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Quelles répercussions économiques de la catastrophe Japonaise ? L'édito de Cyril Lureau

17/03/2011 - 18:22 - Sicavonline - Cyril Lureau



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Quelles répercussions économiques de la catastrophe Japonaise ? L'édito de Cyril Lureau

Face au drame humain et environnemental que constituent les terribles événements que vit le Japon, parler de finances et d'économie peut paraître secondaire sinon dérisoire. En un certain sens, c'est bien le cas, car l'urgence est ailleurs. Toutefois, si l'émotion doit primer, feindre que l'incroyable enchainement de catastrophes qui vient d'ébranler l'archipel nippon n'aura pas au plan économique et financier de conséquences majeures ne nous protégera pas de répercussions qui se donnent déjà à voir. Mieux vaut donc tenter de garder les yeux ouverts et d'analyser les faits et leurs incidences.

Un choc exogène

Les chocs exogènes comme celui qui frappe le Japon ont, en général, du point de vue économique et financier, plusieurs caractéristiques communes:

- Une destruction de valeur immédiate (usines, infrastructures, ...), dont le coût est partagé entre les acteurs directement exposés et les assureurs, publics ou privés.

- Un effet dépressif sur l'économie: le tissu industriel mondial est très imbriqué, de nombreux produits sont partiellement fabriqués ou assemblés au Japon, leur production sera temporairement affectée.

- Un effet psychologique: les investisseurs ayant horreur des pertes, la baisse des marchés entraîne la baisse.

Puis vient le temps de la reconstruction: l'investissement permet à l'économie de combler une partie du décrochage d'activité subi lors de la catastrophe, au prix d'une baisse de l'épargne privée et de déficits publics accrus.

Les chiffres

Les coûts directs sont impossibles à évaluer à l'heure actuelle, notamment tant que la situation à la centrale de Fukushima n'est pas sous contrôle. Les économistes de Goldman Sachs, qui ont fourni une des estimations les plus pessimistes, les ont chiffrés à environ 200 milliards de dollars.

Ces coûts sont à rapporter à la taille de l'économie japonaise: les 200 milliards de dollars calculés par Goldman Sachs représentent environ 4% du PIB japonais, 2% de la dette de l'Etat et moins de 1% de la richesse nationale. La destruction de richesse est négligeable, comparée à la taille de l'économie japonaise et à la richesse nationale. Le Japon a donc largement les moyens de financer la reconstruction

Il est aussi nécessaire de ramener ces coûts directs à la perte de valeurs des actifs financiers suite aux récents événements : la seule baisse du marché japonais a détruit plus de 600 milliards de dollars de valeur. Si l'on y ajoute la perte de valeur engendrée par la baisse des marchés d'actions mondiaux, la destruction de valeur financière dépasse probablement dix fois les coûts directs de la catastrophe. De ce point de vue, les marchés ont probablement largement sur-réagi.

Les risques

Les risques directs se résument aujourd'hui ainsi : que l'inimaginable survienne, que la situation échappe à tout contrôle et que les coûts humains économiques et financiers dépassent les pires prévisions. Cependant, même en retenant ce scénario extrême, le Japon a les moyens de financer sa reconstruction, et les agents économiques mondiaux sont en capacité de réagir et de s'adapter.
Il existe aussi un risque indirect, à plus long terme: que l'énergie nucléaire soit, sous la pression des populations, abandonnée. Il n'existe pas, à court terme, d'alternative crédible -substituer des énergies renouvelables au nucléaire réclamerait de l'avis même de ceux qui défendent cette solution au moins deux décennies. Le renchérissement du coût de l'énergie qu'induirait une remise en cause brutale de la production électrique « nucléaire » serait, à l'évidence, extrêmement couteux pour l'économie mondiale.

Des conséquences positives ?

Aborder ce sujet peut sembler cynique. Chaque catastrophe a cependant ses corollaires positifs. Nous pouvons en imaginer deux :

- Une opportunité pour le gouvernement japonais, dans le cadre d'un grand effort de solidarité nationale, de mettre en œuvre les réformes, notamment fiscales, dont le pays a tant besoin depuis vingt ans.

- L'interruption du cycle de hausse des taux: très engagé parmi les pays émergents et promis par la banque centrale européenne dès le mois d'avril, le resserrement monétaire constituait une menace pour l'économie mondiale. Il est très probable que ce cycle de hausse sera, au moins momentanément, interrompu. Le stimulus économique et financier global pourrait alors être bien supérieur à la perte financière directe provoquée par la catastrophe.

Cyril Lureau, PDG de Sicavonline

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© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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