de la retraite offre une réduction d'impôt immédiate qui n'est en outre pas limitée par le plafonnement global des avantages fiscaux, fixé dès cette année à 10.000 euros. Ce qui dans l'environnement fiscal actuel s'apparente à une bénédiction.

Alimenter un PERP, de façon régulière ou au gré de ses rentrées d'argent, revient à s'octroyer le droit de soustraire de ses revenus imposables les sommes versées. Dans le détail, le PERP offre une réduction d'impôt sur le revenu qui varie en fonction du taux marginal d'imposition du souscripteur et bien évidemment des versements qu'il effectue. Plus l'épargnant est imposé, plus l'économie d'impôt sera significative. Un versement de 10.000 euros sur un PERP permettra de réduire son impôt sur le revenu de 4.100 euros si son détenteur est imposé à la tranche marginale d'imposition de 41 % contre seulement 1.400 euros pour un contribuable soumis à la tranche de 14 %.

...et avantageusement

Bien sûr si le fisc sait se montrer généreux, sa générosité n'est toutefois pas infinie. Les versements effectués sur un PERP ne sont déductibles que dans une certaine limite.

Pour être déductibles des revenus, les sommes versées sur un PERP en 2013 ne doivent pas dépasser 10 % des revenus professionnels nets de 2012, qui eux-mêmes de doivent pas excéder 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale de 2013, soit une déduction maximale de 29.625 euros. Dans l'hypothèse où le titulaire du PERP dispose de revenus inférieurs au plafond annuel de la Sécurité sociale, sa limite de cotisation déductible est égale à 10 % de ce plafond, soit 3.703 euros en 2013.

Attention, ce plafond de déduction doit, le cas échéant, être diminué de certaines cotisations déduites, l'année précédente, des revenus professionnels du souscripteur (sommes versées par l'employeur sur un PERCO, une partie des cotisations Madelin, ou encore celles versées à un régime obligatoire de retraite supplémentaire...).

Si le plafond ainsi déterminé n'est pas utilisé ou si les versements effectués au cours d'une année sont inférieurs, la fraction non utilisée peut être reportée sur les trois années suivantes. Par exemple, si les plafonds de 2009, 2010 et 2011 n'ont pas été consommés ou l'ont été partiellement, ils viendront s'ajouter à celui de 2012.

Pour connaître le plafond disponible y compris les reports non utilisés au cours des trois années précédentes, les contribuables peuvent se référer à la page 3 de leur avis d'imposition.
Si malgré toutes ces précautions, les cotisations versées sur un PERP excèdent la part déductible, le titulaire du PERP marié ou pacsé pourra imputer le solde de ses versements sur le plafond de déduction de son conjoint, à condition bien entendu qu'il ne l'ait pas intégralement employé.

Le PERP non soumis à l'ISF

Cerise sur le gâteau, à cette confortable et immédiate réduction d'impôt sur le revenu s'ajoute une exonération d'ISF. La valeur du PERP n'étant pas rachetable, ce qui implique que les sommes placées sur un PERP ne peuvent restituées sur simple demande de l'épargnant durant la phase de constitution de l'épargne - sauf événements exceptionnels tels qu'invalidité sévère, liquidation judiciaire, expiration des cotisations chômage ou encore surendettement -, elle ne rentre pas dans la base imposable de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Le PERP, un outil accessible à tous

Si le PERP peut s'avérer un puissant antidépresseur pour des contribuables en détresse, il reste avant tout un outil permettant à tout un chacun de compléter sa pension de retraite obligatoire, et ce quel que soit son âge dès lors que l'on a 18 ans minimum et maximum 70 ans, cette dernière limite dépend de l'assureur et peut donc varier quelque peu.

Contrairement aux contrats d'épargne-retraite Madelin, réservés aux indépendants, l'épargnant n'est pas obligé de verser chaque année une somme minimale sur son plan d'épargne retraite. De plus, le cadre du PERP n'impose aucune durée d'épargne et le plan peut même être ouvert au cours des toutes dernières années précédant la retraite.

Chaque gestionnaire de PERP peut toutefois définir des modalités de cotisations différentes. Néanmoins, les gestionnaires de PERP permettent tous de choisir entre des versements libres ou programmés, même modestes. Le détenteur du PERP a toujours le droit de changer d'avis et de passer d'une formule à l'autre, de suspendre ses cotisations ou au contraire d'effectuer des versements exceptionnels.

Le PERP, une rente versée à vie

A cette grande souplesse se greffe une contrainte : l'épargnant ne peut récupérer les sommes placées avant l'âge de la retraite. La raison en est simple. Il s'agit d'éviter que les sommes placées soient utilisées à d'autres fins que la constitution d'une retraite, bref que le PERP ne soit finalement qu'un simple substitut aux contrats d'assurance-vie. L'épargne investie ne sera en principe débloquée, obligatoirement sous forme de rente viagère, qu'à l'âge normal du départ à la retraite de l'épargnant, soit actuellement 62 ans.

