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Inde : une correction excessive des marchés actions

01/03/2011 - 19:05 - Sicavonline



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Inde : une correction excessive des marchés actions

Mosquée Haji Ali, Mumbai (Bombay)

Sanjiv Duggal, gérant du fonds HSBC GIF Indian Equity, estime que la correction récente des marchés actions indiens, due à une réallocation de l'épargne vers les marchés développés et à plusieurs scandales internes, a été excessive et ne remet pas en cause le potentiel du marché indien. L'économie indienne, qui peut s'appuyer à la fois sur la demande interne et sur les exportations, devrait, selon le gérant de HSBC Global AM, croître de 7,5 % à 8 % en 2011. Partant, la correction, qui a rendu les actions indiennes plus abordables, lui semble être une bonne occasion d'investir en Inde.

« Le marché indien a connu une certaine faiblesse au cours des 2-3 derniers mois, chutant d'approximativement 20 % par rapport à son niveau le plus haut », note Sanjiv Duggal, gérant du fonds HSBC GIF Indian Equity chez HSBC Global Asset Management. Il rappelle toutefois que « cela fait suite à une hausse marquée d'environ 15 % sur les marchés indiens en septembre 2010. »

Une correction des marché actions indiens synonyme d'opportunités d'achat

Le gérant de HSBC Global Asset Management pense que « le moment est bien choisi pour acheter. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de [la] stratégie [du fonds HSBC GIF Indian Equity] : accorder un rôle central à l'Inde dans [ses] investissements et participations majeures lors des périodes de rebond, et renforcer [ses] expositions en période de reflux des marchés. »

Réallocation de l'épargne en direction des pays développés

« Cette chute des marchés s'explique par une combinaison de facteurs », poursuit le gérant. « L'un d'entre eux est que de nombreux investisseurs et responsables en stratégie estiment qu'il vaut mieux actuellement redéployer ses fonds des marchés émergents vers les marchés développés. Cet avis est motivé par le contexte actuel de reprise américaine dopée par le quantitative easing et par de nouvelles mesures fiscales. L'année dernière, l'Inde a accueilli une grande part des afflux de capitaux. En fait, elle a été l'un des marchés majeurs les plus performants en 2010 et cette performance était due, en partie, aux 29 milliards de dollars de flux de capitaux institutionnels qu'elle a attiré au cours de l'année. »

Des marchés perturbés par le climat politique interne

« Les autres facteurs sont liés à des questions internes à l'Inde, telles que le scandale des prêts et la polémique sur les prix de la vente de licences de télécommunications », explique l'expert du marché indien chez HSBC Global Asset Management. « Ces problèmes ont impacté l'optimisme des marchés, alimenté les débats politiques, paralysé le Parlement et ainsi freiné l'adoption de lois destinées à réformer et stimuler l'économie indienne. »

« Il est difficile de dire si cette baisse des marchés est terminée, mais encore une fois la récente vague de corrections constitue pour les investisseurs une opportunité d'investir ou de renforcer leurs participations », selon Sanjiv Duggal, qui estime que l'Inde restera l'un des marchés à forte croissance de la décennie.

Des actions indiennes plus abordables

« Sur les 5 dernières années, les valorisations indiennes avoisinaient un ratio PE (NDLR : price earning, ratio cours/bénéfice par action) anticipé à 12 mois de 17 en moyenne », remarque le gérant du fonds HSBC GIF Indian Equity. « Or, elles sont retombées récemment à un ratio bien plus abordable de 14 en moyenne. Cela représente un rétrécissement spectaculaire de l'écart de valorisation entre l'Inde et les autres marchés asiatiques ou émergents. La Corée du Sud est généralement la moins onéreuse des bourses asiatiques. Pourtant, l'Inde est actuellement moins chère que la Corée dans quatre des huit secteurs : la santé, les services aux collectivités, l'énergie et les matériaux. »

Croissance de 7,5 % à 8 % du PIB indien en 2011

En outre, Sanjiv Duggal anticipe « une croissance du PIB indien de 7,5 % à 8 % sur l'exercice 2011 (qui clôturera fin mars 2012). Le principal risque pour la croissance serait que l'inflation refuse de baisser, contraignant la banque centrale à un resserrement monétaire draconien.»

« Récemment, l'inflation indienne a été portée par la forte hausse des prix de l'alimentation, elle-même due à de mauvaises conditions météorologiques et à des problèmes d'approvisionnement. La hausse du pétrole devrait aussi renforcer l'inflation car l'Inde recourt aux importations pour satisfaire la plus grande partie de ses besoins en énergie. »

« Parmi les autres facteurs susceptibles d'affecter la croissance figure la corruption, qui pourrait jouer un rôle déterminant dans un sens comme dans l'autre », selon le spécialiste de l'Inde chez HSBC Global Asset Management. « Par exemple, le lancement d'une campagne majeure de lutte contre la corruption pourrait marquer un tournant et produire un impact positif sur le long terme. D'un autre côté, dans l'optique des marchés, la mise au jour de nouvelles affaires ou informations sur la corruption pourrait avoir un impact négatif sur la confiance des investisseurs à court ou moyen terme. »

Un marché « diversifié et équilibré

Le gérant de HSBC Global Asset Management note par ailleurs que «l'Inde est le deuxième marché le plus ouvert sur l'exportation en Asie, après Taiwan, en termes de recettes - en dollars. Les exportations indiennes se sont accélérées après le deuxième quantitative easing aux États-Unis alors que celles des autres économies asiatiques se sont considérablement ralenties. Le marché indien est bien plus sensible aux exportations, avec 57 % de ses recettes provenant des exportations dans les secteurs libellés en dollars. La croissance des exportations indiennes est ainsi passée de 18 % au troisième trimestre 2010 à 28 % au quatrième trimestre. »

« De ce fait, l'Inde constitue un marché très diversifié et équilibré, réparti en parts à peu près égales entre les secteurs « internationaux » et les secteurs « nationaux ». On peut donc estimer que l'Inde est capable de prospérer aussi bien en période d'expansion qu'en période de repli de l'économie mondiale. »

Recentrage sur la consommation locale

Sanjiv Duggal a donc pu modifier sa stratégie, lors de la récente correction, « pour renforcer son exposition sur les secteurs « nationaux» en creux de cycle. Ces secteurs comprennent par exemple la consommation de base, la consommation cyclique, l'automobile et l'industrie. Ils ont enregistré récemment quelques chutes extrêmement fortes. Ainsi, le cours de United Spirits, important producteur de boissons alcoolisées en Inde, a littéralement perdu la moitié de sa valeur depuis son pic du mois d'août, en raison de la panique des marchés. Toutefois, il est parvenu il y a peu à regagner près de 16 % en une seule journée. »

Le gérant de HSBC Global Asset Management en conclut que « la correction des marchés semble avoir été excessive ». Il ajoute que le fonds HSBC GIF Indian Equity a « profité de cette opportunité pour acquérir en quantité des titres de qualité mais sous-évalués dans le domaine de la consommation. »

© Sicavonline. Les contenus (vidéos, articles) produits par Sicavonline font appel à des journalistes professionnels. Ils ne constituent pas des conseils en investissement ou des recommandations personnalisées. Le diffuseur n'a participé ni à l'élaboration de ce contenu ni à la sélection des valeurs/fonds mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés comporte un risque de perte en capital et aucune garantie de gain ne peut être octroyée.



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