L'indisponibilité des sommes versées sur un PERP n'est pas le seul frein à sa souscription. Le déblocage de l'épargne constituée sous de forme de rente viagère est également de nature à refroidir certains épargnants. Pourtant, il constitue l'assurance pour le titulaire du PERP de toucher un revenu régulier et garanti complétant sa pension de retraite.

Afin d'éviter que l'épargne accumulée sur un PERP n'aille remplir les poches de leur assureur plutôt que celles de leurs proches à leur décès, les plus inquiets des épargnants peuvent, pour réduire ce risque, opter pour une réversion de la rente viagère au conjoint survivant ou à tout autre bénéficiaire expressément désigné dans le plan ou sous forme de rente éducation pour ses enfants mineurs.

De surcroît, conscient que le versement sous forme de rente peut constituer un frein à l'ouverture d'un PERP, le législateur autorise désormais à sortir 20 % de la valeur du plan sous forme de capital. Le reste est obligatoirement liquidé sous forme de rente, sauf si le jeune retraité souhaite acquérir sa résidence principale. Dans ce cas, la possibilité de sortir en capital de son PERP est assortie d'une condition : ne pas avoir été propriétaire de son logement pendant les deux ans précédant la retraite.

Le PERP est-il un bon placement ?

La présence d'avantages fiscaux et les modalités de fonctionnement du PERP ne doivent cependant pas aveugler l'épargnant et lui faire oublier l'une des questions essentielles à se poser avant de souscrire un plan d'épargne retraite : le PERP est-il un bon placement ?

Très similaire à un contrat d'assurance-vie multisupports, le PERP procure à l'épargnant une souplesse de gestion peu commune, en s'adaptant aux besoins du plus grand nombre.
Avant de souscrire, l'épargnant doit toutefois vérifier plusieurs points. Tout d'abord, s'assurer de la qualité du fonds en euros proposé.

L'examen des rendements passés est incontournable. Mais il est aussi insuffisant. Avant de souscrire tel ou tel PERP, mieux vaut également sonder la réputation de l'assureur choisi par l'association qui gère le PERP. En effet chaque PERP est géré dans un cadre associatif. Et c'est un avantage indiscutable « cela assure à l'épargnant plus de transparence, le reversement de l'ensemble des bénéfices et l'égalité de traitement entre anciens et nouveaux adhérents. » souligne Jean-Paul Jacamon, président de l'association Gaipare à la tête du PERP Gaipare Zen.
Avant de souscrire, l'épargnant se doit impérativement d'examiner la variété des fonds offerts ainsi que leur qualité. Jean-Paul Jacamon conseille de privilégier « les PERP proposant une offre large et des fonds (OPCVM, SICAV...) réputés. » Une suggestion frappée au coin du bon sens. Il est toujours préférable d'avoir le choix le plus étendu.

Mais tous les épargnants ne sont pas experts en matière de sélection des fonds et d'allocation d'actifs. Par conséquent, les gestionnaires de PERP offrent différentes options de gestion afin que vous puissiez déléguer cette responsabilité à des professionnels. Avec la gestion pilotée ou encore progressive, l'adhérent est pris par la main et son épargne est répartie entre les différents supports. Pour éviter les mauvaises surprises, une option permet de sécuriser progressivement son épargne sur le fonds en euros au fur et à mesure qu'approche la retraite.

Pour les plus avertis, existe la gestion libre au travers de laquelle le détenteur du PERP mène sa barque en toute autonomie et procède lui-même aux arbitrages au sein de son portefeuille.

A qui s'adresse le PERP ?

Durant la phase d'épargne, le PERP propose un avantage fiscal indéniable. Celui-ci s'éteint le jour où le titulaire fait valoir ses droits à la retraite au moment du versement des rentes, car ces dernières sont imposées à l'impôt sur le revenu au même titre que les autres pensions de retraite.

Le PERP s'adresse donc principalement à ceux, qui fortement imposés pendant leur vie professionnelle, anticipent une baisse de leur taux d'imposition, soit une baisse de leurs revenus, lorsqu'ils cesseront de travailler.

PEA, contrats d'assurance-vie : d'autres placements pour la retraite

Si tel n'est pas le cas, l'assurance-vie ou encore le PEA peuvent constituer d'excellentes solutions d'épargne-retraite alternatives. Ces deux produits offrent une enveloppe fiscale intéressante et une possibilité de sortie en rente viagère à la fiscalité allégée. PERP, Retraite-Madelin (réservée aux indépendants) assurance-vie et PEA constituent donc un éventail de placements à considérer dans le cadre de la préparation à la retraite.

Epargne-retraite : les bonnes questions à se poser

Pour ne pas se tromper chaque épargnant doit définir ses priorités et se poser les bonnes questions : la liquidité de mon placement m'importe-t-elle avant tout ? La possibilité de choisir mes modalités de sortie (rente ou capital) est-elle à mes yeux essentielle ? Quelle est ma résistance psychologique et financière face aux risques ? La transmission à mes proches constitue-t-elle un de mes objectifs prioritaires ?... Autant de questions, répétons-le, incontournables pour éviter les mauvaises surprises et choisir au mieux vos placements.

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